MARADONA il passe dans les mains de Dieu…

Nous vous présentons un article de l’EQUIPE du 6 juin 1979, Diego a 18 ANS ……..

Diego Maradona, le prince héritier : la première fois que FF a parlé d’El Pibe de Oro en 1979

Le 6 juin 1979, les lecteurs de France Football faisaient pour la première fois connaissance avec Diego Maradona. L’occasion d’un entretien où le futur El Pibe de Oro, alors à Argentinos Juniors, n’a que 18 ans mais livre un discours ambitieux. Avec cette envie : ne pas décevoir.

Grâce à la tournée de la sélection argentine en Europe, la renommée de Diego Maradona, déjà énorme en Amérique du Sud, est désormais universelle. Jamais, depuis le roi Pelé, un joueur de 18 ans n’avait suscité un tel intérêt. Le petit prodige des faubourgs de Buenos Aires a d’ailleurs rencontré le Brésilien, qui lui a donné quelques conseils et l’a en quelque sorte intronisé comme son successeur. Juan Carlos La Terza, notre correspondant en Argentine, a rencontré récemment Diego Maradona pour un dialogue à bâtons rompus.
Il ne fait pas le moindre doute que Diego Armando Maradona est le meilleur joueur actuel du pays champion du monde, l’Argentine. Au cours des quarante dernières années, on a vu passer dans ce pays des figures marquantes du football comme José Manuel Moreno, Adolfo Pedernera, Alfredo Di Stefano, Enrique Omar Sivori ou Omar Corbatta, mais ceux qui ont des cheveux gris et ont vu évoluer ces étoiles argentines affirment que Maradona est le plus complet de tous. Seul pourrait le dépasser le «génial» Moreno. C’est que ce footballeur d’à peine 18 ans, né dans le quartier «La Paternal», a démontré en un rien de temps que lorsque l’on est vraiment un «crack», on peut jouer à n’importe quel âge en Première Division et se transformer en idole. Maradona est aujourd’hui, avec Fillol, le joueur le plus populaire et le plus convoité. Son club a reçu une grande quantité de demandes de matches amicaux pour voir évoluer Diego Maradona.

Lire :
Adieu Diego
Diego, à nos actes manqués
Diego Maradona en 1995 : «Ma liberté, je l’ai gagnée»France Football le 6 juin 1979.France Football le 6 juin 1979.

«J’ai un frère qui joue mieux que moi»

«Diego, combien d’enfants étes-vous dans ta famille ?Nous sommes huit et de famille modeste, car mon père est un ouvrier qui gagne un petit salaire et, pour cela, je voudrais pouvoir donner à toute ma famille un peu de bonheur. Nous sommes trois garçons et cinq filles dont deux qui sont mariées et la famille augmente de plus en plus.

Tes frères sont plus âgés que toi ou non ?Il y a un peu de tout, mais j’ai un frère qui joue mieux que moi et il a une habileté avec le ballon qui est exceptionnelle. Je pense qu’il peut devenir un crack. Il joue maintenant dans les jeunes d’Argentine juniors. 

Tu as perdu tout espoir pour ton transfert à Barcelone (NDLR : Alors à Argentinos Juniors, il signe à Boca Juniors deux ans plus tard avant de rallier pour de bon le FC Barcelone en 1982) ?Non. Je sais que l’offre existe. Le dirigeant de Barcelone me l’a dit personnellement et j’attends. Je veux gagner de l’argent en jouant au football, même si je joue parce que le football est ma passion. 

Mais tu es au courant que Barcelone a engagé Simonsen ?Non, je n’en sais rien. Si je ne peux pas aller là-bas, j’espère continuer dans mon pays. Ils m’ont fait une offre : s’ils en ont finalement engagé un autre, c’est leur affaire.«Il s’agit de 1 400 000 dollars pour trois ans. J’insiste sur le fait que je désire jouer dans mon pays si c’est possible, mais je veux que l’on me rétribue en fonction de ce que j’apporte sur le terrain.»

Tu veux jouer en Argentine ou t’en aller ?Je veux jouer dans mon pays, mais l’argent offert par les Catalans ne peut pas m’être payé ici. Il s’agit de 1 400 000 dollars pour trois ans. J’insiste sur le fait que je désire jouer dans mon pays si c’est possible, mais je veux que l’on me rétribue en fonction de ce que j’apporte sur le terrain. Je ne me prends pas pour une vedette, je veux simplement recevoir ce qui m’est dû et rien de plus. 

Ton objectif est le Mundial 1982 ?Bien sûr. Ce sera ma grande chance. Je crois que l’Argentine pourra conserver son titre à cette occasion et je tiens à y participer. Je pourrai y démontrer quelles sont mes qualités de footballeur. En 1978, en Argentine, je me suis senti abattu et désillusionné lorsque j’ai été exclu de la liste des vingt-deux, car j’étais certain que je ferai partie de la sélection. Le directeur technique Menotti m’a expliqué pourquoi il m’a finalement écarté.

Ce fut un coup dur pour toi.Sûrement. Vous savez, à mon âge, il m’a semblé que tout s’écroulait. Je ne voulais plus jouer au football. C’était comme si le monde finissait. Tant d’illusions qui s’évaporaient dans un moment. Mais, ensuite, tous ceux qui m’aiment bien m’ont encouragé et m’ont fait voir la réalité en me disant de ne pas me préoccuper, car j’aurais plusieurs années pour jouer en sélection. Et c’était vrai. Maintenant, je suis titulaire ! 

«Je sais que le football peut me donner une garantie totale dans la vie»

Que ressens-tu maintenant que les gens viennent pour te voir jouer ?De l’orgueil, car le fait de savoir que les gens viennent au stade pour voir jouer Maradona indique que j’apporte vraiment quelque chose sur le terrain et que j’ai certaines aptitudes. Le revers est que je reçois beaucoup de coups et que mes rivaux me poursuivent dans tous les coins du terrain. Mais c’est le prix du succès. 

Quel est ton football ? Comment peux-tu te définir ?Je suis un avant. Ma jambe gauche est la plus apte, mais, bien entendu, je n’ai aucun problème pour manier le ballon avec l’autre. Le dribbling me plaît, mais je le fais en regardant le but adverse. Marquer un but, c’est mon obsession.

Le fait d’être une idole à ton âge, cela ne te pose pas de problèmes ?Non. J’ai des amis et des parents qui me donnent de bons conseils, alors je sais que le football peut me donner une garantie totale dans la vie et l’argent nécessaire pour n’avoir plus de problèmes et vivre très bien. Mais tout cela s’obtient avec soin et avec travail. Je peux jouer longtemps, mais seulement si je rends tout ce qu’on attend de moi. Si cela n’arrive pas, le même public qui aujourd’hui vient me voir demain viendra me siffler.«Pelé m’a dit : « Ne crois jamais que tu es le meilleur, parce que le jour où tu penseras cela, si tu l’es, tu ne le seras plus. »»

Tu as accompli quelques-uns de tes rêves ?Il y en a plusieurs qui se sont accomplis, celui d’arriver à la Première Division, celui d’être titulaire de mon équipe et celui de jouer dans la sélection argentine. 

Non, je voulais dire le rêve d’avoir été avec Pelé… Tu l’as vu à Rio de Janeiro, n’est-ce pas ?Oui, on m’a amené pour faire un reportage avec Pelé et nous sommes restés ensemble toute une journée. J’avais honte. Vous savez ce que c’est d’être à côté d’un «génie» connu mondialement ? C’était le meilleur cadeau qu’on a pu me faire. Quel personnage ! Il m’a parlé avec tant de clarté ! C’est un être humain comme il y en a peu dans le monde. 

Quels sont les conseils qu’il t’a donnés ?Plusieurs, mais principalement, quant au football, il m’a conseillé d’être humble, de me dépenser quand je suis sur le terrain, de jouer toujours, de ne jamais frustrer les spectateurs parce que le public paie pour voir un spectacle. En plus, et surtout, il m’a dit de surveiller ma vie privée, de ne pas commettre les erreurs des jeunes qui pensent à la vie facile et de me méfier des amis qui m’approchent maintenant que je suis populaire. Je pense que de la façon dont il m’a parlé je ne peux pas faire autre chose que démontrer que j’ai su assimiler ses conseils.

Dis-moi une phrase dont tu te souviennes de ce que t’a dit Pelé ?Très simple. Il y en a une que je n’oublierai jamais. Il m’a dit : « Ne crois jamais que tu es le meilleur, parce que le jour où tu penseras cela, si tu l’es, tu ne le seras plus. » Dans le football, tout dépend des résultats. En plus, il m’a dit que pour signer mon contrat, il faut lutter jusqu’au bout parce que je peux prétendre gagner le maximum, mais une fois le contrat signé, je dois me consacrer uniquement au football, car l’homme doit accomplir toutes les obligations et démonter ce qu’il vaut. 

Raconte-moi quand tu jouais à la mi-temps pendant les matches d’Argentine juniors.Bon, j’appartenais aux équipes d’enfants du club et pendant la mi-temps de chaque match je m’amusais à pirouetter avec le ballon. De cette façon, les gens aussi s’amusaient et riaient des choses que j’étais en train de faire. 

Qu’est-ce qu’on te dit chez toi maintenant que tu es si populaire ?Ils vivent comme dans un rêve. Les gens ne cessent pas de me réclamer, mais mes parents aussi savent que je dois me soigner et ils ne me laissent pas sortir le soir.»Voilà le «chiquilin» qui charmait les amateurs pendant les mi-temps des matches. Il est maintenant l’idole indiscutable de son pays et les fanatiques de son club chantent son nom en disant : «Maradona ne se vend pas… Maradona ne s’en va pas… Maradona est du quartier… Du quartier de La Paternal… » Les gosses un peu moins âgés que lui le poursuivent pour lui demander sa signature. Et c’est à lui-même que Pelé a promis de venir en Argentine pour le voir jouer, si Argentinos Juniors dispute les finales du Tournoi métropolitain. Parce que le public argentin chante aussi cette phrase : «Et… vous le voyez… Et… vous le voyez… Maintenant, on dit que Maradona est le fils de Pelé…» Diego Maradona est à peine un adolescent. Il commence à connaître la vie, la popularité. Il est de ces footballeurs qui naissent seulement de temps en temps. Espérons qu’il ne change pas de route, que ses jeunes 18 ans ne l’empêchent pas de voir la vérité du football mondial. Cette vérité qu’on peut trouver seulement dans le périmètre du terrain, car le reste est très relatif.

LIONEL BELLANGER Son dernier livre

33 coachs proposent des solutions face au bus devant le but…

Vincent Bordot, Landry Chauvin, Emmanuel Da Costa, Richard Déziré, Corinne Diacre, Olivier Echouafni, Olivier Frapolli, Christophe Galtier, Rudi Garcia, Rémi Garde, Pascal Gastien, Francis Gillot, Jocelyn Gourvennec, Olivier Guégan, David Guion, Laurent Guyot, Franck Haise, Gérard Houllier, Stéphane Jobard, Guy Lacombe, Sabri Lamouchi, Mickaël Landreau, Fabien Mercadal, Karim Mokeddem, Philippe Montanier, Stéphane Moulin, Olivier Pantaloni, Christophe Pélissier, Laurent Peyrelade, Claude Puel, Sylvain Ripoll, Julien Stéphan, Oswald Tanchot

Lionel Bellanger est un auteur lu et respecté dans le milieu pour ses prises de position sur les analyses comportementales et les aspects sociologiques et psychologiques du métier d’entraîneur.

PREFACE DE GERARD HOUILLIER suivi de la table des matières

Préface

Si le métier de coach est insensé, c’est qu’il tient à un étrange paradoxe : il s’exerce sur un jeu joué par d’autres, les joueurs qui, en plus, sont partenaires et… concurrents. Sachant que ceux qui vous font gagner ont de fortes personnalités, des ego affirmés et des ambitions bien singulières.

C’est un métier de prise de décisions qui vous installe en permanence sur une « slippery slope » : on peut passer de héros à zéro en peu de temps. Ça ne marche que si on est à 150 % dedans, que si on est préparé à prendre des coups. Il vaut mieux pouvoir compter sur le soutien de sa famille. L’année des cinq trophées avec Liverpool, j’ai préparé soixante-trois matchs et passé cent soixante-six nuits hors de chez moi. Le coach doit accepter une forme de sacrifice pour s’investir et continuer à prendre du plaisir à résoudre les problèmes, gérer les tensions, garder de la clairvoyance pour le projet.

Ce que le métier de coach doit prendre en compte aujourd’hui, c’est l’arrivée, chez les pros, des jeunes joueurs. Contrairement à certaines idées reçues, ils savent beaucoup de choses, aiment travailler sur des projets, recherchent les responsabilités et ont plutôt confiance en eux. L’autoritarisme, « fais comme j’te dis », ne fonctionne plus avec eux. Il faut, pour tout, être capable de dire « Why ? ». Avant une séance, le coach doit expliquer ce qu’il veut faire et montrer pourquoi. Imposer ne mène à rien. Il faut convaincre et, pour convaincre, il faut accepter d’écouter, de poser des questions, de discuter.

Quand on a des joueurs au statut de stars, c’est en les protégeant que l’on obtient d’eux le maximum. Ils sont sous pression et ils font basculer le sort des matchs. Le tact du coach fait la différence : Zinédine Zidane sait très bien faire cela à Madrid. Un coach, ça gère des talents et des attitudes.

Raymond Goethals avait l’habitude de répéter que pour réussir au plus haut niveau, les coachs doivent avoir « fait leurs étapes ». C’est le cas, en août 2020, pour le dernier carré des coachs de la Champions League. Hansi Flick, vainqueur du titre avec le Bayern, Thomas Tuchel, Rudi Garcia et Julien Nagelsmann ont en commun d’avoir été adjoints,  entraîneurs dans des clubs de division inférieure. Tous ont su tirer profit de sources d’inspiration : l’école de Cologne, celle du gegenpressing pour les trois Germaniques et la rigueur défensive italienne pour Rudi Garcia. De plus, ils ont intégré l’idée que leur métier se fait sur de l’humain : ce sont des managers d’hommes avec des sensibilités singulières et des ego variés. Avoir un vestiaire uni et engagé est leur premier défi.

Pour réussir au très haut niveau aujourd’hui, l’équipe doit mettre un maximum d’intensité. Tout va plus vite, plus fort, mais avec intelligence. C’est au coach de créer les conditions pour que l’équipe monte en compétence en poussant le curseur de l’exigence.

À un jeune coach je répéterais qu’il doit travailler à fabriquer de la confiance, individuelle et collective, et s’adapter quoiqu’il arrive. Le vrai talent du leader, c’est le rebond. L’échec fait partie de la vie du coach. Ce métier, ce n’est pas 50 % de difficultés et 50 % de satisfaction, c’est 80 % d’emmerdements et 20 % de bonheur extraordinaire, celui de faire gagner un groupe. Attention, si c’est 90 % et 10 %… il faut arrêter !

Ce métier de coach est un cocktail d’ambition et d’humilité. C’est le travail, la qualité du travail proposé aux joueurs qui en fait la noblesse. Le résultat en dépend : « Fail to prepare, prepare to fail » est la devise de notre job.

L’honnêteté, le sérieux, la vérité de ce métier est dans l’effort pour progresser : bien se préparer pour savoir rester lucide dans les tempêtes.

Je suis heureux d’entendre Steven Gerrard, mon ex-capitaine à Liverpool, aujourd’hui entraîneur en Écosse, me dire qu’à Anfield il notait déjà tout ce qu’on faisait pendant les séances et que ça lui sert maintenant qu’il est passé de l’autre côté. Coach est aussi un métier de vocation en plus d’être un métier de transmission.

Le livre de Lionel Bellenger accorde de passionnants développements à toutes ces facettes de notre métier : entraîner et mener une équipe au succès. Sans oublier la part belle à la communication. Trouver les mots et le ton juste dans un contexte nécessairement émotionnel, voilà qui ajoute encore à notre métier, une compétence à ne pas négliger.

Gérard Houllier

Table des matières

Préface…………………………………………………………………………………………………7

IntroductionUn métier insensé………………………………………………………………………………9

Coach Kleenex………………………………………………………………………………………..9

La précarité, seule constante…………………………………………………………………..11

L’obsession du résultat, mais pas que……………………………………………………….15

Le grand meccano des systèmes de jeu…………………………………………………….15

L’obsédante improbabilité………………………………………………………………………18

Décider tout le temps…………………………………………………………………………….19

Jeu en souffrance, coach en souffrance…………………………………………………….20

L’autobus devant le but………………………………………………………………………….22

1. Fallait-il virer le coach ?……………………………………………………………….25

Virer : d’abord une affaire de dirigeant…………………………………………………….25

Ça valse sur les bancs……………………………………………………………………………27

L’impatience érigée en système……………………………………………………………….28

Viré : violence et résilience……………………………………………………………………..31

Alors viré, mais pourquoi ?……………………………………………………………………..37

Hantise, carence et vulnérabilité………………………………………………………………41

2. Signe particulier : forte personnalité………………………………………….47

Mieux vaut avoir un caractère trempé………………………………………………………48

Un mélange d’anticonformisme et d’exigence……………………………………………51

Le travail comme credo………………………………………………………………………….53

Grandes gueules…………………………………………………………………………………..54

L’horreur de perdre………………………………………………………………………………..57

Jouer le tout pour le tout……………………………………………………………………….60

3. Ingénieurs en préparation……………………………………………………………63

Inspiration et exécution………………………………………………………………………….63

Entraînement : l’angoisse de la feuille blanche…………………………………………..65

Du laboratoire au terrain………………………………………………………………………..68

Faire progresser…………………………………………………………………………………….70

La nouvelle emprise technologique………………………………………………………….75

Faire monter en compétence tout le staff………………………………………………….79

Se renouveler mais avec méthode……………………………………………………………82

La fascination pour la périodisation tactique……………………………………………..83

Avoir un but pour les gardiens………………………………………………………………..87

4. Vous avez dit psychologues ?……………………………………………………….89

Faire un bout de chemin dans la connaissance de soi………………………………….91

Le leitmotiv de la confiance…………………………………………………………………….94

L’ego, est-ce l’ennemi ?………………………………………………………………………..102

Choisir la fermeté et l’humilité………………………………………………………………108

Des femmes sur les bancs…………………………………………………………………….110

5. Architectes du jeu……………………………………………………………………….113

Mais d’abord, champagne !………………………………………………………………….113

Réfléchir, mais à quoi ?………………………………………………………………………..118

D’où vient-on ?…………………………………………………………………………………..120

Copier n’est pas jouer………………………………………………………………………….122

L’intelligence de jeu……………………………………………………………………………..125

Accepter l’indétermination……………………………………………………………………128

Penser la complexité……………………………………………………………………………131

Le football suit les évolutions de la société……………………………………………..133

Michels, Sacchi, Houllier, trois inspirateurs……………………………………………….135

De l’intelligence émotionnelle pour les coachs…………………………………………143

La nouvelle cinétique : possession et transitions……………………………………….147

Sun Tzu ou von Clausewitz sur les bancs ?………………………………………………153

6. Communiquer cash ou langue de bois ?…………………………………..159

La causerie, c’est mon match à moi………………………………………………………..161

Le relationnel avec les joueurs………………………………………………………………164

Bons pour les conf’ de presse………………………………………………………………..168

Aller au clash……………………………………………………………………………………..174

Éviter les brûlures médiatiques………………………………………………………………177

Difficile de ne pas se faire choper…………………………………………………………..180

Allusions, lapsus et petites phrases………………………………………………………..185

Gare aux sachants……………………………………………………………………………….187

Com’ version tacles et contre-pieds………………………………………………………..190

Moins de persiflages, plus d’analyse………………………………………………………193

7. Temps additionnel culturel……………………………………………………….203

La culture commence sur le terrain vague……………………………………………….205

Coup de sifflet politique……………………………………………………………………….207

Les philosophes près du banc………………………………………………………………..209

La culture fait la différence……………………………………………………………………212

La littérature bouscule le foot………………………………………………………………..214

Le foot se raconte……………………………………………………………………………….216

Quand la presse innove………………………………………………………………………..219

Le foot sur la toile……………………………………………………………………………….220

Prolongations………………………………………………………………………………….223

Nouvelles des bancs………………………………………………………………………..227

Épilogue…………………………………………………………………………………………..263

JEAN FRANCOIS VULLIEZ O.L. Le département méthodologique, c’est le cœur du réacteur

NOSOTROS vous propose un article exceptionnel, que j’ai le plaisir de vous relayer, Comprendre pourquoi l‘Olympique LYONNAIS forme aussi bien ses jeunes joueurs, et surtout comprendre une des raisons qu’ils réussisent très bien au plus haut niveau.

Avec la présentation de l’ADN du club et son département méthodologique, nous comprenons mieux la philosophie et les clés de cette réussite. MERCI NOSOTROS et Alilou ISSA.

L’une des pièces indispensables au puzzle de l’excellente Académie de l’Olympique Lyonnais a trouvé sa place : il s’agit du département méthodologique. Sous l’impulsion de Jean-François Vulliez, au club depuis dix ans et directeur du centre de formation, le club a décidé de définir et d’écrire ce qui constitue la « langue OL », afin qu’elle ne se perde jamais.

Fondamentalement, il s’agit d’un outil de gestion des connaissances et de diffusion de la culture OL au sein de son Académie, afin que toute personne participant au développement des jeunes footballeurs, connaissent les concepts essentiels du jeu OL, ainsi que les outils à disposition pour permettre au club de poursuivre sa quête de l’excellence, en proposant des contextes d’apprentissage cohérents et adaptés.

Aujourd’hui, comment pourrait-on définir l’ADN OL ?

L’ADN OL, la culture OL, c’est quelque chose sur lequel nous avons travaillé, oui. A un moment donné, c’était important de comprendre quelle était l’histoire du club. L’histoire de la ville, l’histoire du club. C’est à partir de cette histoire que s’est construit, au fur et à mesure, une culture comme dans tous les clubs, avec une identité en lien avec les joueurs qui ont été pro et/ou qui ont été formés au club, où ceux qui sont arrivés au club plus tardivement.

Lyon, c’est une ville qui aime ce qui est beau, c’est une culture qui aime le spectacle, c’est une culture d’innovation. Si tu prends l’histoire de la ville, c’est aussi ça, c’est la capitale de la soie, ce sont les frères Lumière, c’est l’innovation dans les sciences, la gastronomie. L’OL s’est construit en lien avec sa ville et on ne peut pas être déraciné.

Ce n’est pas comme aux Etats-Unis, où tu peux déplacer les franchises d’est en ouest et du nord au sud, un peu comme tu le veux. En Europe, ce n’est pas possible et à Lyon, tu ne peux pas faire ça. A Lyon, il y a vraiment cette culture du beau, du spectacle, du jeu, d’une équipe protagoniste qui veut maîtriser le jeu par rapport à l’adversaire. Alors je ne dis pas qu’on retrouve cela aujourd’hui, car bien sûr il y a des cycles, mais je parle surtout de l’histoire du football à Lyon.

« A un moment donné, c’était important de comprendre quelle était l’histoire du club »

Donc, un jeu spectaculaire, c’est un jeu d’attaque, c’est un jeu protagoniste, c’est un jeu où on aime marquer des buts. Même si on prend beaucoup de buts, on retient souvent qu’on a marqué beaucoup de buts, comme lors du 5/5 avec Marseille, il y a quelques années. Ce sont donc des matchs où on marque beaucoup de buts, mais où on est capable d’en prendre beaucoup. C’est un jeu avec de nombreux joueurs qui sont connectés, du jeu combiné, de la technicité, du jeu à une touche, des attaquants qui sont capables de finir, avec des déplacements soit dans la zone de progression, soit dans la zone de déséquilibre. En gros, des joueurs qui sont capables de se connecter et de se comprendre pour finir. Le jeu à la Lyonnaise, c’est ça.

Récemment, un journaliste a écrit un article qui traitait de la difficulté d’être entraîneur à Lyon, que ce soit pour Bruno Génésio, Alain Perrin ou Rudi Garcia. Rémi Garde y expliquait que le public lyonnais est très exigeant parce qu’il a vu ses équipes performer et qu’il veut voir un jeu spectaculaire, il veut des résultats et veut aussi qu’on puisse y associer des joueurs formés au club. C’est la synergie de ces trois éléments qui va amener le club à être aimé, à répondre à son identité et à sa culture.

Donc, l’ADN OL c’est ça. D’ailleurs, le jeu spectaculaire et les joueurs formés au club vont, même parfois, être des aspects beaucoup plus prégnants chez les supporters, que le résultat. Bien sûr qu’à un moment donné, le résultat doit être associé au reste, mais la notion de spectacle et de joueurs formés au club, sont des éléments Majeurs.

Le joueur qui réussit à Lyon est un joueur qui s’approprie les codes de la ville et du jeu lyonnais, qu’il soit natif de Lyon ou d’ailleurs.

Justement, une fois que vous avez défini cela, ce qui est un énorme morceau, comment le département méthodologique va servir d’intermédiaire pour que cette culture-là soit traduite en principes, qui vont ensuite se matérialiser dans le recrutement, chez les éducateurs, sur les séances et le plus important : chez les joueurs ? 

Avant de répondre à cette question, je voudrais revenir sur le travail qui a été fait sur l’histoire, la culture du club et parler du travail qui s’est fait depuis 40 ans au centre de formation. Nous avons étudié les grandes époques du centre et il y a des éléments forts qui sont ressortis, notamment la notion d’intensité et de discipline, que ce soit chez les joueurs qui ont été formés au club ou les anciens formateurs qu’on a interviewé.

« Comme le disait les coachs que nous avons interviewé, les joueurs qui réussissaient à l’OL, mais aussi ailleurs, aimaient s’entraîner, aimaient le foot »

Il y avait deux notions qui étaient très importantes. D’abord la notion d’attaque et ensuite, l’intensité des séances. Une intensité, pas seulement de course, mais aussi une intensité technique. Des passes fortes pour travailler, à la fois sur la technicité, mais aussi sur le niveau optimal de concentration, avec la volonté en match, d’attaquer, d’être un rouleau compresseur et de broyer l’adversaire pour aller gagner.

Ensuite il y a l’amour du Jeu, car comme le disait les coachs que nous avons interviewé, les joueurs qui réussissaient à l’OL, mais aussi ailleurs, aimaient s’entraîner, aimaient le foot. C’étaient des joueurs qui aimaient profondément le jeu et qui étaient sur des motivations très intrinsèques. Il y a aussi des motivations extrinsèques, mais il y avait une forte détermination liée au jeu à l’intérieur du club.

Cela a été le premier travail du département méthodologique, poser un diagnostic de fond et comprendre le contexte.  La fonction du département méthodologique, n’était pas de dire on change, on révolutionne, mais de dire : comment peut-on capitaliser sur ce qui s’est fait de bien pendant 40 ans ? Parce que pour ma part il y a 10 ans, j’ai souffert quand je suis arrivé au club, du fait qu’il n’y est pas d’écrit, pas d’archives.

Rémi Garde, par lequel je suis arrivé au club, avait écrit son mémoire de BEES 2 et retraçait une partie du patrimoine de la formation. Cela a été le point de départ de nos travaux pendant 6 ans à l’école de football et à la préformation.  Nous avons pu expérimenter et imaginer l’avenir. L’année dernière, avec un contexte favorable, j’ai estimé que c’était le bon moment pour nous doter d’un département méthodologie. La méthodologie est un département névralgique pour la formation et l’avenir de l’OL, pour valoriser l’héritage et se tourner vers l’avenir. Les plus grands clubs européens ont institutionnalisé ce travail au sein de leur club.

Une des choses importantes lorsque tu travailles sur ce type de projet, c’est qu’il ne faut pas que ça soit uniquement des personnes qui réfléchissent dans leur coin. Au début Il faut intellectualiser pour débattre, raisonner, rechercher, se cultiver pour ensuite faire le choix des orientations. Cette sphère de réflexion doit être capable ensuite de produire et déployer des outils adaptés, compréhensibles et qui fonctionnent.  Il faut toujours trouver un équilibre pour créer un contexte d’apprentissage pour l’encadrement.  Il faut rester pragmatique. Le but, ce sont les performances collectives et le progrès des jeunes.

A un moment donné, si nous intellectualisons dans l’excès, nous rencontrerons des difficultés lorsqu’il faudra « accrocher les wagons » avec nos coachs. Aujourd’hui, il y a 80 salariés au centre, donc il faut que je les emmène tous derrière la méthodologie avec leur personnalité et leur conviction. Parce qu’effectivement, ça doit transpirer dans le recrutement, ça doit transpirer dans les coachs, ça doit transpirer au centre d’hébergement, ça doit transpirer jusqu’aux administratifs… Le but n’est pas d’aller vite, le but est de rester en mouvement !

« La méthodologie est un département névralgique pour la formation et l’avenir de l’OL, pour valoriser l’héritage et se tourner vers l’avenir »

Donc à un moment donné, la méthodologie, c’est de réunir des personnes ayant eu des parcours différents, car je pense que ce qui est important, c’est la richesse des parcours. Comme je l’ai dit, j’ai créé ce département parce que je sentais que c’était le bon moment par rapport à un contexte qui était favorable. Nous avons réussi à créer une harmonie au sein de l’Académie avec des personnes qui ont une certaine ouverture d’esprit, de la personnalité et des convictions. 

J’ai donc mis autour de la table du comité de pilotage, des personnes qui venaient d’univers différents : des anciens joueurs professionnels comme Jérémie Bréchet ou Sonia Bompastor, des personnes issues du monde universitaire comme Jean-Michel Jars, moi-même qui viens de ce monde-là, Jean-Yves Ogier qui venait du monde fédéral, Pierre Sage qui venait du monde universitaire, avec aussi des expériences en National et une culture du jeu sur les principes des entraineurs espagnol et portugais.

Ça c’était le début, nous étions 7 avec mon responsable de la préformation et de l’école de foot. Ensuite, j’y ai associé une personne qui est un expert du management et une autre qui est experte de l’apprentissage. Ces derniers ont aussi entraîné dans d’autres clubs professionnels, mais aussi travaillé dans des entreprises. L’idée, c’était de réunir ces personnes autour de la table et de traiter des sujets.

Le premier sujet que nous avons abordé l’année dernière, c’était bien sûr l’ADN et l’histoire du club, puis les « contenus terrain », donc la méthodologie d’entraînement. L’objectif était de capitaliser sur ce qui se fait de bien à l’OL et d’identifier ce qu’on pouvait amener en termes d’innovation, pour pouvoir continuer à mettre en place des contenus et processus d’apprentissage, qui vont permettre aux joueurs et aux joueuses d’atteindre le très haut niveau.

Nous avons déployé la méthodologie d’entraînement en début de saison et nous demandons aux staffs de la faire évoluer par rapport aux caractéristiques de chaque catégorie afin de pouvoir en fin de saison avoir un « parcours méthodologique de formation ». Au niveau du comité de pilotage, nous débattons de la méthodologie d’enseignement et de management afin de pouvoir déployer cette expérimentation en deuxième partie de saison ou la saison prochaine.

En fait, le département méthodologique, c’est le cœur du réacteur, ce qui permet d’orienter la politique sportive de l’Académie. Au sein de ce département, il y a le département technique, le département de la performance, le département préparation mentale, le département préparation athlétique, le département médical, département veille et recherche…L’idée directrice, c’est que la méthodologie soit un lieu où se retrouvent toutes les expertises au service de la performance.

« Notre objectif, c’est de bien connaître le jeune, pour pouvoir lui proposer les meilleurs contextes d’apprentissage, en respectant l’ADN de culture d’entrainement »

Nous avons deux formes de travail, le travail en staff et le travail par métier (spécialités), c’est la synergie des deux qui crée les outils pour organiser les contenus d’entrainement et d’accompagnement. C’est ce que j’appelle le travail de la performance, car pour moi, la performance ne s’arrête pas au travail athlétique. La performance est à la fois cognitive, motrice, énergétique, mentale. Dans chaque staff, il y a un représentant de chaque univers et toutes les semaines, ils travaillent sur le projet hebdomadaire. Ensuite, il y a un travail et une réflexion par métier, mais le travail par staff doit nous permettre d’avancer de la manière la plus cohérente possible, dans tous les domaines.

Notre objectif, c’est de bien connaître le jeune, afin de pouvoir lui proposer les meilleurs contextes d’apprentissage en respectant l’ADN de culture d’entrainement. Le foot, c’est à la fois du collectif, avec le développement du joueur dans un modèle de jeu et un développement individuel afin qu’il puisse améliorer ses points forts et faire que ses points faibles ne soient pas rédhibitoires pour le haut niveau. L’enjeu de nos travaux, c’est cela.

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Keith Davids : l’entraineur est un concepteur d’environnement d’apprentissage

Alors qu’avez-vous été chercher ailleurs ?

Nous avons simplement mis des mots sur ce qui existait déjà. Quand je dis qu’aux entrainements OL il y avait du travail technique et du jeu, eh bien le jeu, en vulgarisant et en fonction des objectifs de la forme jouée c’est de l’approche systémique. Nous prétendons, mais nous ne sommes pas les seuls, que le football est un sport intelligent, alors il faut créer des contextes d’apprentissage qui sont intelligents. Si tu veux rendre les joueurs intelligents, ton challenge, c’est de savoir comment tu vas faire pour atteindre cet objectif.

Donc l’approche systémique, c’est à dire mettre le joueur dans une dimension collective, connectée et développer ses compétences cognitives en même temps que ses compétences motrices, athlétiques et techniques, est un des éléments importants de l’orientation de la méthodologie.

En revanche, on ne s’interdit pas de faire du travail technique via de l’analytique, du travail de sensibilité de pied parce que ça fait partie de l’ADN du club. Lorsque j’ai été formé, j’ai été bercé par le travail technique, le travail analytique et ensuite je suis allé vers l’extrême inverse, avec du travail comme on l’appelait, global, même si c’est un mot qui commence un peu à disparaître.

Avec l’expérience que j’ai aujourd’hui, les séances vécues, les joueurs que j’ai vu en formation durant 10 ans, je pense qu’il n’y a pas de vérité et que le chemin se construit entre les deux extrêmes et qu’à un moment donné, l’objectif c’est de trouver la voie la plus équilibrée pour que chaque joueur progresse.

« Nous prétendons, mais nous ne sommes pas les seuls, que le football est un sport intelligent, alors il faut créer des contextes d’apprentissage qui sont intelligents »

Pour finir sur l’approche systémique, quand je suis arrivé à l’école de football et à la préformation, nous avons travaillé avec Christian Bassila et Amaury Barlet, sur les repères de jeu et les principes de jeu OL. Quels sont les repères visuels importants ? C’est assez magique, car dès que le joueur a compris le repère et le perçoit sur le terrain, il adapte tous ses comportements tactiques. Avec les coachs, nous avions identifié une dizaine de principes de jeu, que ce soit l’appui-soutien, comment trouver le déséquilibre, le jeu dans les intervalles…

On avait cinq principes offensifs, cinq principes défensifs et on avait aussi intégré deux principes sur la transition. Maintenant, nous avons un peu modifié notre approche parce que nous estimons que la transition ne fait pas partie d’un principe et qu’elle doit faire partie du jeu, intégrée aux autres principes. Dans nos principes, dans notre travail tactique, on doit retrouver à chaque fois la transition. C’est quelque chose qui doit perpétuellement exister dans nos séances.

Nous avions identifié, des principes de jeu OL, de U8 à U20, en partant de repères perceptifs. Exemple : quand je veux déséquilibrer, que dois-je voir ? Où dois-je porter mon regard ? On était partis là-dessus, car ce qui nous paraissait le plus important, c’était que le joueur comprenne ce qu’il doit voir sur le terrain. Nous avions identifié, par principe, 3 à 4 repères que le joueur doit voir : l’espace, les partenaires, les adversaires… Le but était de répéter ces principes de jeu de manière très simple en U8-U9 et d’aller vers des formes plus complexes au fur à mesure de l’avancée dans les catégories d’âge.

Donc, nos principes de jeu sont encore là et il y a le Jeu de Position qui est quelque chose de nouveau et que je connaissais très peu il y a deux ans. J’ai commencé à me documenter, à échanger avec des coachs et j’ai trouvé que c’était vraiment un élément pertinent qui venait se connecter avec nos principes. Avec les principes animant la structure fonctionnelle et le jeu de position, élément de la structure organisationnelle, nous pouvons travailler sur le modèle de jeu de chaque équipe.

 Au-delà du modèle de jeu, déterminer pour un joueur les positions et ses fonctions relatives à la position, crée une responsabilité pour chaque jeune dans le jeu de son équipe. C’est une démarche de prise de conscience de ma position et de ma fonction dans une équipe. Si les coachs arrivent à développer cette conscience de position et fonction, le jeune sera capable de comprendre sa mission et de comprendre les positions et fonctions de ses partenaires, c’est une des clés de l’intelligence collective et de la capacité à anticiper nos mouvements ensemble.

« Si les coachs arrivent à développer cette conscience de position et fonction, le jeune sera capable de comprendre sa mission et de comprendre les positions et fonctions de ses partenaires »

La dernière innovation, c’est la périodisation tactique, que l’on découvre, bien que tout le monde utilise une forme ou une autre de périodisation. C’est quelque chose que nous n’avons pas encore vraiment intégré et il y a encore des discussions au sein du club afin de savoir quelle est la meilleure périodisation à mettre en place, en fonction des catégories.

Il y a aussi des questions qui se posent avec nos experts sur l’apprentissage : comment le jeune apprend ? Est-ce qu’on doit être sur des cycles d’apprentissage qui doivent être répétés et continu sur x semaines ? Est-ce que l’on va du problème de match au match et du coup, l’apprentissage du problème de jeu on va peut-être l’étudier sur une semaine, mais peut-être qu’on ne le reverra plus ? Il y a encore des questions qui se posent sur l’apprentissage et sur lesquelles on doit avancer. Mais en tout cas, les débats seront intéressants.

Donc aujourd’hui, nos cinq orientations sont : l’ADN OL, l’approche systémique, le Jeu de Position, les principes OL et la périodisation tactique. Nous avons déployé ces cinq orientations auprès de tous les staffs, garçons et filles et puis nous avons ensuite travaillé sur le modèle de jeu OL. Nous avons laissé une liberté et une créativité à chaque staff dans la conception de leur modèle. Les staffs, par conviction ou par certitude, ont créé leur modèle de jeu qui n’est pas forcément identique aux autres.  Nous avons simplement gardé des repères communs offensifs et défensifs.

L’idée, c’était de mettre un cadre, mais aussi de laisser la liberté à chaque coach, à chaque staff, de sortir de ce cadre pour qu’il y ait de la créativité.

Nous demandons aux joueurs d’être créatifs, ce qui fait partie de l’ADN OL, nous leur laissons de la liberté de penser, d’agir, de s’exprimer, donc il fallait aussi laisser la liberté au staff, de construire et de créer. A un moment donné, construire et créer ensemble, ça fait aussi parti du développement des compétences de chaque staff.

Ils ont donc cette liberté de pouvoir faire leur propre cuisine, si on peut dire ça comme ça, mais y a-t-il quand même des choses que l’on doit retrouver ? C’est à dire si nous comparons plusieurs équipes de l’OL, même si chaque staff à sa sensibilité, devrions-nous retrouver des éléments communs ?

Tout à fait. Normalement, tu dois retrouver l’ADN OL, avec des équipes protagonistes, une intensité dans le jeu, un jeu spectaculaire, de la créativité de la part des joueurs et en même temps, tu dois retrouver la notion de position dans la largeur et la profondeur, d’utilisation des espaces intérieurs et des principes liés à la possession. Une équipe protagoniste qui doit être capable, à un moment donné, de maitriser le jeu dans la moitié de terrain adverse. Une équipe qui doit gagner son rapport de force par le jeu qu’elle pratique.

« Nous demandons aux joueurs d’être créatifs, ce qui fait partie de l’ADN OL, nous leur laissons de la liberté de penser, d’agir, de s’exprimer, donc il fallait aussi laisser la liberté au staff, de construire et de créer »

Normalement, tu dois retrouver ça dans les équipes, mais attention, je ne dis pas que tu le trouveras à chaque fois ! Aujourd’hui, l’équipe où c’est le plus difficile, c’est l’équipe réserve qui joue en N2, parce que le rapport de force est parfois compliqué. Malgré ça, on veut conserver et proposer cet ADN OL avec cette équipe. Parfois, on subit les matchs et d’autres fois on arrive à être protagonistes, ça dépend des matchs et quelquefois à l’intérieur des matchs, vous passez par différentes phases.

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Carlota Torrents : La créativité et le football

Il y a quelque chose d’assez singulier lorsqu’on observe la constitution des staffs OL, c’est que vous fonctionnez avec des binômes. D’ailleurs, la communication du club est quasiment toujours faite en ce sens. On pourrait se dire « c’est normal, l’OL a les moyens, donc ils peuvent en mettre deux », mais il semble que la réflexion sous-jacente à ce mode de fonctionnement, c’est que deux « cerveaux » qui interagissent, cela vaut peut-être mieux qu’un seul. Aujourd’hui, c’est peut-être systématique dans tous les clubs, mais il semble que vous ayez été des pionniers là-dessus ?

Effectivement, l’interaction de deux « cerveaux » vaut peut-être mieux qu’un seul. Le principe des binômes, c’était d’essayer de créer de l’émergence. Nous sommes dans une société où les jeunes, les staffs aiment coopérer. Quand il n’y a qu’une seule personne, eh bien elle peut avoir certaines convictions ou certaines certitudes sur le jeu. Mais elle peut aussi avoir des certitudes sur les jeunes, c’est à dire sur le développement des joueurs.

Lorsque nous sommes coachs, nous sommes d’abord des êtres humains et nous pouvons être amené à mettre des étiquettes sur les joueurs. Nous sommes naturellement amenés à porter des jugements et je trouve que le plus dangereux dans nos métiers, c’est de porter des jugements trop rapides sur les joueurs, surtout en formation. Quand nous sommes deux, nous allons réfléchir ensemble à une séance d’entraînement que l’un va animer, pendant que l’autre va prendre du recul et qu’ensuite on analysera à deux. Donc il y a coopération.

« Le principe des binômes, c’était d’essayer de créer de l’émergence »

Ensuite, il y a aussi de la coopération dans l’analyse des joueurs. L’idée, c’est que si je suis tout seul, je vais peut-être avoir un avis sur un joueur, mais à deux, mon binôme aura peut-être un autre avis ou peut-être qu’il modérera mon avis. L’idée, c’est de ne pas porter de jugements trop hâtifs sur les joueurs, parce qu’on sait qu’un joueur en formation, il va se transformer au fur à mesure.

C’est aussi pour cette raison que nos staffs ne suivent pas les joueurs d’une année sur l’autre, parce que l’idée, c’est qu’à l’image des problèmes que les joueurs vont rencontrer dans le jeu, ils devront s’adapter à des coachs différents. Il y aura des coachs avec qui cela se passera très bien et d’autres avec qui la saison sera plus difficile. Donc il faut faire très attention à avoir de la variabilité dans l’enseignement, la pédagogie, l’accompagnement des joueurs, pour que le joueur soit dans les meilleures conditions pour réussir, c’est essentiel !

Auparavant, dans la constitution de nos binômes, on se disait « il faut mettre des anciens joueurs de l’OL », sauf que nous savons très bien qu’un joueur de très haut niveau n’a pas forcément la compétence pédagogique ou l’ouverture d’esprit pour être à la formation. Donc, ce n’est pas la compétence du maillot qui compte, c’est d’abord la compétence pédagogique, l’ouverture d’esprit, la volonté de se questionner sur l’apprentissage, sur la formation, la volonté d’être positif, de travailler dur, ce sont les critères prioritaires. Après, si l’éducateur a porté le maillot de l’OL, qu’il a été formé à l’OL, c’est exceptionnel, parce qu’il va amener une valeur ajoutée dans l’apprentissage.

Le but, c’est d’associer deux personnes d’univers différents ou ayant des conceptions différentes pour pouvoir, à un moment donné, créer de l’émergence. Que ce soit de l’émergence sur la construction des situations d’apprentissage, les contenus ou l’accompagnement pédagogique des jeunes. C’est très important, on essaie d’associer des univers avec des coachs qui viennent du football amateur, du monde universitaire, du football professionnel.

« Il faut faire très attention à avoir de la variabilité dans l’enseignement, la pédagogie, l’accompagnement des joueurs, pour que le joueur soit dans les meilleures conditions pour réussir »

L’idée, c’est d’associer toutes ces personnes afin d’être en permanence dans le mouvement, dans l’ouverture, dans le questionnement. Parce que les joueurs/joueuses doivent progresser et il faut à la fois, des convictions et tout en se questionnant, avancer sur nos processus d’apprentissage.

Concernant les joueurs, il y a effectivement ces questions qui reviennent assez souvent : « pourquoi l’OL sort autant de bons d’attaquants ? », « pourquoi l’OL sort toujours autant de très bons milieux de terrain ?», mais au-delà des « qualités footballistiques visibles », qu’allez-vous rechercher chez un joueur ?

Le recrutement, c’est quelque chose de majeur, parce que si tu n’as pas de très bons joueurs, c’est difficile. Aujourd’hui, la technicité c’est quelque chose qui se voit assez vite, en revanche, l’intelligence du joueur, ça se voit déjà un peu moins vite. Regarder où le joueur se déplace, où il regarde quand il n’a pas le ballon dans les pieds… Ensuite il faut faire attention à sa maturité. Quelque chose que nous avons aussi dans notre ADN, nous sommes assez patients avec nos jeunes, me semble-t-il. L’expérience nous montre qu’il faut être patient.

Nous avons beaucoup de joueurs à maturité tardive et d’autres plus précoces que nous surclassons lorsque nous estimons qu’ils sont prêts. Il y a beaucoup d’impatience dans l’environnement avec une volonté de passer les étapes en « avance rapide », une course vers l’avant qui ne mène nulle part… Il suffit de laisser la nature s’exprimer et de bien comprendre que chaque étape de la formation est clé pour construire des fondations solides. Chaque jeune a son chemin.

« Des très bons joueurs il y en a, mais des joueurs qui aiment courir, beaucoup moins »

On va aussi rechercher des joueurs qui ont des appuis dynamiques sur les deux trois premiers mètres et des joueurs qui courent, parce que c’est une denrée rare ! Je le disais récemment à ma cellule recrutement « des très bons joueurs il y en a, mais des joueurs qui aiment courir, beaucoup moins ».

Aujourd’hui, quand on regarde le haut niveau, il faut courir. Si en plus le joueur a cette qualité de projection, de course, de réaction sur les transitions, c’est une valeur ajoutée. Alors, ça ne viendra pas supplanter les autres qualités, mais c’est un élément qui est vraiment majeur aujourd’hui, dans la construction et dans la personnalité du joueur. Quand un joueur court et fait les efforts, c’est quand même du temps gagné.

Est-ce qu’à un moment donné, malgré toutes les qualités footballistiques que peut avoir un joueur, vous pouvez estimer qu’il peut être incompatible avec le modèle OL ?

Quand on recrute, parfois on se dit « est-ce que ce joueur sera compatible au modèle OL, au jeu lyonnais ? ». Oui, pour certains, d’autres pas forcément, mais si c’est un très bon joueur, on se donne le droit de penser que peut être, on pourra le rendre compatible. Aussi, c’est intéressant d’avoir des profils qui sont différents, parce que ça peut amener une valeur ajoutée au groupe.

C’est vrai qu’on a tendance à voir le joueur lyonnais comme quelqu’un de pas très grand, bon dans le jeu combiné, technique, etc., mais un joueur d’espace, qui est capable de répéter des courses dans la profondeur, va peut-être aussi amener une valeur ajoutée à l’entraînement. Il va faire travailler nos défenseurs, il apportera peut-être une dimension athlétique, que les autres partenaires devront aussi savoir contrecarrer.

Il ne faut pas s’interdire d’avoir des profils qui sont différents, même si bien sûr, ce ne sera pas la majorité. En U18, par exemple, nous avons un profil qui est complètement différent de ce qu’on peut retrouver dans le jeu lyonnais. Mais le joueur a une telle technicité, capable de comprendre et s’adapter au jeu combiné que l’on propose. Donc l’idée, c’est de conserver ses points forts, car on l’a recruté parce qu’il était différent et parce qu’on avait besoin de profondeur. Une qualité que nous n’avions pas.

Nous nous apercevons aussi de certaines limites dans ce que nous pouvons proposer, car même si nous travaillons beaucoup sur les notions de déséquilibre, de courses… à un moment donné, les jeunes veulent tellement jouer dans les pieds, avoir du jeu combiné, des décalages, des redoublements, des une-deux, qu’on oublie d’utiliser l’espace dans le dos. Donc on a besoin de ce type de joueur qui savent utiliser la profondeur.

« On a tendance à voir le joueur lyonnais comme quelqu’un de pas très grand, bon dans le jeu combiné, technique, etc., mais un joueur d’espace, qui est capable de répéter des courses dans la profondeur, va peut-être aussi amener une valeur ajoutée à l’entraînement »

Parfois, nous nous autorisons des profils différents, avec une dimension athlétique peut être supérieure et qui peut permettre de faire progresser les autres partenaires à l’entraînement et nous apporter aussi une alternative dans le jeu. Il est aussi dangereux de s’enfermer dans un modèle.

Bien sûr que nous formons des joueurs à la lyonnaise, que nous aurons toujours cette identité et qu’à l’entraînement nous travaillerons sur cet ADN, et nous avons des joueurs qui doivent pouvoir s’adapter. Ils ne joueront pas tous à l’OL, ils joueront avec des entraîneurs différents, certains joueront dans d’autres championnats européens ou en Ligue 2, etc.

C’est aussi cela, la réussite de l’OL, former des joueurs qui peuvent s’adapter à d’autres championnats ou à d’autres coachs. A un moment donné, grâce à leur intelligence, leur technicité, ils arrivent à s’adapter à d’autres systèmes, d’autres partenaires. Je crois que nous devons le garder et qu’il ne faut pas s’enfermer dans un modèle, c’est pourquoi nos coachs utilisent les systèmes qu’ils souhaitent et que les joueurs peuvent découvrir deux à trois systèmes dans la saison. Il faut avoir des convictions et un cadre mais il ne faut pas être dogmatique, notamment dans la formation.

Quel est le rôle d’un expert de l’apprentissage dans un centre de formation ?

Nous avons plusieurs experts de l’apprentissage et nous avons une cellule d’habiletés mentales qui travaille depuis six ans et qui accompagne les jeunes. Nous n’avons pas souhaité intégrer un psychologue dans le club, mais construire le chemin avec Jean Yves Ogier qui s’est intéressé au développement des habiletés mentales. Aujourd’hui, nous avons deux personnes en plus, une personne qui pratique l’hypnose et une préparatrice mentale. Depuis cette année nous avons demandé à chaque staff de désigner une personne en charge de ce travail et du relais avec la cellule d’habilités mentales.

L’idée, c’est de pouvoir aider le jeune quand il a des blocages, que ce soit personnel ou sportif, mais aussi quand tout va bien, afin de le rendre meilleur grâce à des outils, des routines qu’il puisse utiliser. Je pense que la responsabilité d’un directeur de centre, c’est de pouvoir mettre tous les outils à disposition d’un jeune. Outils d’entraînement, outils sur les plans mental, athlétique, moteur, médical, perceptif (développement de la perception), etc.

Ce sont les coachs qui vont choisir, en fonction de leurs convictions, mais ce que je dis aux coachs, c’est « vous avez une vision qui est influencée par la formation de joueur que vous avez reçu et vous devez vous en détacher pour avoir une vision la plus objective », mais attention, tous les joueurs sont câblés différemment. À un moment donné, il y en a un qui aura peut-être besoin d’un outil sur le plan perceptif, d’autres auront besoin du yoga ou des entretiens d’objectifs, un autre de respirations, un autre n’aura besoin de rien car il est déjà câblé pour être pro, etc.

Mais notre responsabilité, c’est de leur proposer tous les outils parce qu’il y en a un et un seul qui fonctionnera peut-être avec un joueur, c’est peut-être la clé qui lui permettra de passer un cap. Ça c’est de notre responsabilité de formateur.

« La responsabilité d’un directeur de centre, c’est de pouvoir mettre tous les outils à disposition d’un jeune »

Concernant nos situations d’apprentissage, nous devons nous demander si elles sont ouvertes ou fermées ? Est-ce que l’enseignement est uniquement directif ou interactif ? Bien sûr, tous ces types d’enseignements sont utilisés. En fonction du contexte d’apprentissage, on va utiliser du directif ou de l’interactif, on va être dans la bienveillance, dans la fermeté, dans l’exigence voire quelquefois, dans l’excès ou dans le stress.

Je le dis souvent aux coachs, nous devons être compétent sur ces différentes méthodes d’apprentissage parce qu’au-delà de concevoir la séance d’entraînement, tu dois être capable d’accompagner différemment, chaque type de joueur.

Certains auront besoin que le coach soit directif et d’autres auront besoin de beaucoup de bienveillance. Donc, il faut bien identifier les préférences à la fois motrices et mentales pour que nous puissions adapter nos contextes d’apprentissage à chaque joueur. Nous devons être capable d’actionner les leviers qui vont permettre à chaque joueur de progresser. Avant de porter des jugements et de diriger toujours nos regards vers les autres, ce qui est majeur c’est d’apprendre personnellement à se connaître.

Nous ne sommes que des « antennes de communication », à chacun d’entre nous de mieux comprendre son propre fonctionnement intérieur, de faire un chemin d’intériorisation pour « grandir en conscience », valoriser nos canaux de communication, et développer nos capacités intuitives.

Retrouvez le site de notre partenaire NOSOTROS https://www.nosotrosxp.com

PARIS SG BAT L’OL féminine 1 à 0

Retrouvez le commentaire de Cyril LEGENDRE journaliste de la LPIFF.

PARIS Prend le commandement du Championnat de France de Football. féminin. Fleury l’emporte, tandis que le PARIS FC et ISSY s’incline.

Le Paris-Saint-Germain a battu (1-0), vendredi soir au Parc des Princes, l’Olympique Lyonnais. Une victoire de prestige qui se double d’une prise de pouvoir en tête de classement puisque les Parisiennes comptent désormais un point d’avance sur leurs rivales rhodaniennes. Fleury s’est également imposé et remonte à la cinquième place. 

Cette fois la balance a penché du bon côté. Le Paris-Saint-Germain est enfin parvenu à battre l’Olympique Lyonnais (1-0), vendredi soir au Parc des Princes, et fait une excellente opération en s’emparant également de la tête du classement. Une victoire maîtrisée qui ne souffre d’aucune contestation et obtenue grâce à une réalisation de Marie-Antoinette Katoto parfaitement servie par Kadidiatou Diani.     

Leader, le PSG va devoir désormais regarder ce qui se passe derrière. Si le trou est déjà fait entre les deux premières et les autres formations, les Girondins de Bordeaux ont conservé leur troisième place grâce à un court succès (1-0) sur la pelouse du Paris FC. 

Les Parisiennes qui voient une autre formation francilienne, Fleury, leur passer devant. Les Essonniennes ont enchaîné avec une nouvelle victoire (2-0) aux dépens cette fois de Dijon. Elles pointent désormais à une belle cinquième place.  

C’est plus compliqué pour le promu, GPSO 92 Issy, largement défait (1-6) à domicile par Guingamp. Les Isséennes vont devoir retrouver, dans leur lutte pour le maintien, cette dynamique qui leur avait permis de décrocher deux succès consécutifs.   


Les résultats
PSG – Olympique Lyonnais : 1-0
Fleury – Dijon : 2-0
Soyaux – Stade de Reims : 1-2
GPSO 92 Issy – Guingamp : 1-6
Montpellier – Le Havre : 3-1
Paris FC – Girondins de Bordeaux : 0-1 


Classement : 

  1. Paris-Saint-Germain : 25 pts
  2. Olympique Lyonnais : 24 pts
  3. Girondins de Bordeaux : 17 pts
  4. Montpellier : 16 pts
  5. Fleury : 14 pts
  6. Paris FC : 12 pts
  7. Dijon : 12 pts
  8. Guingamp : 10 pts
  9. Stade de Reims : 10 pts
  10. GPSO 92 Issy : 6 pts
  11. Soyaux : 6 pts
  12. Le Havre : 4 pts

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LA QUALITE DU COMPORTEMENT DE L’EDUCATEUR

L’éducateur peut être félicité, par son comportement, la tenue de son équipe et un style de jeu qui séduit. Il est de sa responsabilité d’apaiser ses joueurs, de les calmer, de les contrôler qu’il s’agisse aussi bien de séniors que de jeunes.

L’éducateur peut malheureusement être au centre de turbulences, de critiques, accusé de dérapages verbaux, ou de contestations de décisions arbitrales le plus souvent.

Nous devons tous ensemble, essayer d’étudier, de comprendre, de réagir pour être le plus exemplaire possible. Le langage utilisé par l’éducateur dans le football est parfois guerrier: « attaque », « défense », « agressivité », « virilité », « duel », « contact »….Nous devons être vigilant aux termes employés, le contexte, mais surtout le ton sur lequel cela peut être prononcé.

Supporter une certaine pression s’apprend, communiquer avec son groupe, aussi. Des aspects préventifs existent et doivent être mieux perçus, une Charte ETHIQUE, un règlement intérieur du club, le Statut des Educateurs.

L’esprit du club, du jeu, le fair play, le respect des partenaires et des adversaires sont des valeurs essentiels, c’est un véritable « contrat moral ».

Le règlement intérieur du club est aussi une source des valeurs interne et du mode de fonctionnement du Club.

Le Statut des éducateurs stipule que l’EDUCATEUR doit être un exemple sur ou hors du terrain. Il doit respecter en tous points ce statut.

Et c’est là que nous intervenons, l’AMICALE DES EDUCATEURS a contribué depuis 1947 à faire connaître les éducateurs et à leur conférer un statut. TOUT EDUCATEUR devrait y adhérer.

TOUT EDUCATEUR DIPLOMES doit nous rejoindre, une chose est d’adhérer, à un prix très faible 15 ou 18 euros, mais autre chose est de fréquenter les réunions de l’ASSOCIATION DES EDUCATEURS et d’y participer activement pour:

  • Connaître les autres
  • Bénéficier d’une Formation permanente
  • Rafraichir ses connaissances, les élargir
  • Echanger des expériences
  • Eviter les « suffisances » et de « fausses certitudes » c’est à dire respecterles travail des autres éducateurs et de leur mode de présentation lors de la tenue des réunions techniques.

Le tout dans un cadre convivial et souvent informel.

Vous comprendrez que l’EDUCATEUR est par son attitude et son statut une cible facile, ne tombons pas dans des pièges, restons concentrés sur notre fonction, et assumons nos responsabilités, sans fautes. Nous sommes là nous autres AEF pour vous valoriser et vous aider.

Vous autres éducateurs, vous êtes là pour être adhérent et un lien essentiel pour faire adhérer vos amis , vos collègues.Nous comptons sur chacun d’entre vous et nous gagnerons la partie pour redonner au mot EDUCATEUR tout son SENS ses VALEURS et sa GRANDEUR.

DISTRICT 92 François CHARRASSE plébiscité avec 97% des voix des clubs.

Nous sommes heureux de vous communiquer le mail reçu de notre Président sur le 92.

ASSEMBLEE GENERALE DU SAMEDI 14 NOVEMBRE 2020

Bonjour à toutes et à tous,

Comme vous le savez ou pas la liste « collectif renouvelé » que j’ai l’honneur de mener a été brillamment élue (97,37%).Je tenais à vous remercier pour le travail effectué au sein des commissions et remercier aussi les salarié(e)s pour leur dévouement et la qualité de leur travail.

C’est grâce à cette association élu(e)s, commissaires et salarié(e)s que nous permettons à nos clubs d’évoluer dans les meilleures conditions possibles.

Merci aussi aux élus du précédent mandat qui n’ont pas souhaité renouveler : Jean Louis, Christophe, Jean Claude et Thierry pour leur engagement.
Le nouveau comité directeur se réunira en visio le samedi 21 novembre, au cours de ce comité nous nommerons les commissions.

Faites attention à vous,

Cordialement.

François CHARRASSE.

L’AVENTURE NANTAISE DE Monsieur DENOUEIX

La maison jaune, est un paradis du Foot, José Arribas, Jean Vincent, Coco Suaudeau, Raynald DENOUEIX, Christian GOURCUFF, alors retrouvons Monsieur Denoueix ci dessous:

FORMATEUR et ENTRAINEUR LE COACH EST UN LEADER A L’ECOUTE;

Te souviens-tu de tes débuts au club en 1966 ?

Très bien. Je jouais dans un petit club de la région parisienne (CS Arpajon) et c’est un dirigeant qui a pris l’initiative du contact. Il était persuadé qu’après Reims, c’est Nantes qui deviendrait le club phare du football français. J’ai participé à deux stages d’une semaine et à ma grande surprise j’ai été retenu. C’était juste après les deux titres de champion de France, et les débuts pour moi ont été très difficiles. J’étais en terminale au Lycée Clémenceau et il me fallait concilier études et entraînements en soirée au stade de la Mellinet. En match en junior, j’ai été minable toute la saison.  Je m’attendais à me faire virer à l’issue de la première année. J’ai été reçu par le président Clerfeuille qui m’a dit « si vous voulez rester, on vous garde… mais vous n’aurez rien ». La seconde année, j’ai progressé, dans la troisième équipe puis avec la réserve.

Quelles étaient tes relations avec José Arribas à l’époque ?

Au début, c’était une relation de petit joueur vis-à-vis d’un entraîneur. Pas trop de contact mais c’était normal à l’époque. Il faut se souvenir que José Arribas était seul pour gérer le groupe pro, secondé à certains moments seulement par Guelso Zaetta en charge du secteur amateur. Au quotidien c’était quelqu’un de très agréable dans la relation. Pour moi, l’intégration au club a été facile car j’ai très vite adhéré aux principes de jeu. C’était comme cela que je sentais le foot.

Comment pourrais-tu décrire sa manière de travailler ?

C’était un entraîneur très intuitif dans le jeu et dans la préparation physique. Il testait beaucoup de choses. Les exercices d’échauffement étaient toujours liés à un principe de jeu. Il appelait cela « faire ses gammes ». Dans la tribune en bois du stade de Procé, il avait inventé une séquence où l’on montait et descendait les petites et grandes marches sur un pied ou deux pieds. Beaucoup de joueurs s’en souviennent encore. C’était de la pliométrie avant l’heure. Dans le parc de Procé on travaillait dur physiquement : volume vitesse intensité, renforcement musculaire dans les pentes, c’était très complet. En liaison avec M. Boudard, on pratiquait d’autres sport Co, bases de gym, approche des étirements. Comment il avait imaginé cela ?… Parfois, tu utilises des choses et puis tu comprends seulement après l’utilité. Logiquement, il vaut mieux aller du général au particulier, l’empirisme et l’intuition peuvent aider aussi.

Dans les entraînements, il y avait aussi beaucoup d’exercices, de jeux, avec des thèmes qui obligent à prendre de l’information, analyser et décider. C’est cela qui développe l’intelligence tactique. L’idée, c’est de créer de l’espace pour prendre le ballon lancé. C’est l’appel qui déclenche la passe. Et pas l’inverse.Tu peux avoir la technique de Messi mais si autour de toi personne ne bouge, l’action ne peut pas se développer. Jouer avec et pour le troisième joueur ! Si toi, tu fais semblant de décrocher et que tu veux la balle dans l’espace, moi je vais te comprendre grâce à l’intelligence commune acquise lors des entraînements. C’est tout cela que l’on travaillait à l’entraînement avec José. Il nous apprenait à jouer ensemble et à mieux nous comprendre. C’était un visionnaire et il avait certainement un temps d’avance sur son époque.

Il y avait aussi, il ne faut pas l’oublier, des joueurs de talent avec une grande complémentarité dans le domaine de l’intelligence, la puissance et l’habileté. Quand tes idées deviennent celles des joueurs, pour l’entraîneur tout devient plus simple. Le football, c’est se comprendre. Quand on a dit cela, pour moi, on a dit l’essentiel.

Dans ta carrière de joueur, tu as ensuite eu Jean Vincent comme entraîneur ? Est-ce qu’il a eu une continuité ?

L’approche était différente. Et c’était normal car Jean Vincent c’était une autre conception du football. C’était un ancien joueur du Stade de Reims et ses amis étaient Piantoni, Kopa et Just Fontaine. Troisième de la Coupe du Monde en 1958. Il faudra attendre une éternité pour faire mieux.

C’étaient des supers joueurs sur le plan tactique et technique. Naturellement, Jean Vincent n’était pas dans une culture qui met le collectif au-dessus de tout. Il a eu l’intelligence de s’adapter à l’équipe et laisser les principes acquis depuis des saisons s’exprimer ! La stabilité de l’effectif garantissait aussi la pérennité des principes. L’équipe était même demandeuse de travail physique sans ballon quand on en sentait la nécessité car la vitesse du jeu impose une excellente condition physique.

Comment pourrait-on définir le profil d’entraîneur de Jean Vincent ?

TRANQUILLLLLLE, c’était son mot avec une prononciation inimitable. C’était un bon communicant. Il savait mettre une superbe ambiance et créer la confiance au sein du groupe. Jean Vincent c’était un amoureux du foot. Son plus grand plaisir était de jouer avec nous.  On l’oublie parfois mais son palmarès nantais est éloquent. Il a gagné deux titres de champion de France (1977 et 1980) et aussi obtenu en 1979, la première Coupe de France du club contre Auxerre.  

Nous aurons l’occasion d’évoquer prochainement dans un prochain article sa carrière d’entraîneur au FC Nantes. Merci encore à Raynald pour sa gentillesse et sa grande disponibilité.

Monsieur DENOUEIX Passion et RENDRE LE JOUEUR PLUS INTELLIGENT

La maison jaune, est un paradis du Foot, José Arribas, Jean Vincent, Coco Suaudeau, Raynald DENOUEIX, Christian GOURCUFF, alors retrouvons Monsieur Denoueix ci dessous:

Intelligence tactique et Football

Après ta carrière de joueur en 1979, tu as entrainé pendant quelques années le club de Gétigné puis tu es revenu au FC Nantes pour prendre en charge le centre de formation. Qui est à l’origine de ton retour ?

Dans ce club de Gétigné, j’ai découvert comme entraîneur le monde amateur et j’y ai appris beaucoup, et gardé de solides amitiés. Au moment de prendre l’équipe pro, Jean-Claude Suaudeau m’a appelé pour m’annoncer sa nomination et l’opportunité de prendre sa place de responsable du Centre de Formation.

J’avais déjà acquis un début d’expérience concernant les jeunes puisque, pendant ma période de joueur pro, j’ai entraîné le soir deux jours par semaine les cadets nationaux avec Marcel Lozach. J’ai saisi cette chance. En 1982, c’était vraiment le début du Centre puisque à la Jonelière, il a été créé en 1979. J’ai une grande gratitude pour Coco. Il avait sa manière de transmettre. Il posait toujours des questions sur le jeu, le match, les joueurs, la compo de sa prochaine équipe. Bureau, vestiaire, petit footing après les séances, avec lui c’était réunion continue. Quelle chance !

Quand tu entends parler du «jeu à la nantaise» qu’est-ce que cela évoque concrètement pour toi ?

Je crois me souvenir que cette formule nous la devons à un journaliste. Pour moi, le jeu à la nantaise c’est surtout l’époque des années 60 avec Gondet, Blanchet, Suaudeau, Budzinski, Le Chenadec, De Michelle, Eon, Ramon Muller, Jacky Simon, etc. Après eux, cela a été forcément autre-chose. José Arribas lui-même a fait évoluer sa manière de faire mais pas le fond, parce que les joueurs étaient différents.

Les principes de base sont restés ensuite les mêmes au sein du club avec notamment l’importance du collectif et le jeu en mouvement. Construire une (grande) équipe c’est un équilibre fragile, il faut du talent, de la complémentarité, de l’ambition, de l’intelligence, de l’efficacité. Cela relève du miracle.

Comment à l’époque cette importance du collectif se concrétisait dans ton travail d’éducateur ?

Au centre de formation, c’était le fil directeur. L’idée c’est de jouer avec et pour favoriser l’action du ou des partenaires. Se comprendre pour s’associer. Etre capable d’interpréter l’action de la même manière tant sur le plan offensif que défensif. Une action ce n’est pas une addition de passe, il doit y avoir anticipation pour qu’il y ait continuité et donc des chances de surprendre l’adversaire. L’idée c’est de faire réfléchir les joueurs. Pirlo a dit « toute ma vie j’ai joué avec ma tête ». Nous proposions des jeux, utilisant des zones, des couleurs, des touches limitées, des thèmes. Coco disait « après une séance on doit sortir moins con ».

On avait mis par exemple en place une démarche où les joueurs sont associés par paire durant tout l’entraînement mais aussi en match. On s’organisait par « paire » même lorsqu’on joue à 6 ou à 10 plus le gardien. Une manière de créer des relations de jeu et de la solidarité. Lorsque l’un allait recevoir le ballon, l’autre devait systématiquement lui proposer quelque chose. Liberté pour celui qui allait recevoir de choisir… que les joueurs soient à proximité ou à 20 mètres de distance de plus. Les équipes qui étaient sous ma responsabilité (D4 et Gambardella) jouaient toutes de cette manière. C’est une manière d’être toujours concerné sur le terrain. Dans mon dictionnaire, le verbe « arrêter » n’existe pas sauf si c’est pour feinter et mieux repartir. D’ailleurs, étymologiquement motiver vient de move. En règle générale, quand tu n’es pas motivé, tu ne bouges pas beaucoup.

Cette situation explique la complicité perçue entre certains joueurs, on peut penser notamment à Nicolas Ouédec, Raynald Pedros et Patrice Loko ?

Sans oublier les autres. Ils ont joué ensemble pendant de nombreuses années. Ils étaient complices. C’était là leur plaisir. On suggérait, ils en rajoutaient une couche. On recrute des joueurs car on les croît capables de s’inscrire dans notre idée du jeu. Capables d’interpréter et de deviner. Quand j’entends dire que le poste d’attaquant oblige à être individualiste je ne suis pas d’accord. Il faut jouer JUSTE !!! Savoir s’il faut tirer, passer ou dribbler. Intuitivement, avec le risque de faire parfois des erreurs nous arrivions à repérer cette aptitude. Par exemple, je me souviens d’avoir eu, très vite, cette conviction avec Olivier Monterrubio lors de son premier entraînement.  

Le FC Nantes était considéré à ton époque comme un des meilleurs centres de formation. Sinon le meilleur. C’était quoi le secret de la réussite ?

Il ne faut pas perdre de vue que le joueur c’est la base de tout. Les jeunes qui rentrent dans un Centre de Formation ont déjà 75% des acquis. L’élément clé, c’est ensuite de développer leur capacité à s’exprimer dans un collectif. L’organisation peut et doit varier, les principes non ! Si tu es un bon joueur de football, tu dois pouvoir comprendre le jeu à tous les postes. Même gardien de but. Tu n’auras jamais évidemment le niveau spécifique au poste mais tu dois être capable d’agir correctement.    

Cette approche explique le succès d’un club comme l’Olympique Lyonnais qui sort des joueurs de qualité à tous les postes. Il y a deux ou trois ans, l’entraîneur du Centre de Formation à la question de savoir sur quels critères il faisait le recrutement a répondu que pour lui le plus important c’était la capacité à prendre des informations. A Lorient, ils parlent de prise de décision. La complexité du jeu oblige à avoir des joueurs intelligents sur le plan tactique. A Nantes, on travaille dans cette direction. Il ne faut jamais oublier que le jeu est dans la tête des joueurs. Ce sont eux qui décident dans l’action, en fonction de nombreux critères, de plus en plus vite car l’adversaire laisse peu d’espace, donc peu de temps.

Il y a quelques jours, j’ai entendu le responsable du Centre de Formation de Benfica affirmer qu’il n’entraîne pas à conduire le ballon, ni à tacler ou à faire des passes. On s’entraîne disait-il à apprendre à jouer. Je partage cette approche. Certes, aujourd’hui les joueurs sont de mieux en mieux préparés sur le plan physique mais il faut, avant toute chose, développer leur intelligence tactique pour utiliser au mieux leurs aptitudes techniques et physiques. Le mental étant le socle.

Tu as certainement de nombreux souvenirs de cette période en tant que responsable du centre de formation et entraîneur de l’équipe réserve ?

Evidemment, j’ai plein de bons et de moins bons souvenirs de cette époque. C’est le foot. Toutefois, le plus fort qui me vient à l’esprit c’est malheureusement l’accident de voiture en 1984 qui a coûté la vie à Seth Adonkor (le demi-frère de Marcel Desailly) et Jean Michel Labejof. Sidi Kaba était aussi dans cette voiture et il n’a plus été en mesure de rejouer au football. Cette tragédie a marqué tous les joueurs au sein du club. Un centre de formation c’est une seconde famille.

HATEM, UNE BOMBE A RETARDEMENT

-« Hatem est de cette espèce qui crée l’espoir par son talent » Alain PERRIN son ex coach à LYON.

FRANCE FOOTBALL consacre la une de son numéro 3878 du 3 novembre 2020 à celui qui sur le plan gestuel, on avait rarement vu une telle vitesse d’exécution et de changement de direction. Hatem BEN ARFA ce natif de Chatenay Malabry peut être détesté ou porté aux nues. Son interview est riche, le personnage est passionnant, le langage est vrai.

HATEM UN ENFANT DU 92

Avant de reprendre des parties de cet article, je reviens sur les propos d’un de ses potes de l’INF Clairefontaine : Garra Dembélé : «Il a pu intégrer la promotion 1986 alors que c’était un 1987. Aux entraînements, on ne voyait pas la différence. La seule différence qu’il y avait, c’était le gabarit. Mais ce qu’il avait dans les pieds était hallucinant. Un souvenir ? L’un des premiers entraînements : on faisait des un contre deux. Un gardien de but, deux défenseurs et un attaquant. Il fallait passer les deux défenseurs et marquer : les deux se sont percutés et sont restés au sol. Il y en a qui s’était même ouvert la tête. Crochet, passement de jambes, feinte de frappe… Je crois même que le gardien était tombé… C’est un génie.»

Les entraîneurs le préfère en chef d’orchestre plutôt qu’en soliste. Qu’il soit dribbleur solitaire jouant perso ou passeur de génie,le football français manque de profils comme le sien.

Fredéric GUERRA son premier agent dit de lui:-« Le joueur est atypique. Il est fort.Sur certains instants, il peut changer la donne d’un match, il l’a prouvé.A lui seul, il peut rapporter bon nombre de points.

A maintenant 33 ans passés, il ne présente plus la silhouette aiguisée du fabuleux espoir volant des années lyonnaises, mais il lui reste sa bouille de ravissement issue de l’enfance, dès que le ballon roule dans le bon sens.

C’est un garçon, un homme très attachant, Claude PUEL lel coach qui a fait exceller Ben Arfa, résume simplement:- Il aime le football, et ce n’est pas un garçon tordu. Autocnetré et irritant oui, mais pas armé mentalement pour s’imposer chez un top-club européen.

Hatem possède encore un « gros capital sympathie », il peut faire rêver, il aime ça, comme il aime sa liberté. A Bordeaux il va croiser, Jean Louis GASSET, le coach un peu paternaliste, fin psychologue et admirateur de son talent, il pourra lui donner les clés de la maison bordelaise et être le number One du club, Hatem aime cela. Au Paris SG il était un joueur au milieu de stars, ce n’est pas l’environnement qu’il lui faut. Hatem a besoin pour lui de sentir qu’on l’aime et c’ets là qu’il est le MEILLEUR. Comme c’est un bosseur aussi, il ne peut que réussir.

TRAVAIL REGULIER MEME QUAND IL N’AVAIT PAS DE CLUB………

VOLTAIRE, MONTROUGE, ACBB sont les clubs du 92 qui ont eu le joueur parmi eux.

DES VACANCES APPRENANTES

Immersion avant le confinement au cœur  du stage de football éducatif encadré par l’Académie Diomède dans le cadre des vacances apprenantes à Poissy (Yvelines).

Cet article de Florian Dacheux dans ACTU 78 nous montre l’importance que peut jouer le Football sur des enfants si il est utilisé comme levier pour des apprentissages scolaires et sportifs. Bravo à cet initiative de l’ACADEMIE DIOMEDE et de POISSY

De l’importance de la relation pédagogique pour ancrer des fondamentaux éducatifs.

Réputé pour son savoir-faire en matière de réussite éducative par le football et ses actions pour l’égalité des chances, l’Académie Diomède, fondée il y a douze ans par l’ex champion du monde 1998 et sa femme Delphine, professeure détachée de l’Education Nationale, est intervenue cette semaine pour la seconde fois consécutive à Poissy (Yvelines).

Après une première session en juillet, quatre éducateurs, dont un coach de l’AS Poissy, ont animé un stage de football au Collège Les Grands Champs dans le cadre des vacances apprenantes. Outre des ateliers techniques pour travailler la passe, le dribble et le mouvement, des oppositions en jeu réduit ont eu lieu au quotidien du 26 au 29 octobre. Sans oublier des cours de soutien scolaire et de nombreux ateliers autour de l’aspect péri-sportif.

Le foot comme levier pédagogique

« Le projet est avant tout éducatif, explique Marc Sechaud, le coordinateur de l’académie. Le foot n’est pas la finalité mais le levier pédagogique pour transmettre certaines valeurs et certains codes comme le savoir être. Avec, au centre, la notion de plaisir. »

Encadrés par quatre professeurs de l’Education Nationale, les 42 jeunes filles et garçons, issus des collèges Les Grands Champs, Le Corbusier et Jean Jaurès, ont pu revoir quelques notions en mathématiques, français et anglais, trois matières jugées fondamentales par l’académie Diomède.

« Un stage comme celui-ci doit être le reflet d’une année à l’académie, poursuit Marc Sechaud. On les invite à se fixer des objectifs, en les sensibilisant sur la citoyenneté, la façon de se parler et de recevoir l’avis des autres. Cela participe à la connaissance de soi, la confiance en soi et au vivre ensemble. »

L’atout sport des Grands Champs

En travaillant ainsi sur des aspects transverses que sont le sportif, le scolaire et le social, l’Académie Diomède cultive une certaine quête de sens dans chacune de ses interventions. Une philosophie qui ne pouvait que séduire Sandrine Felquin, la principale des Grands Champs, l’un des collèges les plus sportifs des Yvelines.

« C’est vrai que leur venue ici s’y prête bien, confirme-t-elle. Depuis longtemps, le football et le sport en général représentent pour nous un réel vecteur de réussite. On mise beaucoup là-dessus, à travers nos infrastructures, l’UNSS et nos partenaires. La quasi-totalité de nos élèves font du sport. A l’association sportive, ils pratiquent le hand, le volley, le cross-fit. Nous avons 56 élèves inscrits en section football et nos filles sont mêmes championnes départementales de futsal. »

Des filles que la principale et l’équipe éducative défendent à bras-le-corps.

« L’émancipation des femmes par le sport fait partie de l’un de nos axes de travail dans notre projet d’établissement, ajoute Sandrine Felquin. Nous travaillons avec de nombreuses associations comme Elles bougent. »

Malgré l’annulation de la journée de vendredi par le Rectorat de Versailles en raison du retour du confinement lié à la crise sanitaire, les éducateurs ont globalement pu mener un travail de fond.

Chaque participant est reparti avec un diplôme en main et quelques conseils personnalisés pour la suite de leur orientation scolaire. Des distinctions collectives si chères à Bernard Diomède, l’un des anciens cadres de la bande à Jacquet qui ne cesse d’œuvrer pour une image positive de la France plurielle.

Florian Dacheux

ASSEMBLEE GENERALE 2020

Chers(es) éducateurs (trices), 

Bonjour, 
Nous vous informons que l’Assemblée Générale Elective aura lieu le jeudi 26 novembre 2020 à 18H00 en Visio-conférence. 

L’ordre du jour : 

Rapport moral de la saison 2019-2020

Rapport financier de l’exercice 2019-2020

Election pour le comité 2020/2024 

Les documents ci dessous sont à demander par mail à aefoot92@gmail.com

DEMANDE DES DOCUMENTS A aefoot92@gmail
  • Pouvoir pour l’Assemblée Générale Elective.
  • Lettre de candidature
  • Lettre de rentrée 
  • Bulletin d’adhésion 2020-2021

LES CANDIDATURES DOIVENT ARRIVER AVANT LE 19 NOVEMBRE 2020

Vous pouvez également adhérer avec le lien suivant : 

https://app.joinly.com/app/member/web-site/5f2711238831065a46750fa2
En attendant,  vous pouvez suivre les actualités de l’AEF 92 sur internet : 

Le lien pour l’organisation de cette Visio-conférence vous sera donné ultérieurement. 
Nous vous remercions d’avance de nous informer, par retour de mail, de votre présence ou non à cette Assemblée Générale Ordinaire. 
Restant à votre disposition, 
Amicalement,


Christian PORNIN.                            Charles MORISSEAU

Président de l’AEF 92.                     Secrétaire AEF 92.

06.16.98.14.10                                   06. 16. 07. 29. 84

Facebook AEF 92

Site internet AEF 92

QUESTIONNEMENT ? LES OUTILS DU COACH

Questionner c’est faire progresser?

Questionner c’est amener le joueur à réfléchir?

L’entraînement doit permettre aux joueurs de devenir plus intelligent, le coach, le formateur va aider par son questionnement le joueur à trouver ses solutions, des solutions, les solutions…

Dans cette série d’articles je vous propose une liste de questions que toi coach, éducateur, tu vas choisir pour proposer aux joueurs sa logique de construction.

Premier sujet abordé: LES CONTROLES

Il peut être réalisé par toutes les surfaces de contact avec des ballons que l’on immobilise, ralentit ou oriente. En fonction de l’âge et du niveau des joueurs, le contrôle s’effectue sur des ballons au sol, aériens, et suivis d’un enchaînement technique (dribble, passe, tir,…). Progressivement, le joueur maîtrisera le ballon avec des blocages (immobilisation totale du ballon), des amortis (ballon freiné dans sa course), des contrôles orientés (ballon orienté vers une direction et permettant un enchaînement technique).

Faire comprendre l’importance de la première touche
Les critères d’observation

La lecture : Le joueur apprécie d’abord le départ du ballon et jette un regard autour de lui avant la réception en restant un peu en mouvement.

L’ajustement :  Les appuis sont courts et dynamiques (bouger avec le ballon) et le joueur recule ou avance à l’approche du ballon pour ne pas subir la course du ballon (« partir avec »).

L’attitude :  Il se rapproche du sol en fléchissant les jambes mais garde le buste droit. Le buste est souple pour feinter (notion du bras qui tourne) et la jambe est relâchée.

Le contact :  Sur le premier contact, le ballon est orienté, « il ne reste pas dans ses pieds » dans le sens de sa progression ou à l’opposé du danger (présence de l’adversaire).

Le dosage :  Le ballon est orienté loin si l’espace est large, ou court si l’espace est réduit.

Voici le questionnement possible:

Quels sont les éléments que tu as pris en considération avant de recevoir le ballon ?

 Qu’est-ce qui pourrait te permettre d’avoir plus de temps pour jouer ton ballon ? 

Qu’est-ce qui pourrait te permettre d’enchaîner plus vite vers l’avant ? 

Lorsque le ballon arrive, comment te places-tu pour échapper à l’adversaire ? 

Au moment de faire la passe, qu’est-ce que tu ressens dans la jambe d’appui ? 

Et avec quelle partie du pied touches-tu le ballon ? 

Lorsque le ballon arrive vite vers toi, qu’est-ce que qui pourrait, selon toi, te permettre de mieux le maîtriser et mieux l’emmener ? 

Lorsque tu as maîtrisé le ballon, quelles informations prends-tu chez ton partenaire ?

 Qu’est-ce qui pourrait te permettre, lorsque tu reçois un ballon latéralement, d’aller vite vers l’avant ?

Qu’est-ce qui est important pour toi lorsque tu fais un contrôle ? Et pour quelles raisons ? 

Pour améliorer la vitesse d’enchaînement, qu’est-ce que tu comptes mettre en place ? 

Lorsque tu es à la lutte avec l’adversaire, comment t’y prends-tu pour prendre le ballon en premier ?

 Quelle est la différence entre un contrôle et une prise de balle dans ton esprit ?

 Lorsqu’un partenaire va recevoir le ballon, que fais-tu pour faciliter son enchaînement ? 

Et tu peux ajouter tes propres questions qui vont faciliter la réflexion du joueur, bon travail.

L’AEF avec la Ligue de Paris

Les rapports entre la LIGUE DE PARIS IDF et son Président Jamel SANDJAK sont excellents, une discussion sur la signature d’une convention entre la Régionale et la Ligue a été adoptée lors du comité Directeur de Ligue du 19 Octobre.

Les actions avec la Direction Technique Ligue, vont être bien définies, parmi celles-ci le Directeur Technique Ali MOUCER pourra s’appuyer sur les expertises de nos éducateurs, pour les formations, détections et animations.

•Il est nécessaire que le département Technique de la ligue soit en relation mensuelle avec l’AEF Régionale et que ces échanges apparaissent dans le bilan de la Direction Technique régionale.

La sélection U16 HAUTS DE SEINE a montré des solides armes offensives durant cette journée.

•la Technique doit pouvoir compter sur l’AEF dans ses actions et l’AEF doit pouvoir compter sur la Technique dans ses actions. la nécessité d’être présent et acteur sur les actions, finales etc…

Le Président demande à ce que M. le DTR et le Président AEF régionale échangent et collaborent sur les formations, les sélections, les interventions, les commissions, et que l’AEF soit associée à la vie technique de la ligue.

Ces échanges se sont concrétisées par la présence le MercrediI 28 Octobre à MORFONDE, pour les interdistricts U16.

L’ESSONNE a présenté un collectif assez solide.

Les éducateurs ont montré tout au long de la journée une excellente image positive de la fonction.

Voici quelques photos de cette journée, où les joueurs de l’après midi ont montré de belles qualités, dans des rencontres rythmées.

Echauffement collectif avec sérieux mais aussi de la détermination.

La Seine et Marne avec un important collectif issu de Torcy.
Tarek très attentif à la préparation de son collectif.
Le Val d’Oise dans un jeu de conservation lors de l’échauffement
La première touche permet de voir l’habileté technique du joueur.
Scène de match.

DEFI FOOT FIT DANCE

Les collègues de la Ligue de Bretagne ont proposé durant le 1er confinement de nombreux ateliers pour leurs joueurs et joueuses, parmi ceux ci, la séquence du

BREIZH FOOT D’JOUR #37 : Défi FitFoot Dance DU 7 MAI 2020 SUR LE LIEN CI DESSOUS

CE TRAVAIL NE DEMANDE PAS UNE SURFACE TRES GRANDE Elle peut être pratiquée. en extérieur comme en intérieur, sans danger pour les objets fragiles de la maison.

En solo ou avec son frêre ou soeur, papa ou maman…… bon travail dans le rythme !!!!!