Les 10 conclusions majeures du « Rapport d’évaluation comparative de la FIFA : football féminin »

Beaucoup a déjà été fait, il en reste encore plus à faire.

Voici une synthèse d’un rapporteur qui analyse le développement et la professionnalisation du foot féminin de haut niveau.

• 1.- Pour les championnats où au moins 80 % des clubs participants ont mis en place des structures pour le football féminin de jeunes, l’équipe nationale se situe en moyenne à la 13e place du Classement mondial féminin FIFA/Coca-Cola, contre la 28e pour les autres.

• 2.- Dans les championnats qui ont mis en place un système d’octroi de licences aux clubs ainsi que des mesures de contrôle financier, la proportion de clubs à l’équilibre ou enregistrant des bénéfices est plus importante (36 % contre 32 %) et les revenus des clubs sont en moyenne plus élevés (0,9 million de dollars contre 0,3 million / 0,73 M€ contre 0,24 M€).

• 3.- Dans 65 % des championnats ayant participé à l’enquête, les équipes dirigées par les entraîneurs les plus qualifiés ont obtenu de meilleurs résultats que les autres, soulignant l’importance de la formation et du développement des entraîneurs dans le football féminin.

• 4.- Les clubs qui ont accès à davantage d’installations de plus grande qualité dominent les autres clubs de leur championnat. La moitié des équipes qui ont rem‐ porté leur championnat lors des cinq dernières années étaient celles qui avaient un accès standard à davantage d’installations de meilleure qualité, contre seule‐ ment 23 % pour les autres clubs.

• 5.- La retransmission du football féminin sur les plateformes traditionnelles et numériques constitue une possibilité de croissance significative, les droits de diffu‐ sion représentant actuellement en moyenne 6 % des revenus des clubs et 18 % de ceux des championnats.

• 6.- Les équipes proposant des abonnements annuels enregistrent des fréquentations supérieures à la moyenne (1 400 contre 1 000) et génèrent plus de revenus (0,8 M$ contre 0,3 M$ / 0,65 M€ contre 0,24 M€).

• 7.- Les clubs ayant une stratégie écrite pour le football féminin ont tendance à générer des revenus plus élevés (0,6 M$ contre 0,3 M$ / 0,49 M€ contre 0,24 M$), à disposer d’un plus grand nombre d’installations pour leur équipe première, ainsi qu’à enregistrer de meilleures fréquentations (1 400 spectateurs contre 700).

• 8.- Les championnats qui négocient les droits de diffusion de manière exclusive génèrent, en moyenne, 0,7 M$ (0,57 M€) de revenus, contre seulement 0,1 M$ (81 700 €) pour les autres.

• 9.- Dans le cadre du sponsoring, 72 % des clubs ont indiqué négocier certains de leurs contrats en la matière uniquement pour leur équipe féminine. Ces clubs enregistrent en moyenne des revenus cumulés et de sponsoring plus élevés.

• 10.- Les clubs qui génèrent le plus de revenus (plus d’1 million de dollars / 817 000 €) en obtiennent plus de la moitié via le sponsoring, tandis que la proportion est de moins d’un tiers pour les autres.

FIFA (Fédération Internationale de Football Association), communiqué du 26/05/2021

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