LE CFA DES Métiers du football

L’Institut de Formation du Football (IFF), organisme de formation de la Fédération Française de Football, est depuis le mois de mars 2019 le Centre de Formation des Apprentis (CFA) des Métiers du Football

Les Instituts Régionaux de Formation (IR2F) deviennent Unité de Formation par apprentissage du CFA des métiers du Football et proposent le Brevet de Moniteur de Football (BMF) et le Brevet d’Entraineur de Football (BEF) par la voie de l’apprentissage. Ainsi, il est possible d’obtenir son diplôme en étant apprenti au sein de 12 UFA (Unité de Formation  d’Apprentis) en 2021/2022.

LES AVANTAGES

CADRE DE L’APPRENTISSAGE

Le maitre d’apprentissage a pour mission d’accompagner l’apprenti dans sa formation et de l’encadrer dans ses missions quotidiennes en assurant la cohérence de la formation entre les enseignements et les missions confiées en entreprise. Le président du club ou un salarié de l’entreprise d’accueil peut assurer le rôle de maitre d’apprentissage.

Le tuteur a pour mission d’accompagner pédagogiquement l’apprenti. Au quotidien, il évalue le parcours de l’apprenti et lui apporte des éléments de connaissances indispensables à la pratique et l’enseignement du football lors des mises en situation. Le tuteur dipose à minima du même niveau de qualification que l’apprenti et est affecté par le responsable pédagogique de la formation à l’apprenti.

LETTRE AUX EDUCATEURS AVRIL 2021 N°14

La FFF vous a proposé un webinaire sur la PERFORMANCE peut-être n’étiez vous pas disponibles pour le suivre , dans cette lette nous vous proposons de le retrouver. En cliquant sur le lien après chaque présentation vous aurez accès directement au webinaire.

Quatre experts ont partagé leurs expériences lors du deuxième Webinaire FFF de la performance, qui a réuni près de 1 000 participants. 

Franck BROCHERIE, la problématique de la chaleur

Jérémy CHERADAME data scientist à la FF Rugby

Benoît DELAVAL Préparateur Physique Leeds United

Laurent BESSIERE RC LENS Construire sa cellule de PERFORMANCE

Ouvert par Hubert Fournier, le Directeur technique national, animé par Christopher Carling, responsable de la Performance à la FFF, ce deuxième Webinaire de la Performance a réuni quatre experts sur quatre thématiques liées à la performance et à la préparation physique. Plus de 850 personnes ont assisté à cette session organisée par la FFF le 30 mars 2021.

 FOOTBALL ET CHALEUR, QUELS LEVIERS POUR PERFORMER ? 

L’Équipe de France Espoirs aux Jeux olympiques à Tokyo cet été, la prochaine Coupe du monde au Qatar pour les Bleus font partie des exemples parmi d’autres où la problématique de la chaleur peut altérer la performance. Franck Brocherie, chercheur à l’INSEP en physiologie appliquée au sport de haut niveau, a expliqué comment « le stress thermique impacte la performance en football, moins sur les sprints que sur les efforts répétés, intermittents et prolongés ». Mais des solutions existent : acclimatation par des séances spécifiques avant et après le départ et des « stratégies de refroidissement » (hydratation, échauffements adaptés…).

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 LE RÔLE DU DATA SCIENTIST 

Jérémy Chéradame, data scientist à la Fédération Française de Rugby, est revenu sur la fonction devenue essentielle aujourd’hui pour analyser le jeu, les performances de son équipe, des adversaires, les exigences physiques de chaque poste, la charge de travail des joueurs, la prévention des blessures…

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 LE PRÉPARATEUR PHYSIQUE EN CLUB PRO 

Benoît Delaval, préparateur physique dans le staff de Leeds United, a livré son expérience en Premier League anglaise. « L’une des principales différences tient à la mentalité et à la culture propres aux deux pays, avec des joueurs s’investissant de façons différentes », relève l’ancien préparateur physique du LOSC Lille. Ainsi, l’heure de programmation des matches l’après-midi ou le soir impose des contraintes différentes aux organismes lors de la préparation et de la récupération.

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 CONSTRUIRE UN DÉPARTEMENT PERFORMANCE 

« Seul, on peut aller vite, mais ensemble, on va plus loin ». Ce credo, Laurent Bessière l’a appliqué de 2012 à 2020 au Stade de Reims et depuis juin 2020 au RC Lens comme responsable de la performance. « Les staffs s’étoffent, l’objectif est de s’entourer de différents spécialistes pour faire gagner du temps aux décideurs, optimiser la performance en compétition, la gestion des blessés, accompagner les joueurs issus de la formation ou les futurs potentiels repérés… ».

Il s’agit de « construire un collectif autour d’une vision commune en s’appuyant sur des compétences diverses et l’expertise de chacun ».

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VERS UN DECONFINEMENT EN 4 ETAPES

Un confinement est instauré sur Paris et l’Île-de-France jusqu’au 2 mai inclus. Les déplacements hors du domicile sont autorisés en journée, sans limitation de durée, mais dans un rayon de 10km de chez soi jusqu’à cette date. Un calendrier établi par phases de 3 semaines en 3 semaines pour permettre l’évaluation des mesures avant de passer, si la situation le permet, à la phase suivante a été annoncé par le président de la République pour la suite.

Les étapes du déconfinementLe président de la République a annoncé ce jeudi 29 avril 2021 le calendrier du déconfinement. Dans les grandes lignes :
– Le 3 mai, fin des attestations et des restrictions de déplacement.
– Le 19 mai, couvre-feu repoussé à 21h et réouverture des commerces, des terrasses et des musées, salles de cinémas, théâtres avec des jauges limitées et des activités sportives dans les lieux couverts selon protocole.
– Le 9 juin, couvre-feu à 23h et ouverture des cafés, restaurants et salles de sport.
– Le 30 juin, fin du couvre-feu, assouplissement du télétravail.

Première étape à compter de ce lundi 3 mai 2021 : 

–  les collèges rouvrent avec une jauge réduite de moitié pour les classes de 4ème et de troisième.
– Pour les lycées, c’est également une réouverture en demi-jauge qui attend les élèves. 
– Comme annoncé par Jean Castex, la règle des 10km et l’attestation de déplacement dérogatoire devraient prendre fin, à l’instar de l’interdiction des déplacements inter-régionaux.

Déconfinement : fin de la règle des 10km et des restrictions de déplacements dès le 3 mai ?
Le premier ministre Jean Castex a confirmé ce jeudi 22 avril 2021 la levée de la règle des 10km à compter du 2 mai au soir, si la situation sanitaire le permet. Dès le 3 mai, les français devraient pouvoir abandonner l’attestation de déplacement, et circuler librement entre les régions. 

Deuxième étape dès le 19 mai 2021 :

– Le couvre-feu devrait être décalé une première fois à 21h
– Les commerces non-essentiels pourront rouvrir avec un protocole adapté.
– Il serait également question d’une réouverture des terrasses avec des tables pouvant accueillir jusqu’à 6 personnes
– Retour des lieux culturels : les musées, monuments, cinémas, théâtres, mais aussi les salles de spectacles à condition d’accueillir le public assis avec une jauge limitée à 800 personnes en intérieur et à 1000 en extérieur. La même jauge est prévue pour les spectateurs dans les établissements sportifs en plein air et couverts.
Les activités sportives devraient reprendre dans les lieux couverts et en plein air en respectant un protocole sanitaire tandis que les rassemblements de 10 personnes seront interdits (contre 6 auparavant).

Troisième étape à partir du 9 juin :

– Le couvre-feu sera à nouveau décalé à 23h. 
– Le télétravail devrait pouvoir être assoupli pour la première fois.
– Les cafés et restaurants pourraient être en mesure d’ouvrir leurs salles intérieures avec jauge et protocole sanitaire adaptés ainsi que des tables de six personnes maximum. 
– Les lieux de culture et établissements sportifs auront l’autorisation d’accueillir jusqu’à 5 000 personnes avec un pass sanitaire. Les salles de sports devraient pouvoir rouvrir avec jauges et protocoles adaptés et la pratique de sports de contact en plein air et sans contact en intérieur devrait être autorisée. 
– Les touristes étrangers pourront également venir en France grâce à un pass sanitaire. 

Enfin la quatrième étape, le 30 juin :
– Fin du couvre feu et des limitations de jauge dans les lieux accueillant du public (selon la situation sanitaire locale). 
– Il devrait également être possible d’accéder à un évènement de plus de 1000 personnes en extérieur comme en intérieur à condition d’avoir un pass sanitaire
– La limite des jauges s’adapte en fonction de la situation sanitaire du territoire
– Les discothèques restent fermées.



RENCONTRE AVEC Soufiane AIT JEBLI Educateur-Président de l’ACADEMIE CLUB ASNIERES

SOUFIANE AIT JEBLI

Merci d’avoir accepté de répondre aux questions de l’AEF92 pour dresser le portrait de l’éducateur que tu es.

QUI ES TU ?

Comment es-tu arrivé dans un club de Football ?

J’ai été longtemps inspiré par le manga Olive et Tom. 

A partir de ça J’ai décidé de jouer au football à l’âge de 12 ans au football club d’Asnieres, en tant que Gardien de but.

Quelle a été ta carrière de joueur ?

Une carrière au Niveau départemental. De -13 ans jusqu’à Senior.

Quel est ton parcours d’éducateur ?

Je suis devenu éducateur en 2008.  J’ai ensuite obtenu mon initiateur 1 et mon CFF2. J’ai encadré des équipes de U10 à U17. Ensuite, j’ai pu devenir salarié au club grâce au dispositif un Club un Emploi en 2013. A partir de là j’ai pris des fonctions plus importante (responsable école de foot, responsable préformation, Directeur technique). Durant cette période j’ai obtenu mon BPJEPS Sport Co et mon BMF. Tout ce parcours a été réalisé au FC Asnières.

En 2020, J’ai rejoint ACCS Futsal en tant que référent académique afin de développer la pratique du futsal chez les plus jeunes.

Tu as aussi un métier dans le domaine de la formation peux-tu nous en parler ?

Je suis actuellement Coordinateur du pole Parcours à EDUCATERRA (organisme de formation), je suis à la charge de différents dispositifs régionaux qui accompagnent les jeunes ou les moins jeunes sur une préformation qui va leur permettre de consolider leur projet professionnel dans les métiers du sport et de l’animation. Nous accompagnons notamment ces publics dans d’autres métiers mais toujours en utilisant le sport comme un levier d’insertion.

As-tu des personnes qui ont marqué ta formation d’éducateur de Football ?

Deux personnes ont réellement marqué ma formation d’éducateur de football, je veux parler de Jean Lima qui a été mon éducateur pendant 8 ans. Et enfin une rencontre sur les terrains, Serge Gnahore le fondateur de GD football qui m’a imprégné de sa pédagogie. Enfin, il y a eu les formations au district ou trois personnes m’ont longtemps accompagné, , Romuald Hamon, Florien Bechon et Fabien Roulier.

Quel est le meilleur souvenir dont tu peux nous faire part ?

Je parlerai plutôt de période, la génération 2002 (que j’ai accompagné durant toute leur préformation U13 à U15) où je ne garde que des souvenirs exceptionnelles (tournoi en Espagne, Championnat etc…)

Pour toi le bonheur au football c’est quoi ?

La cohésion et les différents liens qu’on peut créer avec son équipe

Une journée de travail réussi c’est quoi ?

Avoir fait le maximum pour atteindre ses objectifs

CREATION D’UN NOUVEAU CLUB ACADEMIE CLUB ASNIERES

Pourquoi parles-tu du football au service de l’éducation de l’enfant ?

Parce que les enfants ont besoin de divers piliers pour parfaire leur éducation, et chacun de ses piliers a son propre rôle : il y a les parents bien sûr, l’école, qui sont les deux fondamentaux. L’activité extra-scolaire, ici le sport, est le 3ème pilier. Mes années en tant qu’éducateur m’ont fait prendre conscience du rôle que nous avons auprès des jeunes. Nous devons profiter des moments que nous passons avec eux dans la semaine pour leur transmettre plus que du football. Et d’ailleurs c’est ça qui fera qu’ils seront ensuite meilleurs en foot, car ils auront plus de recul, ils auront une vision plus globale. 

Le concept de l’Académie c’est quoi ?

C’est une pédagogie. Une pédagogie d’apprentissage globale fondée sur l’autonomisation de l’enfant. L’idée c’est d’ouvrir leurs perspectives avec des méthodes innovantes, du football élargi (c.a.d toutes les formes de football), et un travail de responsabilisation de l’enfant. 

Au sein de la section loisir, nous intégrons un pôle foot Handicap, avec Cecifoot… Nous voulons en effet à la fois permettre aux enfants en situation de handicap d’accéder à la pratique du football, mais aussi favoriser les rencontres et les échanges. La pratique du cécifoot est par exemple très formatrice pour tous les enfants (équilibre, maitrise, concentration). 

Quels sont tes partenariats pour mener à bien ce beau projet ?

Tout ça est encore en cours, mais nous sommes très fiers de travailler avec L’institut Baguer (sourds et muets). Ils nous ont fait confiance dès la première heure et nous ont permis de faire avancer le projet. 

Nous voulons étendre notre stratégie de partenariat au tissu associatif asniérois. 

Comme je vous l’ai dit, la pédagogie ACA c’est l’ouverture. L’ouverture  passe par la découverte d’autres sports, en partenariat avec les associations sportives. Et ça passe aussi par la participation à des actions citoyennes, sociales et humanitaires. 

De nombreux partenaires nous accompagnent sur ce projet : ACCS FUTSAL, VAGABOND CREW, URBAN SOCCER, 

Les liens avec d’autres sports aussi ?

En effet, L’ACA est sensible au partage de pratique. Nous sommes convaincus que beaucoup de sport permettent le développement d’aptitudes motrices essentielles au football. Nous sommes actuellement en discussion avec le club de hockey sur gazon et le club de Tennis d’Asnières sur Seine.

Comment l’AEF 92 pourrait-il être aussi un partenaire ?

L’AEF peut apporter de la visibilité. Elle peut devenir un partenaire qui va notamment faciliter le sourcing des futurs adhérents de l’ACA.

Quelles initiatives avez-vous eu pendant les confinements. ?

Durant le troisième confinement, nous avons pu proposer une séance football en gymnase pour les jeunes en situation de handicap sensoriel de l’institut Baguer.

L’ENTRAINEMENT

Le FC ASNIERES  a été ton club Comment préparais-tu tes entraînements ?

Tout d’abord je profite de cette tribune pour remercier deux personnes qui m’ont accompagné au FC Asnières en la personne d’Alain Martinez et Djamel Guechi .

Lorsque j’ai été au Fc Asnières je suivais de façon assez stricte ma planification annuelle pour préparé mes séances.

Avez-vous du matériel spécifique aux pratiques proposées ?

A l’académie Club d’Asnières notre matériel pédagogique est très varié.

Nous proposons une initiation à la Sensei Ball outil très efficace pour l’apprentissage des bases techniques (3000 Ballons par Heure) ainsi que la motricité et la coordination collectif.

Vous retrouvez notamment à l’ACA des outils tel tchouk ball, Golf Foot, Futnet autant de matériel pédagogique utile pour stimuler nos joueurs au plaisir de jouer.

Dans le pôle handicap nous proposons du Cecifoot qui impose un équipement particulier.

Les joueurs « valides » sont-ils bien préparés à partager avec « les moins valides » ? Comment ?

C’est toute la démarche de l’ ACA , quelles sont les valeurs que nous aimerions véhiculé à nos enfants ? Doit-on les orienter vers une éducation individualiste ou plutôt collective. L’idée est notamment sur notre projet éducatif, de créer de l’inclusion et de la solidarité entre les deux publics. Et cela passera sur des échanges de pratique.

Comment choisis-tu tes jeunes éducateurs ?

J’estime qu’un jeune éducateur doit avoir une licence joueur (peu importe le niveau) et qu’il puisse avoir une expérience footballistique.

Comment vivez-vous les entraînements avec le « sans contact » ?

Avec un peu d’imagination tout est adaptable, une façon aussi d’insister un peu plus sur de la technique individuelle. La Sensei Ball est un outil très utile durant la période de confinement.

Quel est le procédé que tu préfères utiliser et Pourquoi ?

Situation car elle est un procédé réaliste à la phase de jeu et permet de répondre aux difficultés rencontrées lors d’un match.

Le travail des apprentissages techniques demande une réelle méthode pédagogique, quelle est ta méthode ?

Notre méthode pédagogique est basée sur la motivation. Nous estimons qu’elle est le premier sentiment à la progression d’un enfant. Cette motivation qui se renforce par le plaisir de jouer.

L’ACA veut combattre toutes les dérives que nous retrouvons dans le football, notamment de la compétition néfaste chez les plus jeunes.

Y a t il des âges avec lesquels tu préfères travailler ?

Les Pré-Ados 12-14 ans

Quelle est la part faite au public féminin ?

Nous favorisons la féminisation à l’ACA par une pratique mixte nous estimons que de 6 à 12 ans la mixité à des atouts positifs sur le développement des enfants. 

Comment le PEF trouve-t-il sa place dans votre projet de formation du jeune joueur ?

Le PEF a un rôle central dans notre projet, il s’insère totalement sur notre programmation annuelle. Sur le programme nous avons deux parrains (Samir Djabali journaliste sportif et Ayoub Marceau Comédien) qui contribue à l’évolution de nos projets éducatifs et culturels

Y a-t-il un projet spécial avec PARIS 2024, les jeux paralympiques ?

Actuellement nous sommes concentrés sur le projet ACA. Mais il est sûr que sur le moyen terme, l’ACA deviendra un des acteurs d’un projet spécifique autour des jeux paralympiques.

Les « Special Olympics » (sport adapté) est en cours de développement. Le handicap doit être intégré, as-tu des exemples ?

Sur le Sport adapté on peut retrouver le foot 5 pour les personnes en situation d’handicap mental, plus précisément souffrant de trisomie 21.

LE DISTRICT

Quelles sont tes fonctions au sein du District 92 ?

Au district 92, je suis membre de la commission du football Animation.

LES EDUCATEURS ET L’AEF 92

L’AEF 92 souhaite rencontrer les éducateurs et éducatrices de terrain, ceux qui sont régulièrement au contact des jeunes joueurs, que penses tu avoir besoin en priorité pour être aidé dans ton engagement ?

Je penses que l’AEF 92 par sa communication peut sensibiliser les éducateurs sur la notion de handicap et pourquoi pas créer des actions pratiques sur des ateliers liés à le handicap.

Rencontrer des personnalités du Football est-il un moment que tu apprécierais ?

Bien sûr, pour récupérer quelques autographes LOL !!!

Assister à des séances-types adaptées à une catégorie, suivi d’échanges sur les problématiques de la catégorie te semble-t-il intéressant ?

Oui, ces échanges d’expériences permettent de consolider ces acquis mais apporter des points améliorations sur nos contenus.

La découverte de clubs pros est aussi un programme que nous reprenons, penses-tu que cela soit une source d’intérêt pour eux ?

Oui, La découverte de club pros, permet de découvrir une organisation de travail et de trouver des sources d’inspiration pour le développement du football amateur.

Une proposition d’action originale pour l’AEF 92 en lien avec ton club?

Il serait intéressant de proposer des animations et des ateliers pratiques du sport handicap aux éducateurs de l’AEF (Cecifoot – foot mal marchants, EFFA FOOT etc). L’ACA se fera un plaisir de vous recevoir 😊.

Quelle question aurais-tu voulu que nous te posions ? et ta réponse à celle-ci ?

Pourquoi avoir créé l’académie Club d’Asnières ?

Tout simplement la volonté de créer un projet collectif avec des amis passionnés qui partagent la même vision que vous.  Car comme dit le proverbe « les projets des uns font la réussite de tous » .

Merci Soufiane de tes réponses et maintenant nous allons te demander de nous dire ce que tu préfères entre les sujets suivants :

EXERCICE   ou   SITUATION 

TECHNIQUE ou PHYSIQUE  

MER ou    MONTAGNE

EQUITATION OU CANOE 

THEATRE     ou    CINEMA

VIANDE     ou   POISSON

SUSHI    OU COUSCOUS

ASTERIX   ou    LUCKY LUKE 

BEYONCE    ou    CELINE DION

CORINNE DIACRE   OU   DIDIER DESCHAMPS 

MEGAN RAPINOE    OU    WENDY RENARD 

PARIS SG    OU    OLYMPIQUE DE MARSEILLE

ZIDANE      ou      MESSI

NADAL   ou    FEDERER 

COLUCHE     ou     DEBOUZZE

AVION    ou   TRAIN 

JEUX OLYMPIQUES ETE ou    TOUR DE  FRANCE

TV : ce soir, on vibre devant « Le Tombeau des lucioles » d'Isao Takahata -  Elle
LE TOMBEAU DES LUCIOLES

Ton film préféré :  Le tombeau des Lucioles

Un livre favori : La Perle de John Steinbeck

Ton plat culinaire préféré : Tajine marocain

Le coach qui t’inspire le plus :  Bielsa

L’équipe qui t’a enthousiasmé : Juventus

Le match de ta VIE : France Espagne Coupe du Monde 2006 « vas-y mon petit » Jean Michel Larqué.

Si tu étais un animal : Une panthère…. Comme l’ACA

Merci beaucoup Soufiane pour cette présentation et ta disponibilité.

HALTE AUX JEUX INTERDITS, TOUS ENSEMBLE RESTONS RESPONSABLES, PRESIDENTS, MUNICIPALITES, EDUCATEURS, GARDIENS DES STADES…

L’AEF a été informé, par des clubs, par des parents des processus de communication des joueurs, des informations d’absences d’assurance, de couleur de maillots différents des clubs, mais de la tenue de rencontres amicales, notre rôle n’est pas à de la délation, mais de mettre les éducateurs face à leurs responsabilités. Proposer aujourd’hui des rencontres en U12, U13 et au delà est interdit. Les plateaux d’animation sont autorisés dans le respect des protocoles.
Ne baissez pas la garde, NOUS RELAYONS LE COMMUNIQUE DE LA LIGUE DE PARIS

La Ligue a été informée de l’organisation par certains clubs d’une pratique « normale » du football, à savoir une pratique avec contact sous la forme d’oppositions internes et/ou de matchs amicaux interclubs.

Si notre football est, par nature, une pratique avec contact, la période de crise sanitaire que nous traversons depuis de longs mois a nécessité des ajustements dans de nombreux domaines, ce que les composantes de notre football ont bien compris, faisant ainsi preuve d’une grande capacité d’adaptation pour participer à l’effort national dans la lutte contre la pandémie de COVID-19 et proposer aux licenciés de nouvelles pratiques et des entraînements adaptés afin de préserver leur épanouissement et de les fidéliser.

Si les comportements déviants ne sont fort heureusement pas majoritaires, il nous paraît néanmoins utile de vous rappeler que :

. Il ressort des décisions sanitaires pour le sport, applicables depuis le 28 Novembre 2020 et publiées sur les sites de la Ligue et ses Districts notamment, que seule une pratique sportive encadrée sans contact peut être organisée au sein des clubs affiliés pour les publics non prioritaires, ce qui, de fait, exclut l’organisation d’oppositions internes et/ou de matchs amicaux interclubs pour ces publics ;

. Au-delà du fait qu’ils font preuve d’un évident manque de civisme, les organisateurs de cette pratique avec contact engagent leur responsabilité (civile et pénale) en cas d’accident survenant dans ces circonstances qui sont donc totalement proscrites en cette période de crise sanitaire ;

. L’assurance licence ne saurait en aucun cas prendre en charge un sinistre survenant lors de ces oppositions internes et/ou matchs amicaux interclubs.

Nous savons les Président(es), garant(es) du respect des règles au sein de leur association, sensibles à cette problématique et les invitons à intervenir, si nécessaire, auprès de leurs éducateurs et dirigeants afin de s’assurer du respect des décisions gouvernementales en matière sanitaire au sein de leur club.

Il en va du respect des lois comme de la préservation de la santé de chacun, notre bien commun le plus cher. Nous comptons sur votre pleine et entière collaboration.

LA CAUSERIE PRINCIPES DE BASE Les conseils du regretté Gérard HOUILLIER

Pour G. Houllier, il est nécessaire d’être simple direct authentique et surtout être collectif. La causerie doit être pour l’ensemble des joueurs et non centré sur un joueur.

Structure des propos

  • 1 / parler du contexte du match
  • 2 / donner la composition de l’équipe
  • 3 / Dire ce que l’on attend des joueurs
  • 4 / les principes tactiques généraux
  • 5 / finir pour toucher l’émotion, l’affectif. Les derniers comptent

Surprendre / interpeller : Il est important de se renouveler, de varier par un angle, un ton, des mots, des approches différentes

Evitez d’arriver avec un papier et lire. Il est préférable de préparer une « trame » avec les mots clés sur lesquels vous pourrez vous appuyer.

Donner confiance : confiance en soi, confiance en son coach, confiance envers ses coéquipiers en étant positif. Dire plutôt « on joue en avançant plutôt que « ne reculez pas ». Evitez les termes « j’essaye », « je peux ». G. Houllier ne parlait pas des adversaires dans des termes critiques ou revanchard. Il orientait toujours ses causeries « pour » son équipe plutôt que « contre » les adversaires.

La technique ne doit pas être idéale, mais adaptée

Voici un nouvel extrait de NOSOTROS qui questionne un formateur espagnol.

Responsable de la méthodologie au Recreativo de Huelva et auteur de nombreux ouvrages dédiés à l’entrainement en football, Miguel Fernández est l’un de ceux qui n’appréhendent le football qu’au travers de l’approche systémique.

NOSOTROS lui a donc demandé de définir son rôle et sa vision de l’entrainement.

Quelle est votre rôle au Recreativo de Huelva ?  

J’ai rejoint le département méthodologique du Recreativo car le club souhaitait faire évoluer sa méthodologie d’entrainement. A mon arrivée, nous avons donc débuté un travail de « rénovation », avec le directeur technique de l’époque. Aujourd’hui, je poursuis ce travail aux côtés d’un ancien joueur du club, Jesús Vazquez.

Notre intention est de faire évoluer notre approche de l’entrainement en y apportant une vision plus holistique, plus systémique, pour reprendre des termes actuels. Au regard de ma formation universitaire, le club a souhaité me confier la mise en place de cette approche, des plus petits jusqu’à l’équipe réserve, en parallèle de la formalisation d’un modèle de jeu commun à toutes les catégories.

« Notre intention est de faire évoluer notre approche de l’entrainement en y apportant une vision plus holistique, plus systémique »

Nous insistons beaucoup sur la compréhension et l’interprétation de notre modèle de jeu par les joueurs en utilisant beaucoup les formes jouées, sans exclure les situations analytiques. En outre, l’aspect athlétique est pour nous un élément fondamental de la performance et nous le mettons le plus souvent en place, à travers des tâches plus analytiques. Nous sommes toujours très vigilants dans le choix des tâches proposées et au contexte, qui doivent être les plus proches possibles du match.

Notre volonté, c’est former des joueurs adaptables au jeu, mais il est difficile de leur demander de s’adapter sans leur apprendre à le faire. Pour nous, la meilleure façon le faire, c’est de leur proposer des tâches proches de la réalité, de la logique interne du football, tout en étant capable de modifier certains paramètres de ce contexte pour favoriser cette adaptation. Manipuler à bon escient certains paramètres, va favoriser l’adaptation du joueur, sans que nous, entraineurs, n’ayons besoin d’être radical dans nos consignes. L’idée étant d’en dire le moins possible, ne rien forcer !

« Nous sommes toujours très vigilants dans le choix des tâches proposées et au contexte, qui doivent être les plus proches possibles du match »

A toujours vouloir donner des consignes, prescrire les faits et gestes du joueur, nous finissons par les rendre dépassés, presque impuissants dans le jeu, or il est essentiel que les qu’ils apprennent et décident par eux-mêmes.

Cette vision de l’entrainement, nous la mettons en place à travers l’approche dynamique écologique (Ecological Dynamics), qui nous semble très appropriée à notre vision de l’entrainement et au développement des joueurs.

Cette approche est formalisée et mise en place, par des réunions avec les entraîneurs de chaque année d’âge, parce qu’à chaque étape de la formation du joueur, selon qu’il s’agisse d’enfants de 6 ou 7 ans, de joueurs de 14 ans ou de 18 ans aux portes du haut niveau, le type de séance et les contenus sont différents.

« Manipuler à bon escient certains paramètres, va favoriser l’adaptation du joueur, sans que nous, entraineurs, n’ayons besoin d’être radical dans nos consignes »

Pour un jeune, intégrer l’équipe première du Recreativo, doit être un processus. Chaque année d’âge a des contenus de formation liés les uns aux autres. Nous ne mettons pas les contenus dans des boites à catégories d’âge, en disant : « à cet âge, nous devons travailler ceci, puis l’année d’après nous devons travailler cela ». Cependant, les contenus de chaque année d’âge sont déclinés de façon très fine, parce que le niveau de développement de chaque personne, de chaque joueur, est différent.

Il se peut qu’un joueur de 11 ans ait la capacité d’acquérir le contenu tactico-technique d’un joueur de 13 ou 14 ans, car une personne n’évolue pas de manière linéaire, mais par des oscillations, parfois même des sauts brusques. Une importante progression sur un laps de temps très court, puis une chute soudaine, suivie par une stagnation pendant 6 mois ou un an, puis un nouveau rebond.

Chaque jour, nous sommes un peu meilleurs, mais il est possible que dans un mois, nous soyons moins bons qu’aujourd’hui et que dans six mois, nous soyons bien meilleurs qu’au départ. Nous prenons en compte le fait que le développement d’un athlète ne soit pas un long fleuve tranquille et qu’il épouse une courbe avec d’importantes oscillations.

Nous avons donc formalisé certains contenus à travailler à chaque étape, mais cette planification n’est pas figée. Nous laissons les joueurs se développer et s’ils ont plus de capacités que d’autres, nous ferons évoluer nos contenus pour nous adapter à leurs capacités.

« Il se peut qu’un joueur de 11 ans ait la capacité d’acquérir le contenu tactico-technique d’un joueur de 13 ou 14 ans, car une personne n’évolue pas de manière linéaire, mais par des oscillations, parfois même des sauts brusques »

Notre modèle de jeu est très étayé, à l’aide de principes, sous-principes, sous sous-principes, mais j’imagine que presque toutes les écoles de football fonctionne comme cela. Au départ, les 6, 7, 8, 9 et 10 ans apprennent les principes les plus généraux de notre modèle de jeu. Plus ils grandissent plus ils abordent des principes spécifiques, en nous inspirant de ce que préconise la périodisation tactique.

Par exemple, nos U10 travaillent sur la largeur de manière générale alors que les U18 travaillent aussi sur la largeur, mais de manière spécifique dans la relation du latéral – excentré et selon les convictions de l’entraineur. En parallèle, un travail athlétique est réalisé en ayant à l’esprit que si notre approche se veut systémique, elle ne doit pas oublier une partie qui la compose.

Aussi, s’entrainer de façon systémique ne signifie pas que nous travaillerons toujours à 11 contre 11. Parfois nous aurons besoin d’isoler une partie, par exemple en travaillant avec les centraux, qui ne constituent qu’une partie de la systémique de l’entrainement, mais elle doit être dans en relation avec le tout et vice versa.

Il me semble qu’il existe une certaine confusion dans les termes, quand certains affirment travailler de façon systémique, avec des jeux réduits, à neuf contre neuf, etc.

L’idée serait davantage d’extraire une zone du terrain, avec un deux contre deux, un ailier et un latéral par exemple, contre deux autres joueurs qui évoluent le plus souvent dans la même zone. Cela permettrait de reproduire de façon très concrète un contexte familier et proche du match pour les joueurs.

« S’entrainer de façon systémique ne signifie pas que nous travaillerons toujours à 11 contre 11 »

Nous travaillons donc de manière globale, en partant de principes très généraux pour aller vers des principes plus spécifiques. De la même manière nous travaillerons sur les aspects athlétiques en partant d’aspects très généraux pour aller vers des aspects très spécifiques, tout en veillant à ce que tout ce qui est abordé de façon globale soit en relation avec ce qui est abordé de façon analytique et inversement.

C’est ainsi que nous avons aussi développé notre modèle de programmation des capacités physiques, selon le stade de développement des joueurs. Parfois, dans un même groupe, des joueurs de 12 ans ont un stade de maturation qui correspond à celui d’un enfant de 9 ans et d’autres à celui d’un jeune de 16 ans. Or, vous devez veiller à ce que tous les joueurs progressent, qu’ils soient en retard ou en avance dans leur développement. Il faut donc proposer des stimuli différents et cela est également valable sur la partie technique, tactique, etc.

Chez les 6 – 12 ans, ou en règle générale, la chronologie des stades de développement est plus stable et l’apprentissage différentiel (à l’image de vos très longs entretiens avec Carlota Torrents et Wolfgang Schöllhorn) est un pilier essentiel de notre approche. Par exemple, sur un travail de passe, nous allons proposer des situations ou le joueur va faire des passes de l’intérieur, tout d’abord face à lui, puis à sa droite, à sa gauche, en diagonale, puis dans un ordre établi, inversé, puis aléatoire, mais à la fin, le joueur aura pu vivre de la répétition.

« Vous devez veiller à ce que tous les joueurs progressent, qu’ils soient en retard ou en avance dans leur développement. Il faut donc proposer des stimuli différents »

Ces variations dans les répétitions vont permettre ce que l’on appelle une synergie préférentielle dans le système psychomoteur des enfants. Notamment dans la phase d’initiation, il semble qu’une certaine répétition soit nécessaire, mais cela ne veut pas dire qu’il faut répéter selon les mêmes modalités. Nous veillons à ce que chaque répétition soit variée, dans l’angle de la passe par exemple, ce qui va élargir la palette technique du joueur.

A partir des 11/12 ans, nous travaillons la passe à travers des jeux réduits, en modulant progressivement le niveau des contraintes jusqu’aux 18 ans où nous ne faisons plus de travail technique, au sens strict du terme. A cet âge-là, nous considérons que le joueur a besoin d’autres formes de travail dans sa formation. En Espagne, à cet âge, les joueurs évoluent dans une catégorie appelée Division d’honneur (18 ans nationaux) où certains jeunes joueurs comme Ansu Fati ou Pedri, pourraient évoluer et nous considérons que leur progression ne peut plus se faire avec des exercices techniques figés.  

Pour revenir sur l’apprentissage différentiel et la dynamique écologique, beaucoup pensent que ces approches ne sont pas valables pour des joueurs de haut niveau. Lors de mon arrivée, j’ai voulu reproduire et vérifier l’expérience vécue dans mon club précédent, Bollullos. Dans ce club amateur qui n’évolue pas au plus haut niveau, mais qui accueille de jeunes joueurs potentiellement capables d’intégrer des structures de haut niveau, nous avions adopté l’approche dynamique écologique.

Au-delà de notre titre de champion, sans perdre un seul match, nous avions observé les progrès importants de l’équipe. L’évolution des comportements des joueurs était aussi positive, car ils étaient devenus, au fil des semaines, très performants dans l’interprétation du jeu et dans la capacité à faire face aux évènements imprévisibles. Au-delà des qualités certaines des joueurs, nous avions pu observer l’influence de notre approche de l’entrainement et qui a mené, peut-être, le Recreativo de Huelva à choisir une alternative à l’entrainement traditionnel.

D’un point de vue “cognitiviste”, nous savons qu’au départ les apprentissages sont de meilleure qualité lorsque les conditions sont stables. Ce point de vue théorique apparait complémentaire pour certains et contradictoire pour d’autres qui prônent un apprentissage différentiel. Comment organisez-vous le processus d’apprentissage du football, activité sportive chaotique chez les jeunes ? 

Il y a une chose qui est claire dans le football, c’est que personne n’est capable de répéter, de façon identique, un geste technique. Les humains sont des systèmes complexes et ne sont pas capables de répéter un mouvement à l’identique, y compris dans des conditions de laboratoire. Il y a toujours des facteurs qui viennent changer la donne, des paramètres de force, d’angulation du mouvement, de motivation du joueur, qui rendent chaque répétition différente des autres.

Si, dans des conditions de laboratoire nous ne sommes pas en mesure de répéter le même geste deux fois de suite, il ne sert à rien de vouloir régler le geste d’un joueur ou imaginer un geste technique idéal. Si le contexte dans lequel le joueur va devoir réaliser un geste n’est jamais le même, je me dois d’entraîner le joueur dans la variabilité.

« Les humains sont des systèmes complexes et ne sont pas capables de répéter un mouvement à l’identique, y compris dans des conditions de laboratoire »

Dans une discipline comme le trampoline où le gymnaste est évalué sur la difficulté technique et esthétique de la figure réalisée, alors, oui, il peut être logique de répéter le geste technique, avec un objectif de perfection. Mais c’est la caractéristique de ce sport à habileté fermée.

Dans une activité comme le football, qui se pratique dans un contexte ouvert, variable, l’approche de l’entrainement ne peut pas être identique au trampoline, avec des répétitions de figures imposées à l’avance. Par conséquent, dans un match de football qui est par nature aléatoire, il me semble logique d’entrainer les joueurs dans des contextes aléatoires. Nous n’entrainons pas les joueurs à faire des talonnades pour faire des passes, pourtant les enfants en réalisent en match sans même les avoir abordées en séance. Cette même observation est valable pour le retourné ou la bicyclette, combien de fois proposons-nous cela en séance ?

Je pense que la technique doit être avant tout adaptée et non pas idéale. Un gymnaste a besoin d’une technique idéale au regard de la nature de son activité. Un joueur ou une joueuse de football a besoin d’une technique efficace, adaptée aux circonstances du jeu à chaque instant.

L’apprentissage différentiel, de ce point de vue, est vraiment riche car il propose la répétition indispensable à l’apprentissage, mais en invitant à changer constamment un ou plusieurs paramètres d’exécution. Ainsi, vous offrez un contexte d’entrainement qui se rapproche de ce qui se passe lors des matchs.

« Un joueur ou une joueuse de football a besoin d’une technique efficace, adaptée aux circonstances du jeu à chaque instant »

Dans un des livres que j’ai écrit sur la complexité, un analyste du club qui m’a fait le plaisir de rédiger le prologue, a soulevé quelque chose de très intéressant. Selon lui et je partage totalement son point de vue, faire une passe à la 30ème minute d’un match tranquille, en menant largement au score n’a rien à voir avec faire une passe dans les arrêts de jeu, d’un match de coupe, en étant mené un à zéro. Ce contexte, totalement différent, va influencer grandement le comportement du joueur. Un joueur capable de faire quelque chose à la trentième minute n’en sera pas forcément capable à la 90èmeminute, dans un contexte émotionnel et compétitif qui change complètement la donne.

C’est pourquoi la technique doit se travailler avec beaucoup de variabilité, dans la droite ligne de ce que préconise l’apprentissage différentiel, où la technique, mais d’une manière plus générale, le mouvement doit être contextualisé.

Plus les conditions sont diverses, plus les enfants vont pouvoir expérimenter des situations différentes, plus ils vont être capables de percevoir, de décider et d’agir selon les conditions. Aussi, plus l’entrainement est varié, plus vous élargissez la variabilité et donc l’adaptabilité technique des joueurs.

Les techniciens sont souvent très sensibles à la programmation annuelle, mensuelle ou/et hebdomadaire, avec notamment une progression linéaire prévue au fil de la saison. Organisez-vous les contenus au sein du club au sein d’une programmation ? 

En concertation avec les entraineurs de chaque année d’âge, nous avons fixé un niveau minimum dans les contenus à acquérir à chaque étape, que nous avons baptisé « contenu minimal ». A l’image d’une pyramide, notre école de football permet, à partir de la moitié de cette pyramide jusqu’au sommet, à l’entraineur d’être un peu plus libre.

C’est à lui de consulter les collègues des plus jeunes et de proposer des contenus adaptés au niveau de son groupe, au regard de son niveau d’acquisition à la hausse ou à la baisse, pour adopter une exigence flexible et éviter que son groupe ne s’ennuie. Aussi, les joueurs doivent maitriser certains contenus pour franchir les étapes, mais nous évaluons cela sans nous montrer intransigeant sur les temps de passage.

Concernant la programmation des contenus pour chaque année d’âge, nous voulons sortir de la vision de Descartes, qui préconise de diviser pour mieux régner. Nous pensons que le niveau de maitrise de nos contenus doit être structuré, de manière à ce que les enfants puissent dépasser ces niveaux et visualisent leurs progrès.

« Nos contenus minimums doivent être des guides qui permettent de savoir par où commencer. Ce ne sont pas des règles absolues, car personne ne sait quel niveau atteindront les enfants à la fin de la saison »

A l’université, on apprend à construire, planifier des cycles mensuels où tout est segmenté, mais la réalité est différente. Le feedback que vous donne le joueur, dans ce cas l’enfant, peut être très différent de ce qu’avait prévu l’éducateur.

Par exemple, vous avez prévu de travailler sur le contrôle orienté, mais vous avez un petit qui fait ça sans même le savoir tous les jours au parc ou dans la rue, sans que personne ne lui ait rien expliqué. Croyez-vous qu’il soit pertinent d’insister là-dessus pour cet enfant ?

Nos contenus minimums doivent être des guides qui permettent de savoir par où commencer. Ce ne sont pas des règles absolues, car personne ne sait quel niveau atteindront les enfants à la fin de la saison. Nous ne le saurons qu’à la fin, en fonction de ce que les joueurs réalisent et c’est une discussion que j’ai régulièrement avec le coordinateur de l’école de football.

« Dans notre programmation, nous organisons les contenus un peu comme un nuancier, en partant du blanc pour aller vers le noir. L’entraineur pourra jouer sur toute la palette de gris dans le niveau de contenus, en fonction du niveau du groupe et des besoins de chacun »

J’ai toujours eu des doutes sur la programmation rigide des contenus par année d’âge. Le développement est si différent d’une promotion à une autre et au sein de cette même promotion, que nos contenus peuvent être adaptés à certains joueurs de la promotion, mais trop difficiles ou trop faciles pour certains.

Dans notre programmation, nous organisons les contenus un peu comme un nuancier, en partant du blanc pour aller vers le noir. L’entraineur pourra jouer sur toute la palette de gris dans le niveau de contenus, en fonction du niveau du groupe et des besoins de chacun.

L’avantage de ce nuancier entre le noir et le blanc permet d’offrir l’opportunité à l’entraineur de s’adapter au contexte, tout en respectant la couleur dominante, et que tous les entraineurs travaillent dans la même direction. De plus le fait de travailler la même couleur, d’une année sur l’autre, va permettre non seulement de s’adapter au groupe, mais aussi, de favoriser la variation des répétitions et surtout de gagner du temps sur les consignes de la tâche, puisque les joueurs les connaissent globalement.

Ce mode de fonctionnement permet non seulement d’instaurer chez les joueurs, des habitudes de travail, mais aussi d’ancrer des comportements adaptés et une réelle compréhension du jeu, plus que des situations proposées.

Vous utilisez beaucoup le terme de variabilité dans l’entrainement, dans les modalités d’organisation des séances, des tâches proposées aux joueurs. Pensez-vous qu’il soit pertinent de pousser cette variabilité jusqu’à la rotation des entraineurs en charge des groupes au cours de la saison ? 

En Espagne, certains clubs le font mais cela nécessite que les entraineurs connaissent les groupes des années précédentes et des années suivantes. Cela peut être une bonne chose mais cela réclame certains prérequis. Je crois qu’entre le coach et le groupe, un lien existe, un lien qui ne me semble pas pertinent de rompre au cours de la saison.

Dans le système équipe, il existe aussi, un système joueur-entraineur et selon la perspective systémique, modifier un élément du système, changera tout le système. Enfin, ce type de rotation en cours de saison réclame que tous les entraineurs maitrisent parfaitement le modèle de jeu mis en place au club.

Autant de motifs qui ne nous ont permis d’arriver à un consensus à ce sujet, au-delà du fait que certains entraineurs se sentent plus à l’aise avec une certaine catégorie d’âge.

Vous êtes l’auteur d’un libre sur l’entrainement émergent, pouvez-vous nous présenter l’idée de cette approche de l’entrainement ? 

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à cette thématique, à partir des travaux de Paco Seirul-lo, Vítor Frade et d’autres, le concept d’émergence a attiré mon attention. Nous avons toujours appris qu’une équipe était la somme de tous les joueurs, de leurs caractéristiques. Mais dans cette somme, chacun des joueurs apporte un quelque chose qui n’est pas quantifiable, sinon il serait très facile de construire une grande équipe.

Vous prenez les meilleurs joueurs du monde et en les additionnant, vous aurez la meilleure équipe au monde. Certaines équipes ont dans leurs rangs, beaucoup de grands joueurs, pour autant elles peinent à gagner des titres, parce que les interactions de qualité ne se produisent pas entre les joueurs.

Prenons l’exemple du FC Barcelone et la situation de Griezmann, un des meilleurs joueurs au monde. Il est dans une grande équipe et pour une raison quelconque, n’arrive pas à interagir de façon fonctionnelle au sein du collectif, pourtant constitué de nombreux grands joueurs.

« Nous avons toujours appris qu’une équipe était la somme de tous les joueurs, de leurs caractéristiques. Mais dans cette somme, chacun des joueurs apporte un quelque chose qui n’est pas quantifiable, sinon il serait très facile de construire une grande équipe »

L’émergence est essentielle, car les interactions de Griezmann avec ses coéquipiers de l’équipe de France émergent mieux que dans le contexte de Barcelone. C’est-à-dire que de la nature de ses relations avec Messi, Dembélé, Busquets, permettent l’émergence, aujourd’hui, d’un produit qui vaudrait moins que la somme de ces relations. Tout est affaire de contexte.

Imaginez que vous soyez à la tête d’une équipe, d’un groupe de joueur. Ce même groupe, selon qu’il porte les couleurs de l’Athletic Bilbao ou celles de Villarreal, ferait émerger un football qui serait bien différent.

L’Athletic Bilbao propose souvent un football plus direct, avec beaucoup de centres alors que dans le sud de l’Espagne, Villarreal propose un football plus élaboré, plus positionnel. Ce même groupe dont vous avez la charge, selon que vous le plongiez dans un contexte ou un autre, fera émerger des comportements qui seront bien différents.

L’entrainement émergent vise à tirer le meilleur de tous les joueurs en mettant à profit ce qui émerge de leurs interactions, pour enrichir le modèle de jeu. Partons du principe que mon modèle de jeu défend une idée de jeu combinée, en repartant de derrière à travers une possession du ballon qui nous permette d’initier, créer et finir.

Au fil des séances, j’observe qu’il y a une bonne connexion entre mon latéral et mon excentré, par exemple. Le latéral trouve souvent notre excentré dans la profondeur et cette relation provoque du déséquilibre chez nos adversaires. Ce type d’interaction n’est pas forcément privilégiée dans le modèle de jeu, mais elle fonctionne. Pourquoi ne pas l’ajouter pour enrichir le modèle ?

Dans mon club précédent, Bollullos, nous avions un modèle basé sur le jeu combiné, mais je me suis rendu compte que l’équipe s’auto-organisait dans un 4-1-4-1 médian, avec des joueurs de côté très rapides, très à l’aise pour exploiter la profondeur notamment en contre-attaque ou des attaques rapides.

Au départ, nous avions décidé à la récupération haute du ballon, de rechercher plutôt de la sécurité. Devant les caractéristiques de la plupart des joueurs à vocation offensive et leurs interactions fonctionnelles j’ai fait évoluer le modèle. On voit bien ici, comment l’interaction des joueurs a fait émerger quelque chose d’imprévu, mais qui a enrichi notre modèle.

Il ne faut pas être fondamentalistes, comme on dit en Espagne. Pourquoi ne pas profiter de ce qui émerge entre les joueurs ? Pourquoi vouloir absolument redoubler les passes, alors que les joueurs se recherchent et se trouvent très bien dans la profondeur ?

L’idée essentielle de l’entrainement émergent est de construire un modèle de jeu en s’appuyant sur les choses nouvelles qui émergent lors des séances. Parfois vous êtes surpris par l’émergence de certaines relations et plutôt que de vouloir les modifier et convaincre les joueurs, il est peut-être profitable de faire évoluer votre modèle et favoriser l’expression de leurs qualités, surtout s’ils ne sont pas convaincus.

Évidemment, si les émergences sont négatives, il est logique de ne pas les intégrer au modèle de jeu. Modifier sa façon de jouer en s’appuyant sur les émergences est un concept lié aux systèmes complexes.

« Parfois vous êtes surpris par l’émergence de certaines relations et plutôt que de vouloir les modifier et convaincre les joueurs, il est peut-être profitable de faire évoluer votre modèle et favoriser l’expression de leurs qualités, surtout s’ils ne sont pas convaincus »

Dans ce livre, il est beaucoup question de systèmes complexes, avec tout ce que cela implique, notamment la terminologie et une approche systémique de l’entrainement. La proposition du FC Barcelone, notamment avec le microcycle d’entrainement structuré, est une base fantastique pour appréhender le joueur, mais aussi l’équipe comme des systèmes complexes. Le livre s’inspire de cette approche en contextualisant les termes d’émergence, de rétroaction, du chaos, des attracteurs, etc.

Après réflexion, je changerais des choses ou des expressions qui peuvent paraître un peu fondamentalistes dans l’approche de l’entrainement et j’y ajouterais sans doute des nuances. Dans mon dernier livre, j’ai poursuivi ce travail sur les émergences et les systèmes complexes et leur application à la technique, ou pour être plus précis au mouvement.

D’un point de vue écologique, la contrainte est envisagée comme un puissant levier d’apprentissage, d’autres au contraire envisagent la contrainte comme un élément limitant. Pourriez-vous expliquer votre vision de la contrainte au sein de l’entrainement émergent ? 

Je vois le rôle de la contrainte comme l’ensemble des paramètres qui vous permettent de faire certaines choses tout en vous empêchant d’en faire d’autres. Imaginons un 3 contre 3, sur un terrain de 10 mètres par 10 mètres. Il y a dans cette situation, une très grande densité de joueurs.

Dans un espace aussi réduit, sur l’aspect technique, certains éléments comme une conduite de balle seront presque impossibles. Le contexte proposé ici, vous limite, voire vous empêche certaines choses et en même temps il encourage fortement d’autres éléments.

Par exemple, sur les passes afin de permettre la conservation du ballon, le contexte va favoriser l’émergence de passes rapides, de choix appropriés dans les surfaces de contacts, pour gagner en sécurité, en précision dans les transmissions.

Très concrètement, dans cette situation, frapper le ballon avec le coup de pied, n’a pas de sens pour réaliser des passes à deux mètres, cela va donc favoriser les passes de l’intérieur du pied. Par conséquent, le seul fait de modifier un paramètre de la tâche, par exemple agrandir les dimensions du terrain à 30 mètres sur 30 mètres, facilite l’émergence d’un élément.

Imaginez la même situation de trois contre trois, mais à chaque sortie du ballon, les joueurs doivent réaliser dix squats, franchir deux haies et trois accélérations sur 10 mètres. Les joueurs à chaque remise en jeu, sont déjà dans un état de fatigue, avant même que les contraintes de la tache n’opèrent et cette contrainte de pré fatigue, modifie la tâche.

« Je vois le rôle de la contrainte comme l’ensemble des paramètres qui vous permettent de faire certaines choses tout en vous empêchant d’en faire d’autres »

On peut donc distinguer ici, les contraintes de la tâche et les contraintes du joueur et pour boucler la boucle, c’est très différent de réaliser une passe à la 1ère minute ou à la 90ème.

Aussi, il peut être intéressant, en plus de manipuler les contraintes sur la tâche et sur le joueur, d’ajouter une contrainte environnementale. Dans la même situation, des conditions particulières seront mises en place, pour l’équipe en possession du ballon, en pénalisant la perte du ballon comme si l’équipe était menée 1 à 0, à la 90ème minute du match et le coup de sifflet final de l’arbitre.

La fatigue, l’espace et le contexte, fait que le comportement des joueurs est différent, mais très similaire au contexte du match. Si vous savez bien manipuler les contraintes, avec une situation de conservation du ballon à 3 contre 3, qui semble au départ décontextualisée, parvenir à simuler des situations proches de la compétition.

Il est donc essentiel, d’être inventif, se documenter, chercher, pour savoir qu’il ne suffit pas de seulement conditionner le joueur, mais de placer le joueur dans un contexte très proche de la réalité du match, pour vous entraîner comme vous jouez, même si en Espagne, beaucoup jouent comme ils s’entraînent.

Je crois beaucoup au fait de s’entraîner comme on joue, même s’il y a beaucoup d’aspects individuels qui doivent être améliorés.  Par exemple, j’entends souvent que pour augmenter la vitesse de transmission du ballon, il faut impérativement jouer en deux touches ou une touche. A certains moments, il est nécessaire de jouer en trois touches, parce que le contrôle n’est pas bon. 

Mais cette contrainte est tellement forte, qu’elle en devient contreproductive avec des joueurs en difficulté à la suite d’un mauvais un contrôle, qui adoptent des comportements inverses et parfois surréalistes pour protéger le ballon en attendant l’aide d’un partenaire qui vient leur prendre le ballon dans les pieds. Ce genre de comportements sont aberrants, mais surtout à force d’utiliser ce type de contraintes, on cultive de mauvaises habitudes chez les joueurs.

Et si vous vous lanciez dans une formation professionnalisante BMF par l’Apprentissage

L’institut de Formation du Football (IFF) et La Ligue Paris-Ile-de-France de Football lance pour la saison 2021/2022, la formation de Brevet de Moniteur de Football (BMF) en Apprentissage. Cette formation est destinée aux jeunes âgés de 16 à 29 ans.

Une seconde réunion d’information aura lieu en Visioconférence le jeudi 15 avril 2021 à 18 heures.  

Si vous êtes intéressé par ce dispositif (employeur ou futur apprenti), merci de vous inscrire en cliquant sur le lien suivant 

Le lien de connexion à la réunion vous sera transmis à la suite de votre inscription à la réunion. 

Les inscriptions au BMF Apprentissage sont, par ailleurs, déjà ouvertes. Vous pouvez télécharger le dossier d’inscription

Et si vous passiez par la VAE VALIDATION DES ACQUIS D’EXPERIENCE

La Ligue de Paris Ile-de-France de Football ouvre une session Brevet de Moniteur de Football (BMF) et Brevet d’Entraineur de Football (BEF) par Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

Le dispositif de Validation des Acquis de l’Expérience (V.A.E) en vue de l’obtention du Brevet d’Entraîneur de Football (BEF) et du Brevet Moniteur de Football (BMF) est ouvert toute l’année.

 Les dossiers sont disponibles en téléchargement sur le site de la Ligue de Paris Ile de France De Football :

  • La partie 1 (Dossier de Recevabilité). Elle peut être adressée tout au long de la saison.
  • La partie 2 (Dossier de validation de l’expérience), est à déposer avant le 31 janvier de chaque année.
  • Une notice explicative qui détaille les différentes étapes à suivre.

À noter qu’on ne peut candidater à une VAE qu’une seule fois par an et qu’on ne peut déposer plus de trois dossiers de recevabilité au cours d’une même année civile »

Lors de la saison 2019/2020, la sous-commission VAE a étudié 12 dossiers déposés (9 en BMF et 3 en BEF). Les taux de réussite pour cette promotion sont de 55% pour le BMF et nul pour le BEF.

La Ligue de Paris Ile-de-France de Football et son département formation se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans ce processus d’inscription.

Service formation au 01 85 90 03 70 – formations@paris-idf.fff.fr

À RETENIR

Public concerné
Toute personne, quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à faire valider les acquis de son expérience en vue d’obtenir une certification professionnelle.

Quelle certification correspond le mieux à mes compétences ?
Si vous ne savez pas quelle certification choisir ou si vous souhaitez être conseillé sur le choix de la certification, la faisabilité de votre projet, les règles applicables à une demande de VAE et la procédure à suivre, renseignez-vous sur le portail gouvernemental www.vae.gouv.fr ou directement auprès des organismes en charge du conseil en évolution professionnelle (Pôle Emploi, APEC, les missions locales, les Opacif, le CAP emploi pour les personnes en situation de handicap). Vous pouvez également contacter votre Ligue par l’intermédiaire de l’Institut Régional de Formation du football.

Vous retrouverez toutes les informations pratiques dans la notice.

Tarifs
Les frais à engager pour le passage d’un BMF ou d’un BEF en VAE vont de 500 € à 1000 € pour l’ensemble des étapes. Bien entendu votre club peut prendre en charge tout ou partie de cette somme. 

Process
Un dossier constitué de deux volets doit être remis à la Ligue Paris Ile-de-France de football, dument complété, signé et accompagnés des justificatifs demandés.

Ligue de Paris Ile-de-France de Football

Campus Technique

Domaine de Morfondé

77270 VILLEPARISIS

La première partie du dossier de Validation des Acquis de l’Expérience a permis au jury de vérifier que vous remplissiez bien les conditions d’accès fixées pour le diplôme du Brevet de Moniteur de Football, et notamment un volume horaire de 1 607 heures d’activités salariées, non salariées ou bénévoles en lien avec le diplôme visé.

La seconde partie du dossier doit permettre au jury d’évaluer si vous avez acquis les compétences professionnelles en lien avec le référentiel d’activités du diplôme visé. Vous devez donc, pour chaque fonction du référentiel, décrire les activités, actions et tâches pratiquées au cours de vos expériences et analyser en quoi vous ont-elles permis d’acquérir les compétences du diplôme.

Bien entendu chaque expérience doit être en corrélation avec chacune des UC constituant le titre visé.

En fin de cursus le jury peut :

  • Vous attribuer le diplôme
  • Ne pas vous attribuer le diplôme
  • Vous attribuer une partie du diplôme, vous devez dans les 5 ans obtenir la totalité du diplôme 

Données statistiques – Saison 2019-2020
Le taux recevabilité au BMF est de 90 % et le taux de réussite 55%
Le taux recevabilité BEF est de 50% pour un taux de réussite nul

La Ligue de Paris Ile-de-France de Football et son département formation se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans ce processus d’inscription.Documents à télécharger

Validation des acquis de l’expérience (VAE)

inscriptions BMF et BEF 21/22

La Ligue Paris Ile-de-France de Football et son Institut Régional de Formation du Football (IR2F) ouvrent les inscriptions aux formations 2021/2022 du Brevet de Moniteur de Football (B.M.F) et du Brevet Entraîneur de Football (B.E.F).  

Les dossiers d’inscriptions pour le BMF et pour le BEF sont à télécharger et à retourner dûment complétés et accompagnés des documents demandés avant le lundi 31 mai 2021, cachet de la Poste faisant foi, soit :  

➢ par voie postale, à l’adresse suivante : Ligue de Paris Ile-de-France de Football Institut Régional de Formation du Football Campus Technique Domaine de Morfondé 77 270 VILLEPARISIS  

➢ par courriel à formations@paris-idf.fff.fr  

Ces deux formations qualifiantes sont soumises à des tests de sélection : les candidats, dont le dossier sera complet, seront convoqués à un examen écrit et oral afin d’intégrer la formation.  

Nous attirons votre attention sur le fait qu’en raison de la crise sanitaire nous ne pouvons pas assurer que les dates mentionnées dans les dossiers d’inscription seront maintenues en l’état. En cas de modification, vous en serez informés.  

La Ligue de Paris Ile-de-France de Football et son service formation se tiennent à votre disposition pour vous accompagner dans ce processus d’inscription (informations pratiques, financières etc.) au 01.85.90.03.70 ou à formations@paris-idf.fff.fr.