LA RELATION ENTRAINEUR-ENTRAINE

Les ressorts et les déterminants affectifs de la relation :

Les fonctions de l’entraîneur ne se limitent pas simplement à enseigner des compétences techniques ou tactiques, et à conseiller les sportifs au quotidien.

La performance est soutenue par la présence d’un transfert qui opère entre eux.

Le transfert affectif est un lien intense qui s’instaure de façon automatique de « patient » à « analyste ». L’établissement de ce lien affectif intense est automatique, incontournable et indépendant de tout contexte de réalité.En dehors du cadre de l’analyse, le phénomène de transfert est constant dans toutes les relations où quelqu’un « s’en remet à un autre », donc, tout comme dans celle qui relie un sportif à son entraîneur.

Les finalités de la relation :

Optimiser les performances de l’entraîné, en développant une « communication » au service de la performance.

Comment ?  Pour cela il est souhaitable :

– d’utiliser le feedback avec efficacité,

– d’optimiser l’art du questionnement,

– d’exploiter les leviers de la motivation finement,

– de savoir reconnaître et gérer les émotions,

– de « découvrir » et/ou d’utiliser les outils du ‘mental’,

– d’améliorer sa « posture », en se « protégeant »,

– d’améliorer sa pratique en s’entraînant régulièrement.

L’AEF 92 VEUT VALORISER LA FONCTION DE
L’EDUCATEUR QUI EST UN SPORTIF DE
HAUT NIVEAU

Les 4 PREREQUIS de la RELATION ENTRAINEUR / SPORTIF

C’est mieux, s’il existe entre les deux acteurs :

1°) un PROJET COMMUN: SYMBIOSE

2°) une CONFIANCE et une ESTIME RECIPROQUES: INTERET

3°) une COMMUNICATION de QUALITE, émetteur/ récepteur: RESPECT

4°) un PLAISIR à « travailler ensemble »: COMPLICITE

Quelques principes de communication :

VERBAL : parole, le langage parlé;

NON VERBAL :attitudes, gestuelles, signes, expressions, toucher, e langage écrit;

– Quel est l’objectif recherché dans ce que je veux faire passer comme message ?

– A qui je parle ? À la personne, à la fonction (poste occupé), l’équipe, à une ou à plusieurs personnes, à un rôle spécifique …, à moi…

– A quel moment ? A l’entraînement, en compétition (avant, pendant, à la mi-temps, après, en direct, en différé), en dehors du champ sportif …

– Où ? Au vestiaire, sur le lieu d’entraînement, sur le lieu de la compétition, en dehors du champ sportif

– Comment ? Dans quel but ?

– Quel est le résultat escompté dans ce que je veux faire passer comme message ?

Bien communiquer fait partie du processus de transformation de l’entraîné.

Les facteurs psychosociologiques intra personnels : La motivation, l’anxiété par exemple…

Deux approches classiques :

– Par le comportement (leadership) de l’entraîneur, et son influence sur l’entraîné

– Par l’affectivité, plaisir/douleur, contrainte…

Les études actuelles s’orientent vers les facteurs psychosociologiques inter personnels :

– le lien entre les émotions, la cognition et les comportements de l’entraîneur & l’entraîné,

– la proximité dans la relation entre le « coach » et l’athlète, 

– le lien entre la motivation de l’athlète & l’influence du « coach » sur cette motivation,

– la relation triangulaire ‘athlète « coach » parent’,

– sport individuel ou sport collectif ?

– quel niveau (loisirs, jeunes, compétiteurs, haut niveau) ?

– sujets issus de quelle(s) culture(s) ?

– en club, en pôle, fédération ?

– en corrélation avec quels autres participants de la performance ?

Une démarche efficace :

– Être positif : + grande satisfaction de l’athlète, meilleure confiance en soi, accroissement de l’apprentissage et meilleurs résultats. L’entraîneur affirme ses croyances et est respectueux

– Être à l’écoute : écouter avec ses oreilles, et tout son corps, ressentir, percevoir

– Connaître les athlètes : connaître le mode de fonctionnement de l’athlète, ses leviers de la motivation

– Vérifier la compréhension : utiliser la reformulation, montrer, démontrer, vérifier

– Connaître sa « posture » et sa perception par l’athlète : technique, éthique, humain

– Être prêt mentalement : avoir une connaissances des facteurs psycho affectifs et de comment les aborder, savoir se protéger

– Être conscient des conséquences du message : veiller à la bonne interprétation des messages (verbaux/ non verbaux) par les athlètes

Quelques conseils :

– Utiliser la rétro action : feedback verbaux & feedback associés à du visuel

– Être moins négatif : les ‘apprenants’ qui progressent sont ceux qui reçoivent le plus de feedbacks

Renforcer les athlètes : pas que les « bons », tous / la réussite nécessite moins de renforcement

– Connaître les leviers de la motivation autodéterminée : orientée vers la réalisation de soi, ce qui potentialise les facultés d’apprentissage, réduit la démotivation, augmente la persévérance et la concentration

Anne DESPLANQUES – Psychanalyste

Bertrand CAPDEVIELLE – Préparateur Mental

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