FELICITATIONS A LA MAIRIE DE COLOMBES ET LE SERVICE ENFANCE pour la journée du Mercredi 27 Mai au stade Charles Péguy. Un tournoi des centres de loisirs de la ville parfaitement bien organisé par Stanislas GROS et son équipe a permis de retrouver le terrain de football et des maillots dessinés par les enfants aux couleurs des équipes d l’euro qui va débuter.
De nombreuses célébrités ont soutenu cette opération par leurs présences, Pierre FERRACCI, le Président du Paris FC accompagné par Quentin RAUZIER, Steven NZONZI et Smaïl BOUABDELLAH, Patrick CHAIMOVITCH le maire de Colombes était très ému de voir tous ces visages heureux, ces enfants souriants tout au long de la journée. Les équipes pédagogiques des centres de loisirs, des différentes écoles, avec calme, bienveillance, bonne humeur ont animé avec brio la journée. De nombreux joueurs avaient fait parvenir des maillots pour une tombola qui a fait des heureux, SaÏd ARAB, Ludovic BLAS, Wissam BEN YEDDER, DIAKITE et bien d’autres ont permis aux heureux gagnants d’avoir un autre souvenir mémorable de la journée.
Elle a gagné le maillot de Ludovic BLS remis par son oncle fidèle colombien.Stanislas GROS l’organisateur avec Steven NZONZI (Rennes et Champion du Monde 2018.)
Grâce à notre partenaire NOSOTROS voici un excellent article sur les phases arrêtées.
Analyste à la Fédération hongroise de football et auteur prolifique pour Spielverlagerung, István Beregi nous invite à découvrir sa perception des phases arrêtées et de l’analyse du jeu en général.
Comment avez-vous débuté dans le football ?
Après le lycée, mon objectif était de poursuivre mes études en intégrant un cursus universitaire dédié à l’entrainement sportif. A l’époque, on me l’avait déconseillé, car la qualité de l’éducation proposée n’était pas très bonne. J’ai donc décidé d’étudier la psychologie du travail. Après 3 années, j’ai obtenu ma licence, mais je ne suis pas allé au bout de ma maîtrise, car je travaillais déjà dans le football. N’arrivant pas à mener les deux de front, j’ai arrêté mes études. Avec le recul, étudier la psychologie a été une très bonne décision. Cela m’a aidé dans le développement de ma façon de penser, de voir et percevoir le monde.
Durant mes études, j’ai quand même essayé de passer les diplômes UEFA par le biais de la Fédération hongroise de football, mais mes différentes demandes ont été refusées. Cependant, cela ne m’a pas empêché de me former de mon côté, en analysant des matchs pour moi-même, en étant actif sur Twitter et en écrivant des articles.
Le point de bascule a été le Championnat d’Europe 2016, lorsque j’ai commencé à écrire des analyses pour un grand site internet hongrois. Cela a été une bonne base pour proposer mes services à une équipe professionnelle. C’est donc à la suite de cette expérience que j’ai intégré un club de 1ère division, en tant qu’analyste. J’y ai travaillé pendant presque trois ans, puis un changement d’entraîneur a eu lieu, ce qui m’a également affecté.
J’ai donc connu quelques mois d’inactivité, puis j’ai rejoint la Fédération hongroise de football comme analyste du jeu. D’abord sur les équipes nationales de jeunes (U15 à U21) et ensuite l’équipe hongroise A.
En quoi vos études en psychologie vous influencent-t-elles dans vos analyses ? Y a-t-il des choses que vous avez pu transférer au football ?
J’ai l’impression de percevoir les situations, de manière très différente des entraîneurs habituels. Attention, je ne dis pas que je suis meilleur, car ce n’est pas le cas. Mon background en psychologie a un impact sur ma façon de penser, mais aussi de percevoir les situations et de communiquer avec les joueurs. Même si j’ai encore tendance à trop compliquer les choses, cela m’aide à penser stratégiquement, à penser logiquement. Lorsque j’analyse un problème j’essaie d’adopter différents points de vue, différentes perspectives, ce qui rend la pensée stratégique beaucoup plus facile. J’ai l’impression de mieux faire face aux pièges de la pensée.
« Mon background en psychologie a un impact sur ma façon de penser, mais aussi de percevoir les situations et de communiquer avec les joueurs »
Aujourd’hui, j’ai l’impression que beaucoup de formations dédiées au coaching sont très similaires, car les coachs parlent et pensent de la même manière. Tout le monde parle de mettre la pression sur le ballon, d’être compact, d’avoir la possession du ballon, etc. Mais je pense que certains sujets, qui me paraissent essentiels, ne sont pas abordés comme : comment appréhender les biais cognitifs ? Comment développer sa capacité à adopter différents points de vue ? Comment se percevoir à la troisième personne ? Etc. Toutes ces choses affectent, non seulement la planification, les analyses, la stratégie, mais aussi toute la communication.
Les phases arrêtées sont un aspect du jeu que vous semblez beaucoup apprécier. Pourquoi ?
Au départ, c’était un aspect que je trouvais ennuyeux. Lors de ma deuxième saison au sein du club pour lequel je travaillais, j’ai collaboré avec un entraîneur qui adorait ces phases et était très ouvert à de nouvelles idées. Il me demandait de regarder des matchs internationaux pour en trouver et c’est là que j’ai découvert leur beauté (cachée).
J’ai aussi pu constater que c’était un aspect sous-évalué, sous-analysé et mal pensé, du jeu (il l’est toujours). Bien sûr, c’est un aspect qu’il ne faut pas surévaluer, mais il est important de réfléchir à toutes les situations, à toutes les routines, tout comme on peut le faire pour le reste du jeu.
« Il ne faut pas y passer trop de temps et ce n’est pas la partie la plus importante du jeu, mais si nous nous améliorons de 5 ou 10 %, nous accroitrons également nos probabilités de gagner »
On ne peut se limiter à des observations génériques, comme : « il a lâché le marquage, c’est donc sa faute » ou « ils ne centrent pas bien » ou « ils n’attaquent pas bien le ballon », etc. Nous devons trouver de vraies solutions, analyser les choses en profondeur. Il ne faut pas y passer trop de temps et ce n’est pas la partie la plus importante du jeu, mais si nous nous améliorons de 5 ou 10 %, nous accroitrons également nos probabilités de gagner.
C’est donc comme cela que j’ai commencé à analyser ces phases et que j’ai vraiment développé mes idées sur le sujet. Aujourd’hui, si j’analyse les deux derniers matchs d’une équipe, je peux immédiatement voir si les phases arrêtées sont travaillées. Sur une dizaine de matchs analysés, on retrouve parfois quelques routines intéressantes, mais rarement sur le long terme.
Le traitement de ces phases semble aussi avoir beaucoup évolué ces dernières années. Existe-t-il un écart entre ce qui pourrait être fait et ce qui est fait actuellement ?
Je pense qu’il y a un potentiel important, mais encore une fois, j’essaie de ne pas le surévaluer. Malgré le nombre de phases arrêtées qui surviennent durant un match, nous ne devons pas uniquement nous concentrer sur elles. Pourquoi ? Parce qu’elles dépendent des autres phases du jeu. Si vous n’êtes pas bon offensivement, vous ne vous créerez pas d’opportunités sur coups de pied arrêtés. Même si vous le faites, ce sera dans des zones qui ont peu de valeur. C’est donc un aspect qui est vraiment lié aux autres phases du jeu.
Les stratégies défensives, du moins chez les bonnes équipes, sont de plus en plus universelles. La plupart des bonnes équipes défendent, avec des systèmes différents, mais utilisent les mêmes principes : zone, zone mixte ou zone avec des écrans. Il est très rare de voir une équipe qui défend comme Leeds, avec un joueur qui défend en zone et le reste en marquage individuel. D’ailleurs, quasiment 30% des buts qu’ils ont concédé font suite à un coup de pied arrêté. Cela montre vraiment qu’ils ont des difficultés.
« Si vous n’êtes pas bon offensivement, vous ne vous créerez pas d’opportunités sur coups de pied arrêtés. Même si vous le faites, ce sera dans des zones qui ont peu de valeur »
Mais en général, toutes les bonnes équipes défendent en zone. Cependant, comme dans tous les systèmes, il existe des points faibles. L’un des reproches qui est souvent fait est que : si un ballon arrive entre deux joueurs, ils ne sauront pas lequel d’entre eux doit sauter ou qui est responsable. Je dirais que c’est toujours une responsabilité qui est partagée, car vous ne pouvez pas ramener les choses à un seul individu, surtout sur les coups de pied arrêtés.
D’un point de vue offensif, il y a clairement des équipes qui développent, consciemment, des stratégies ou routines spécifiques. Mais ce n’est jamais sur l’ensemble du match. Par exemple, avant le match Liverpool-Tottenham (13ème journée – saison 2020/2021), j’ai écrit un article sur Konzeptfussball : Une approche différente des coups de pied arrêtés. J’y expliquais que je n’avais jamais vu une équipe marquer sur coup de pied arrêté, dans les dix dernières minutes d’un match, à partir d’une routine spécifique. Habituellement, les équipes se contentent de densifier la surface adverse, de faire monter le gardien, mais il n’y a pas de mouvement spécifique.
Lors de ce match, on a pu observer à quel point Liverpool a vraiment développé l’intelligence de ses joueurs. Ils exécutent des mouvements planifiés à l’avance, indépendamment de ce que font les adversaires et de la minute de jeu. Au cours de ce match, on a pu voir Henderson réaliser un écran sur Éric Dier et Firmino a marqué. Les écrans sont très utilisés par Liverpool sur corner et cela s’est produit après 90 minutes de jeu.
C’était donc vraiment intéressant de voir enfin une équipe qui a une stratégie claire sur coup de pied arrêté, même en fin de match. Parce que c’est évidemment à ce moment-là que l’équipe qui défend, est le plus vulnérable. Leur concentration est plus faible qu’en début de match. D’un point de vue stratégique, il faut les attaquer en fin de match.
En ce sens, le but marqué par Alisson contre WBA, est un exemple intéressant, offensivement mais surtout défensivement :
Si vous défendez en individuel (WBA), même le gardien de but (Alisson) doit être marqué. Ici, il arrive complètement seul.
Liverpool a également montré comment se démarquer efficacement. En créant un regroupement ils ont forcé les joueurs de WBA à être compact, ce qui leur a permis de facilement se recréer de l’espace, pour attaquer le but adverse. Non seulement, Alisson arrive complètement seul, mais Salah aussi.
Prise de risque maximum de WBA qui laisse 1 attaquant devant en vue d’une éventuelle contre-attaque + 2 joueurs à l’entrée de la surface (zone 2nd ballon). Ils défendent à 7vs7 dans la surface, alors que défensivement l’objectif principal doit être d’empêcher l’adversaire de marquer, pas de marquer un but. Laisser 1 joueur devant force 2 défenseurs à rester profond, mais une équipe proactive ne modifiera généralement pas le nombre de joueurs présents dans la surface, car elle sait que cela libérera des espaces à l’intérieur.
Idéalement, comment les phases arrêtées devraient être intégrées à l’entrainement ?
Je dirais qu’il faut les intégrer implicitement. Ce n’est clairement pas l’élément centrale d’une séance, mais on ne doit pas seulement les travailler à MD-1, ce que font la plupart des équipes. Parfois, elles les intègrent aux formes jouées, mais ce n’est pas quelque chose de courant. Une manière intéressante de le faire, c’est de « cacher » ce que l’on souhaite travailler dans des jeux réduits. Par exemple, si un jeu réduit (re)démarre systématiquement par une touche, cela permettra aux joueurs d’avoir de nombreuses répétitions, pour vivre les principes et mouvements de base lié à cette phase.
« Le défi, c’est de développer la réflexion des joueurs, afin qu’ils puissent comprendre les situations. Même si l’on utilise certaines structures préétablies, il faut développer leur réflexion et ne pas se contenter de penser au travers de ces structures »
C’est quelque chose qui affectera réellement la manière dont l’équipe se comportera pendant un match. Aussi, il ne faut pas réduire cela à l’apprentissage d’une « chorégraphie de déplacements » à retrouver en match. Le défi, c’est de développer la réflexion des joueurs, afin qu’ils puissent comprendre les situations. Même si l’on utilise certaines structures préétablies, il faut développer leur réflexion et ne pas se contenter de penser au travers de ces structures. Il faut avoir un mélange des deux.
Plus les joueurs vivront une situation, plus ils seront à l’aise. Plus ils rencontreront des situations similaires, plus ils auront la capacité de reconnaitre le type de problème qui émergent. C’est donc une question de prévention. Il s’agit de prévenir l’émergence de certaines situations défavorables. Si vous constatez que vos joueurs rencontrent des problèmes, alors vous pouvez leur parler après l’entrainement, vous pouvez essayer de comprendre la manière dont ils perçoivent les situations. Il vaut mieux le découvrir à l’entrainement, plutôt qu’en match.
Sur les corners offensifs, la zone du premier poteau semble être la meilleure option pour marquer. Est-ce une perspective que vous partagez ?
Cela dépend. Ce que l’on peut observer sur corner, c’est que les meilleures équipes défendent en zone mixte. Je dirais que mettre un ballon au premier poteau pose plus de problèmes à l’équipe qui défend, que le mettre au second. C’est plus aisé, parce que le ballon reste moins longtemps en l’air. Les défenseurs ont donc un peu moins de temps pour ajuster leur positionnement ou le timing de leur saut, etc.
Aussi, les déplacements au premier poteau se produisent généralement dans l’angle mort des défenseurs. Donc quand c’est bien fait, cela pose énormément de problèmes, surtout quand l’équipe adverse défend en zone. Face à du marquage individuel, je dirais plutôt le centre, parce que c’est une zone où vous pouvez causer de nombreux problèmes dans la structure d’un adversaire qui défend de cette manière. Mais d’une manière générale, je dirais que le premier poteau est actuellement la zone qui pose le plus de problèmes à l’adversaire.
Corners rentrants ou sortants ?
C’est une question très difficile. Les statistiques disent que les corners rentrants sont un peu plus dangereux et j’essaie de m’en convaincre, mais je n’ai pas vraiment mis le doigt sur ce qui fait la différence entre les deux. Ma réflexion personnelle sur le sujet n’est pas assez étayée, pour déterminer si l’un est meilleur que l’autre et avoir un avis tranché.
Toutefois, je pense que c’est un choix qui dépend du tireur. Si dans votre équipe il y a James Ward-Prowse, vous n’utiliserez que lui. C’est un très bon tireur de coups de pied arrêtés et un bon centreur. Donc que ce soit côté droit ou gauche, vous avez tout intérêt à les jouer avec lui. Je n’ai donc pas vraiment d’avis sur la question, mais je dirais que les caractéristiques du tireur ont une influence sur le choix du type de corner réalisé.
Quels sont les avantages des corners joués courts ? Qu’est-ce que cela créer pour l’équipe qui attaque, mais aussi celle qui défend ?
Il y a encore quelques temps, cela permettait d’attirer deux joueurs hors de la structure défensive adverse. Depuis, les équipes se sont rendu compte qu’il suffit d’un seul joueur, mais qu’il doit bien couvrir l’angle, généralement de l’intérieur vers l’extérieur. Quand c’est bien réalisé, cela permet à un deuxième défenseur d’avoir le temps d’arriver et de transformer le 2c1 en 2c2.
Généralement, je n’aime pas faire référence à des situations numériques spécifiques, surtout dans des espaces isolés, car cela n’aide pas à la compréhension. Plus qu’une situation d’infériorité qui se transforme en une situation d’égalité numérique, cela permet à un joueur de ralentir deux attaquants, jusqu’à l’arrivée d’un second joueur.
Les effets sont aussi dépendants de la configuration de l’équipe qui défend (en zone ou marquage individuel). Face à une défense en zone, l’objectif de l’équipe qui attaque est de faire sortir l’adversaire et de retarder leur arrivée dans la surface. Lorsque le tireur effectue la passe en retrait, généralement, l’adversaire sort et l’équipe qui attaque peut initier un mouvement contraire.
« Les corners courts on vraiment un effet de traction, qui déplace un peu l’équipe adverse vers le ballon. Même s’ils ne font qu’un ou deux pas vers celui-ci, cela créera de l’espace au second poteau, par exemple »
Même si généralement, les défenseurs s’attendent à ces appels dans la profondeur, la direction étant opposée au mouvement initial, ils ne peuvent pas vraiment ajuster l’orientation de leurs appuis et changer de direction dans le bon timing. Parfois, les équipes sont très agressives dans leurs sorties. Par exemple, Liverpool essaie toujours de jouer le hors-jeu. Lorsqu’il y a une passe en retrait ou à l’entrée de la surface, ils sortent d’au moins 10 mètres, ce qui laisse beaucoup d’espace dans leurs dos.
Les corners courts on vraiment un effet de traction, qui déplace un peu l’équipe adverse vers le ballon. Même s’ils ne font qu’un ou deux pas vers celui-ci, cela créera de l’espace au second poteau, par exemple. D’ailleurs, ce que j’ai pu observer ces derniers temps, c’est que les corners courts permettent surtout d’attaquer le second poteau, car c’est une zone qui est vulnérable sur les centres.
Une équipe qui défend en individuel perdra plus facilement le marquage, ce qui libérera des joueurs. De plus, n’ayant pas vraiment de structure préétablie, ils se retrouveront dispersés un peu partout et ouvriront des zones spécifiques. L’objectif est de les déplacer et leur faire perdre leur organisation.
Un petit mot pour finir sur les équipes qui défendent en zone. Généralement un des attaquants de l’équipe qui défend, fait partie de la structure. Très souvent, c’est le type de joueur qui sort sur le ballon et ne garde pas la position. Cette indiscipline nuit à la bonne couverture de l’intérieur de la surface.
Quel que soit la configuration défensive choisie (défense en zone, marquage individuel ou un mélange des deux), il existe un problème lié à l’orientation. Les joueurs doivent être attentifs au ballon et à sa trajectoire, mais en même temps, aux déplacements des joueurs adverses. Comment gérer ce problème ?
Liverpool a une très bonne solution pour répondre à cette problématique. Ils mettent en place une ligne de 5 joueurs et le premier défenseur s’oriente de manière à voir si un adversaire va essayer de les surprendre en arrivant depuis l’angle mort. En fait les deux premiers défenseurs de la ligne doivent faire attention à cela, mais parfois, la communication est malheureusement inexistante. C’est comme cela que l’Union Berlin a marqué contre le Bayern :
Mais si les deux premiers défenseurs ont une bonne orientation, cela peut être évité. Généralement, c’est l’amorce du geste du tireur, qui déclenche les appels. A ce moment-là, si le défenseur scan visuellement et qu’il y a un appel, il peut alors aller dans la zone du premier poteau.
Un des problèmes de cette structure, c’est que lorsque le premier défenseur sort, cela créer un énorme espace devant le second. Pour éviter cela, Liverpool utilise un » joker « , qui est positionné à quelques mètres du premier poteau. Lorsque le premier défenseur sort, ce joker le remplace. Ayant une orientation plus ouverte au départ, cela lui permet d’avoir une vue d’ensemble sur ce qui se passe dans la surface.
Une bonne couverture de la zone du premier poteau évite au reste de la ligne d’avoir à s’avancer. Ils peuvent rester en position et limitent l’ouverture d’espaces entre eux. Je n’irais pas jusqu’à dire que le joker est quelque chose d’indispensable, mais il est vraiment utile. C’est une solution que j’apprécie vraiment et il semble que cela fonctionne bien pour Liverpool, car ils ne concèdent pas vraiment de buts, de tirs ou de premières touches dans la surface.
Beaucoup d’équipes sont défaillantes sur la couverture du premier poteau, car il manque cette orientation des deux premiers défenseurs. Pour être clair sur la façon de défendre cet espace, je dirais que c’est l’orientation qui cause les plus gros problèmes. Je dirais aussi que l’utilisation d’un joker est une très bonne solution pour remédier à cela. Bien sûr, il est aussi possible de couvrir cette zone via le positionnement et la configuration de la 2ème ligne. Mais la clé, c’est le positionnement de la première ligne et le nombre de joueurs qui la composent.
Dans la surface, quels sont les principaux mouvements utilisés par l’équipe qui attaque, pour perturber la structure de l’équipe qui défend ?
Si c’est bien fait, vous n’attaquez pas uniquement une zone. Comme avec le Jeu de Position, si vous voulez avancer d’un côté, vous devez toujours bien occuper les espaces éloignés du ballon. C’est la même chose sur les phases arrêtées. Vous devez mettre différentes choses en place, pour perturber l’organisation adverse.
Par exemple, vous pouvez concentrer l’attention de vos adversaires sur votre meilleur joueur et lui demander de retarder ses déplacements, pendant qu’un autre joueur effectue le déplacement dans la zone que vous voulez réellement attaquer. Il y a énormément de manières d’attaquer, mais ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est : que voulez-vous voir et que voulez-vous obtenir ?
D’un point de vue défensif, on se contente souvent de dire aux joueurs : « vous ne devez pas permettre aux attaquants de sauter ou tirer dans cette zone » et d’un point de vue offensif : « il faut sauter dans le bon timing ». On ne peut réduire les choses à cela et on ne peut pas non plus envisager les choses de manière idéaliste.
Actuellement, beaucoup d’équipes centrent à l’entrée de la surface pour générer des tirs. Le problème, c’est qu’ils n’ont rien fait au préalable pour libérer le couloir de jeu du tireur. Il y a donc cinq ou six joueurs devant lui et ils bloquent son couloir de tir. Peut-être que de cette manière, ils marqueront un but extraordinaire tous les trente corners, mais je ne vois pas l’intérêt. Il faut donc bien définir ce que l’on veut faire, sans alerter l’adversaire sur nos véritables intentions.
Autre exemple, que se passe t-il très régulièrement, lorsqu’un joueur effectue un écran ? Il est dos au but ou au tireur, ce qui alerte l’adversaire sur ses intentions. Comme ce sont des signes qui sont très faciles à lire, il faut varier les déplacements, dissimuler l’identité des joueurs qui feront les écrans, etc. Les principes restent les mêmes, mais les joueurs changent, pour que l’adversaire ne puisse s’adapter.
Comme au football américain, je dirais que le timing est essentiel. Cela fait vraiment une grande différence d’un point de vue offensif. D’ailleurs, il ne s’agit pas seulement du timing du déplacement, du timing du saut ou de l’arrivée dans la zone que l’on souhaite attaquer. Cela concerne aussi l’arrivée dans d’autres zone, le timing de l’écran qui libère un coéquipier, etc.
Si les joueurs sont trop en avance ou en retard, ils ne seront pas en position lorsque le ballon arrivera dans la zone. S’ils sont là trop tôt, ils risquent de rester dans la zone ou de ralentir leur course pour compenser. Ils ne bénéficieront pas de la même dynamique que lorsqu’ils sautent après une course à une vitesse plus élevée. C’est ce qu’il faut prendre en compte.
Parfois, on peut avoir le sentiment que certaines équipes jouent leurs corners uniquement pour conserver la possession du ballon, pas pour marquer. Est-ce une stratégie qui a du sens ?
Un corner est une situation intéressante pour essayer de marquer. Conserver le ballon peut avoir un intérêt en fin de match, quand on veut perdre du temps. Mais même lorsque les joueurs se font quelques passes, c’est dans le but de déplacer le dispositif défensif, pas pour conserver le ballon. D’un point de vue stratégique, ce sont des moments où vous pouvez facilement vous créer des opportunités, car l’attention de l’équipe qui défend, n’est pas très élevée.
Par ailleurs, l’objectif principal d’une équipe qui défend un corner ou un coup de pied arrêté, devrait être d’empêcher le but. Cependant, encore un grand nombre d’entre elles, veulent jouer la contre-attaque. C’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à comprendre. L’équipe qui attaque doit être particulièrement mauvaise dans sa couverture de l’entrée de la surface, pour vous laisser l’espace nécessaire pour contre-attaquer. Contre de bonnes équipes, cela n’arrivera pas. Peut-être en fin de match, lorsqu’ils prendront des risques et laisseront des espaces ouverts.
Encore une fois, d’un point de vue défensif, l’objectif doit être d’empêcher l’équipe adverse de marquer, pas de marquer sur une éventuelle contre-attaque. Il est très rare de marquer un but en contre-attaque, à la suite d’un coup de pied arrêté adverse, donc je ne pense pas qu’il soit nécessaire de d’avoir une stratégie spécifique. Ce n’est que mon opinion bien entendu, mais c’est un raisonnement que je ne comprends pas vraiment. Bien sûr, si vous vous préparez à une contre-attaque, cela peut un peu conditionner le nombre de joueurs adverses qui attaqueront. Au lieu d’arriver à six, ils arriveront avec quatre joueurs, mais il y aura plus d’espace à couvrir dans la surface. Il faut donc prendre cela en considération.
Quel est votre processus de réflexion lorsque vous analyser les coups de pied arrêtés d’une équipe ?
Lorsque je travaillais en club, j’avais l’habitude d’analyser les dix derniers matchs de nos futurs adversaires. S’il y avait des patterns qui étaient récurrents, je pouvais facilement construire une stratégie ou anticiper ce qui allait se passer. Cela me permettait de fournir des indicateurs aux joueurs. Sur corner, nous défendions en individuel et c’est aussi le cas avec l’équipe nationale aujourd’hui. Quand vous défendez de cette manière, vous devez donner un certain nombre d’indicateurs à vos joueurs, afin qu’ils sachent ce qui va se passer. Les organisations utilisées par l’adversaire, ce que veut dire l’orientation de certains joueurs (écrans potentiels), etc.
Si vous défendez en zone, vous devez beaucoup plus prêter attention aux déplacements eux-mêmes. En fonction de la manière dont l’adversaire attaque le premier poteau, par exemple (un, deux ou trois joueurs), il sera possible d’anticiper ou créer une solution spécifique pour y répondre. Si vous défendez en individuel, ce qu’ils font contre une équipe défend en zone n’aura vraisemblablement pas d’impact sur ce qu’ils feront contre vous. Il faut donc faire la différence, car leurs déplacements seront différents.
Lorsque vous analysez les configurations défensives, vous devez voir tous les petits mouvements qui peuvent causer des problèmes. Comment défendent-ils face à un corner joué court ? Comment sont-ils susceptibles de défendre, si vous arrivez avec quatre, cinq ou six joueurs ? Est-il possible de forcer des échanges de marquage (un de nos bons joueurs de tête vs un de leur mauvais) ? Comment couvrent-ils le premier et le second poteau ? Comment défendent-ils les écrans ? Echangeront-ils de joueur ou suivront-ils leur homme ?
S’ils échangent le marquage, alors vous devez faire des mouvements différents. Peut-être éviter de faire un écran, ou au contraire utiliser cela en créant immédiatement un échange à votre avantage. S’ils suivent, alors comment pouvez-vous leur causer encore plus de problèmes, en libérant un joueur spécifique par exemple ? Comment défendent-ils les seconds ballons ? Laissent-ils un joueur en attaque ? Etc. Donc, il s’agit vraiment de faire attention à tous les détails.
Si vous trouvez une faille, tout ce que vous avez à faire, c’est construire votre stratégie pour l’exploiter. S’ils sont en difficultés face aux joueurs qui se positionnent à l’entrée de la surface et qu’ils maintiennent une certaine distance avec eux, alors vous pouvez créer un avantage dynamique que vous pouvez utiliser sur chaque corner. Dans l’ensemble, tout ceci est valable pour analyser les coups de pied arrêtés, mais aussi les moments avec et sans ballon.
C’est quelque chose auquel je réfléchis depuis un certain temps maintenant mais, mon objectif est d’analyser la dynamique de prise de décision de l’adversaire. C’est-à-dire, comment réagissent-ils dans différentes situations. Avec l’équipe nationale, nous évoluons avec une défense à trois. Donc, lorsque j’analyse un adversaire, il est logique de l’observer contre une équipe qui évolue dans la même configuration que nous. Cela permet de savoir comment ils ajustent leurs stratégies, leurs tactiques, etc.
Quand le latéral monte et que l’ailier rentre à l’intérieur, comment réagissent-ils à cette situation ? S’ils se contentent de marquer individuellement, vous pouvez anticiper le fait que s’ils jouent de nouveau contre une défense à trois, ils feront surement la même chose. Bien sûr, il y a une question de stratégie, de la manière dont s’organisent, mais surtout de la façon dont ils prennent des décisions dans des situations spécifiques. Vous devez construire vos analyses sur cette base et, à partir de là, vous pouvez vraiment anticiper les comportements possibles durant le match. Je dirais que c’est le point clé.
Finalement, analyser un match, c’est émettre des hypothèses. Vous évaluez les décisions prises par les joueurs et, sur la base de leurs comportements précédents, vous imaginez ce qui pourrait se passer contre l’équipe que vous allez jouer ensuite ?
Essentiellement, oui. Bien sûr, un entraîneur peut proposer des solutions différentes ou changer de système, ce qui changera toute la dynamique du match. Mais il y aura des situations spécifiques où les principes utilisés pourront être les mêmes. Par exemple, la recherche d’un certain type de mouvement ou d’un certain joueur.
Même si le système est un peu différent, les principes resteront essentiellement les mêmes. Ce ne sera donc pas exactement ce à quoi vous vous attendiez, mais leur orientation sera essentiellement la même dans des situations spécifiques. Ce sont des choses que j’ai encore du mal à formaliser correctement, car c’est une réflexion nouvelle pour moi, mais c’est une approche à laquelle je réfléchis beaucoup actuellement.
La première des qualités pour un éducateur me semble être d’avoir conscience d’intégrer une organisation apprenante agile au profit d’un projet bien identifié.
Celui-ci étant toujours en mouvement, cela demande de l’adaptabilité et beaucoup de travail.
La compétence technique la diversité des profils sont importants chez les coachs, mais je recherche avant tout un certain type de comportement.
Ces propos de Régis LEBRIS, Directeur du Centre d eFormation de Lorient résume parfaitement les orientations de l’éducateur en 2021.
APPARTENIR ET VIVRE AVEC DES COLLEGUES POUR S’APPRENDRE LES UNS ET LES AUTRES
ETRE UN CHERCHEUR, UN BOSSEUR ET S’ADAPTER
UN COMPORTEMENT POUR ETRE EXEMPLAIRE, ENTRAINANT, AVOIR DE L’EMPATHIE
Le statut des éducateurs de football définit également la fonction législative de l’éducateur:
Tout éducateur ou entraîneur de football a pour tâche la préparation à l pratiqué du football à tous les niveaux et sous tous ses aspects:
préparation physique
formation et entraînement technique et tactique
éducation morale et sociale du joueur
organisation des entraînements
planification des entraînements
conduite des entraînements
composition d’équipe
direction d’équipe
Il doit également, en servant d’exemple, veiller à l abonne tenue des joueurs sur le terrain et hors du terrain.
« Le comité exécutif de la Fédération Française de Football a acté la mise en place d’un plan de soutien matériel d’un montant total de 15 millions d’euros à destination des clubs amateurs, afin de les soutenir dans leur reprise d’activités lors du démarrage de la saison 2021- 22 », annonce la FFF (Fédération Française de Football) le 11/05/2021.
« Ce plan d’aides, porté avec la Ligue du Football Amateur, sera destiné aux 13 000 clubs amateurs », indique la Fédération.
La fourniture de ces équipements se déroulera de la manière suivante, explique la FFF : • « Distribution de bons d’achat aux clubs amateurs qui disposent d’une école de football d’une valeur de 500 à 5 000 euros par club, en fonction du nombre de licencié(e)s, utilisables directement sur la plateforme footamateur.fff.fr. Ces bons seront distribués et activés en juin 2021. • Distribution de dotations Nike gratuites destinées à tous les autres clubs amateurs. • Facilité et rapidité de livraisons à domicile ou en points relais à partir de juillet 2021. »
« Cette aide vient conforter le plan de solidarité déjà mis en place en juin 2020 (30 M€) et le budget consacré au football amateur (86 M€) pour la saison 2021-22 que la FFF (Fédération Française de Football) a maintenu en dépit du contexte de crise sanitaire et de ses conséquences économiques », déclare la Fédération Fran‐ çaise de Football le 11/05/2021.
• Création : 07/04/1919 • Produits de l’exercice 2019-20 : 234,7 M€ (contre 304,8 M€ en 2018-19 / 265,1 M€ hors recettes exceptionnelles : Coupe du monde 2018, Coupe du monde féminine 2019 et Euro Espoirs) • Charges 2019-20 : 234,3 M€ (contre 304,3 M€ en 2018-19 / 263,7 M€ hors charges exceptionnelles) • Résultat net 2019-20 : 441 000 euros (contre 524 000 € en 2018-19)
News Tank Football – FFF : plan de soutien de 15 millions d’euros en équipements à destination des 13 000 clubs amateurs
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Personnaliser
Membres de droit du comité exécutif : • Président de la Ligue de Football Professionnel : Vincent Labrune (depuis le 10/09/2020) • Président de la Ligue de Football Amateur : Vincent Nolorgues (depuis le 30/04/2021)
Équipementier : • Nike : depuis 2011-12, jusqu’en 2025-26
Partenaires majeurs : • Crédit Agricole (banque) : depuis 1974, jusqu’en juin 2023, estimé entre 8 et 10 M€ par saison • EDF (énergie) : 2014-2023 • Orange (opérateur de télécommunications) : à partir de mai 2018, jusqu’en 2022 • PMU (paris hippiques et sportifs) : depuis 2010, jusqu’en 2021-22, estimé entre 8 et 9 M€ par saison • Volkswagen (constructeur automobile) : depuis le 01/08/2014, jusqu’au 30/06/2023, estimé à 5,5 M€ par an sur la période 2014-2018
Partenaires officiels : • Coca-Cola (boissons) : depuis 1997, jusqu’en juin 2023, estimé à 2 M€ par saison sur la période 2018- 2023 • Intermarché (grande distribution) : équipes de France, Coupes de France masculine et féminine, football amateur, 2018-2028 • KFC (restauration rapide) : 2014-2023 • Pasquier (alimentaire) : depuis 2004, jusqu’en juin 2023 • Poulain (marque du groupe Carambar&CO, confiserie et chocolat) : 2017-2021
Fournisseurs officiels : • Belin (biscuits apéritif) : 2013-2021 • Smartwater (eau, groupe Coca-Cola) : depuis septembre 2018, jusqu’en juin 2023 • International Watch Co (horloger), depuis novembre 2018
L’Institut de Formation du Football (IFF), organisme de formation de la Fédération Française de Football, est depuis le mois de mars 2019 le Centre de Formation des Apprentis (CFA) des Métiers du Football
Les Instituts Régionaux de Formation (IR2F) deviennent Unité de Formation par apprentissage du CFA des métiers du Football et proposent le Brevet de Moniteur de Football (BMF) et le Brevet d’Entraineur de Football (BEF) par la voie de l’apprentissage. Ainsi, il est possible d’obtenir son diplôme en étant apprenti au sein de 12 UFA (Unité de Formation d’Apprentis) en 2021/2022.
LES AVANTAGES
CADRE DE L’APPRENTISSAGE
Le maitre d’apprentissage a pour mission d’accompagner l’apprenti dans sa formation et de l’encadrer dans ses missions quotidiennes en assurant la cohérence de la formation entre les enseignements et les missions confiées en entreprise. Le président du club ou un salarié de l’entreprise d’accueil peut assurer le rôle de maitre d’apprentissage.
Le tuteur a pour mission d’accompagner pédagogiquement l’apprenti. Au quotidien, il évalue le parcours de l’apprenti et lui apporte des éléments de connaissances indispensables à la pratique et l’enseignement du football lors des mises en situation. Le tuteur dipose à minima du même niveau de qualification que l’apprenti et est affecté par le responsable pédagogique de la formation à l’apprenti.
La FFF vous a proposé un webinaire sur la PERFORMANCE peut-être n’étiez vous pas disponibles pour le suivre , dans cette lette nous vous proposons de le retrouver. En cliquant sur le lien après chaque présentation vous aurez accès directement au webinaire.
Quatre experts ont partagé leurs expériences lors du deuxième Webinaire FFF de la performance, qui a réuni près de 1 000 participants.
Franck BROCHERIE, la problématique de la chaleur
Jérémy CHERADAME data scientist à la FF Rugby
Benoît DELAVAL Préparateur Physique Leeds United
Laurent BESSIERE RC LENS Construire sa cellule de PERFORMANCE
Ouvert par Hubert Fournier, le Directeur technique national, animé par Christopher Carling, responsable de la Performance à la FFF, ce deuxième Webinaire de la Performance a réuni quatre experts sur quatre thématiques liées à la performance et à la préparation physique. Plus de 850 personnes ont assisté à cette session organisée par la FFF le 30 mars 2021.
FOOTBALL ET CHALEUR, QUELS LEVIERS POUR PERFORMER ?
L’Équipe de France Espoirs aux Jeux olympiques à Tokyo cet été, la prochaine Coupe du monde au Qatar pour les Bleus font partie des exemples parmi d’autres où la problématique de la chaleur peut altérer la performance. Franck Brocherie, chercheur à l’INSEP en physiologie appliquée au sport de haut niveau, a expliqué comment « le stress thermique impacte la performance en football, moins sur les sprints que sur les efforts répétés, intermittents et prolongés ». Mais des solutions existent : acclimatation par des séances spécifiques avant et après le départ et des « stratégies de refroidissement » (hydratation, échauffements adaptés…).
Jérémy Chéradame, data scientist à la Fédération Française de Rugby, est revenu sur la fonction devenue essentielle aujourd’hui pour analyser le jeu, les performances de son équipe, des adversaires, les exigences physiques de chaque poste, la charge de travail des joueurs, la prévention des blessures…
Benoît Delaval, préparateur physique dans le staff de Leeds United, a livré son expérience en Premier League anglaise. « L’une des principales différences tient à la mentalité et à la culture propres aux deux pays, avec des joueurs s’investissant de façons différentes », relève l’ancien préparateur physique du LOSC Lille. Ainsi, l’heure de programmation des matches l’après-midi ou le soir impose des contraintes différentes aux organismes lors de la préparation et de la récupération.
« Seul, on peut aller vite, mais ensemble, on va plus loin ». Ce credo, Laurent Bessière l’a appliqué de 2012 à 2020 au Stade de Reims et depuis juin 2020 au RC Lens comme responsable de la performance. « Les staffs s’étoffent, l’objectif est de s’entourer de différents spécialistes pour faire gagner du temps aux décideurs, optimiser la performance en compétition, la gestion des blessés, accompagner les joueurs issus de la formation ou les futurs potentiels repérés… ».
Il s’agit de « construire un collectif autour d’une vision commune en s’appuyant sur des compétences diverses et l’expertise de chacun ».
Merci d’avoir accepté de répondre aux questions de l’AEF92 pour dresser le portrait de l’éducateur que tu es.
QUI ES TU ?
Comment es-tu arrivé dans un club de Football ?
J’ai été longtemps inspiré par le manga Olive et Tom.
A partir de ça J’ai décidé de jouer au football à l’âge de 12 ans au football club d’Asnieres, en tant que Gardien de but.
Quelle a été ta carrière de joueur ?
Une carrière au Niveau départemental. De -13 ans jusqu’à Senior.
Quel est ton parcours d’éducateur ?
Je suis devenu éducateur en 2008. J’ai ensuite obtenu mon initiateur 1 et mon CFF2. J’ai encadré des équipes de U10 à U17. Ensuite, j’ai pu devenir salarié au club grâce au dispositif un Club un Emploi en 2013. A partir de là j’ai pris des fonctions plus importante (responsable école de foot, responsable préformation, Directeur technique). Durant cette période j’ai obtenu mon BPJEPS Sport Co et mon BMF. Tout ce parcours a été réalisé au FC Asnières.
En 2020, J’ai rejoint ACCS Futsal en tant que référent académique afin de développer la pratique du futsal chez les plus jeunes.
Tu as aussi un métier dans le domaine de la formation peux-tu nous en parler ?
Je suis actuellement Coordinateur du pole Parcours à EDUCATERRA (organisme de formation), je suis à la charge de différents dispositifs régionaux qui accompagnent les jeunes ou les moins jeunes sur une préformation qui va leur permettre de consolider leur projet professionnel dans les métiers du sport et de l’animation. Nous accompagnons notamment ces publics dans d’autres métiers mais toujours en utilisant le sport comme un levier d’insertion.
As-tu des personnes qui ont marqué ta formation d’éducateur de Football ?
Deux personnes ont réellement marqué ma formation d’éducateur de football, je veux parler de Jean Lima qui a été mon éducateur pendant 8 ans. Et enfin une rencontre sur les terrains, Serge Gnahore le fondateur de GD football qui m’a imprégné de sa pédagogie. Enfin, il y a eu les formations au district ou trois personnes m’ont longtemps accompagné, , Romuald Hamon, Florien Bechon et Fabien Roulier.
Quel est le meilleur souvenir dont tu peux nous faire part ?
Je parlerai plutôt de période, la génération 2002 (que j’ai accompagné durant toute leur préformation U13 à U15) où je ne garde que des souvenirs exceptionnelles (tournoi en Espagne, Championnat etc…)
Pour toi le bonheur au football c’est quoi ?
La cohésion et les différents liens qu’on peut créer avec son équipe
Une journée de travail réussi c’est quoi ?
Avoir fait le maximum pour atteindre ses objectifs
CREATION D’UN NOUVEAU CLUB ACADEMIE CLUB ASNIERES
Pourquoi parles-tu du football au service de l’éducation de l’enfant ?
Parce que les enfants ont besoin de divers piliers pour parfaire leur éducation, et chacun de ses piliers a son propre rôle : il y a les parents bien sûr, l’école, qui sont les deux fondamentaux. L’activité extra-scolaire, ici le sport, est le 3ème pilier. Mes années en tant qu’éducateur m’ont fait prendre conscience du rôle que nous avons auprès des jeunes. Nous devons profiter des moments que nous passons avec eux dans la semaine pour leur transmettre plus que du football. Et d’ailleurs c’est ça qui fera qu’ils seront ensuite meilleurs en foot, car ils auront plus de recul, ils auront une vision plus globale.
Le concept de l’Académie c’est quoi ?
C’est une pédagogie. Une pédagogie d’apprentissage globale fondée sur l’autonomisation de l’enfant. L’idée c’est d’ouvrir leurs perspectives avec des méthodes innovantes, du football élargi (c.a.d toutes les formes de football), et un travail de responsabilisation de l’enfant.
Au sein de la section loisir, nous intégrons un pôle foot Handicap, avec Cecifoot… Nous voulons en effet à la fois permettre aux enfants en situation de handicap d’accéder à la pratique du football, mais aussi favoriser les rencontres et les échanges. La pratique du cécifoot est par exemple très formatrice pour tous les enfants (équilibre, maitrise, concentration).
Quels sont tes partenariats pour mener à bien ce beau projet ?
Tout ça est encore en cours, mais nous sommes très fiers de travailler avec L’institut Baguer (sourds et muets). Ils nous ont fait confiance dès la première heure et nous ont permis de faire avancer le projet.
Nous voulons étendre notre stratégie de partenariat au tissu associatif asniérois.
Comme je vous l’ai dit, la pédagogie ACA c’est l’ouverture. L’ouverture passe par la découverte d’autres sports, en partenariat avec les associations sportives. Et ça passe aussi par la participation à des actions citoyennes, sociales et humanitaires.
De nombreux partenaires nous accompagnent sur ce projet : ACCS FUTSAL, VAGABOND CREW, URBAN SOCCER,
Les liens avec d’autres sports aussi ?
En effet, L’ACA est sensible au partage de pratique. Nous sommes convaincus que beaucoup de sport permettent le développement d’aptitudes motrices essentielles au football. Nous sommes actuellement en discussion avec le club de hockey sur gazon et le club de Tennis d’Asnières sur Seine.
Comment l’AEF 92 pourrait-il être aussi un partenaire ?
L’AEF peut apporter de la visibilité. Elle peut devenir un partenaire qui va notamment faciliter le sourcing des futurs adhérents de l’ACA.
Quelles initiatives avez-vous eu pendant les confinements. ?
Durant le troisième confinement, nous avons pu proposer une séance football en gymnase pour les jeunes en situation de handicap sensoriel de l’institut Baguer.
L’ENTRAINEMENT
Le FC ASNIERES a été ton club Comment préparais-tu tes entraînements ?
Tout d’abord je profite de cette tribune pour remercier deux personnes qui m’ont accompagné au FC Asnières en la personne d’Alain Martinez et Djamel Guechi .
Lorsque j’ai été au Fc Asnières je suivais de façon assez stricte ma planification annuelle pour préparé mes séances.
Avez-vous du matériel spécifique aux pratiques proposées ?
A l’académie Club d’Asnières notre matériel pédagogique est très varié.
Nous proposons une initiation à la Sensei Ball outil très efficace pour l’apprentissage des bases techniques (3000 Ballons par Heure) ainsi que la motricité et la coordination collectif.
Vous retrouvez notamment à l’ACA des outils tel tchouk ball, Golf Foot, Futnet autant de matériel pédagogique utile pour stimuler nos joueurs au plaisir de jouer.
Dans le pôle handicap nous proposons du Cecifoot qui impose un équipement particulier.
Les joueurs « valides » sont-ils bien préparés à partager avec « les moins valides » ? Comment ?
C’est toute la démarche de l’ ACA , quelles sont les valeurs que nous aimerions véhiculé à nos enfants ? Doit-on les orienter vers une éducation individualiste ou plutôt collective. L’idée est notamment sur notre projet éducatif, de créer de l’inclusion et de la solidarité entre les deux publics. Et cela passera sur des échanges de pratique.
Comment choisis-tu tes jeunes éducateurs ?
J’estime qu’un jeune éducateur doit avoir une licence joueur (peu importe le niveau) et qu’il puisse avoir une expérience footballistique.
Comment vivez-vous les entraînements avec le « sans contact » ?
Avec un peu d’imagination tout est adaptable, une façon aussi d’insister un peu plus sur de la technique individuelle. La Sensei Ball est un outil très utile durant la période de confinement.
Quel est le procédé que tu préfères utiliser et Pourquoi ?
Situation car elle est un procédé réaliste à la phase de jeu et permet de répondre aux difficultés rencontrées lors d’un match.
Le travail des apprentissages techniques demande une réelle méthode pédagogique, quelle est ta méthode ?
Notre méthode pédagogique est basée sur la motivation. Nous estimons qu’elle est le premier sentiment à la progression d’un enfant. Cette motivation qui se renforce par le plaisir de jouer.
L’ACA veut combattre toutes les dérives que nous retrouvons dans le football, notamment de la compétition néfaste chez les plus jeunes.
Y a t il des âges avec lesquels tu préfères travailler ?
Les Pré-Ados 12-14 ans
Quelle est la part faite au public féminin ?
Nous favorisons la féminisation à l’ACA par une pratique mixte nous estimons que de 6 à 12 ans la mixité à des atouts positifs sur le développement des enfants.
Comment le PEF trouve-t-il sa place dans votre projet de formation du jeune joueur ?
Le PEF a un rôle central dans notre projet, il s’insère totalement sur notre programmation annuelle. Sur le programme nous avons deux parrains (Samir Djabali journaliste sportif et Ayoub Marceau Comédien) qui contribue à l’évolution de nos projets éducatifs et culturels
Y a-t-il un projet spécial avec PARIS 2024, les jeux paralympiques ?
Actuellement nous sommes concentrés sur le projet ACA. Mais il est sûr que sur le moyen terme, l’ACA deviendra un des acteurs d’un projet spécifique autour des jeux paralympiques.
Les « Special Olympics » (sport adapté) est en cours de développement. Le handicap doit être intégré, as-tu des exemples ?
Sur le Sport adapté on peut retrouver le foot 5 pour les personnes en situation d’handicap mental, plus précisément souffrant de trisomie 21.
LE DISTRICT
Quelles sont tes fonctions au sein du District 92 ?
Au district 92, je suis membre de la commission du football Animation.
LES EDUCATEURS ET L’AEF 92
L’AEF 92 souhaite rencontrer les éducateurs et éducatrices de terrain, ceux qui sont régulièrement au contact des jeunes joueurs, que penses tu avoir besoin en priorité pour être aidé dans ton engagement ?
Je penses que l’AEF 92 par sa communication peut sensibiliser les éducateurs sur la notion de handicap et pourquoi pas créer des actions pratiques sur des ateliers liés à le handicap.
Rencontrer des personnalités du Football est-il un moment que tu apprécierais ?
Bien sûr, pour récupérer quelques autographes LOL !!!
Assister à des séances-types adaptées à une catégorie, suivi d’échanges sur les problématiques de la catégorie te semble-t-il intéressant ?
Oui, ces échanges d’expériences permettent de consolider ces acquis mais apporter des points améliorations sur nos contenus.
La découverte de clubs pros est aussi un programme que nous reprenons, penses-tu que cela soit une source d’intérêt pour eux ?
Oui, La découverte de club pros, permet de découvrir une organisation de travail et de trouver des sources d’inspiration pour le développement du football amateur.
Une proposition d’action originale pour l’AEF 92 en lien avec ton club?
Il serait intéressant de proposer des animations et des ateliers pratiques du sport handicap aux éducateurs de l’AEF (Cecifoot – foot mal marchants, EFFA FOOT etc). L’ACA se fera un plaisir de vous recevoir 😊.
Quelle question aurais-tu voulu que nous te posions ? et ta réponse à celle-ci ?
Pourquoi avoir créé l’académie Club d’Asnières ?
Tout simplement la volonté de créer un projet collectif avec des amis passionnés qui partagent la même vision que vous. Car comme dit le proverbe « les projets des uns font la réussite de tous » .
Merci Soufiane de tes réponses et maintenant nous allons te demander de nous dire ce que tu préfères entre les sujets suivants :
EXERCICE ou SITUATION
TECHNIQUE ou PHYSIQUE
MER ou MONTAGNE
EQUITATION OU CANOE
THEATRE ou CINEMA
VIANDE ou POISSON
SUSHI OU COUSCOUS
ASTERIX ou LUCKY LUKE
BEYONCE ou CELINE DION
CORINNE DIACRE OU DIDIER DESCHAMPS
MEGAN RAPINOE OU WENDY RENARD
PARIS SG OU OLYMPIQUE DE MARSEILLE
ZIDANE ou MESSI
NADAL ou FEDERER
COLUCHE ou DEBOUZZE
AVION ou TRAIN
JEUX OLYMPIQUES ETE ou TOUR DE FRANCE
LE TOMBEAU DES LUCIOLES
Ton film préféré : Le tombeau des Lucioles
Un livre favori : La Perle de John Steinbeck
Ton plat culinaire préféré : Tajine marocain
Le coach qui t’inspire le plus : Bielsa
L’équipe qui t’a enthousiasmé : Juventus
Le match de ta VIE : France Espagne Coupe du Monde 2006 « vas-y mon petit » Jean Michel Larqué.
Si tu étais un animal : Une panthère…. Comme l’ACA
Merci beaucoup Soufiane pour cette présentation et ta disponibilité.
L’AEF a été informé, par des clubs, par des parents des processus de communication des joueurs, des informations d’absences d’assurance, de couleur de maillots différents des clubs, mais de la tenue de rencontres amicales, notre rôle n’est pas à de la délation, mais de mettre les éducateurs face à leurs responsabilités. Proposer aujourd’hui des rencontres en U12, U13 et au delà est interdit. Les plateaux d’animation sont autorisés dans le respect des protocoles.
Ne baissez pas la garde, NOUS RELAYONS LE COMMUNIQUE DE LA LIGUE DE PARIS
La Ligue a été informée de l’organisation par certains clubs d’une pratique « normale » du football, à savoir une pratique avec contact sous la forme d’oppositions internes et/ou de matchs amicaux interclubs.
Si notre football est, par nature, une pratique avec contact, la période de crise sanitaire que nous traversons depuis de longs mois a nécessité des ajustements dans de nombreux domaines, ce que les composantes de notre football ont bien compris, faisant ainsi preuve d’une grande capacité d’adaptation pour participer à l’effort national dans la lutte contre la pandémie de COVID-19 et proposer aux licenciés de nouvelles pratiques et des entraînements adaptés afin de préserver leur épanouissement et de les fidéliser.
Si les comportements déviants ne sont fort heureusement pas majoritaires, il nous paraît néanmoins utile de vous rappeler que :
. Il ressort des décisions sanitaires pour le sport, applicables depuis le 28 Novembre 2020 et publiées sur les sites de la Ligue et ses Districts notamment, que seule une pratique sportive encadrée sans contact peut être organisée au sein des clubs affiliés pour les publics non prioritaires, ce qui, de fait, exclut l’organisation d’oppositions internes et/ou de matchs amicaux interclubs pour ces publics ;
. Au-delà du fait qu’ils font preuve d’un évident manque de civisme, les organisateurs de cette pratique avec contact engagent leur responsabilité (civile et pénale) en cas d’accident survenant dans ces circonstances qui sont donc totalement proscrites en cette période de crise sanitaire ;
. L’assurance licence ne saurait en aucun cas prendre en charge un sinistre survenant lors de ces oppositions internes et/ou matchs amicaux interclubs.
Nous savons les Président(es), garant(es) du respect des règles au sein de leur association, sensibles à cette problématique et les invitons à intervenir, si nécessaire, auprès de leurs éducateurs et dirigeants afin de s’assurer du respect des décisions gouvernementales en matière sanitaire au sein de leur club.
Il en va du respect des lois comme de la préservation de la santé de chacun, notre bien commun le plus cher. Nous comptons sur votre pleine et entière collaboration.
Pour G. Houllier, il est nécessaire d’être simple direct authentique et surtout être collectif. La causerie doit être pour l’ensemble des joueurs et non centré sur un joueur.
Structure des propos
1 / parler du contexte du match
2 / donner la composition de l’équipe
3 / Dire ce que l’on attend des joueurs
4 / les principes tactiques généraux
5 / finir pour toucher l’émotion, l’affectif. Les derniers comptent
Surprendre / interpeller : Il est important de se renouveler, de varier par un angle, un ton, des mots, des approches différentes
Evitez d’arriver avec un papier et lire. Il est préférable de préparer une « trame » avec les mots clés sur lesquels vous pourrez vous appuyer.
Donner confiance : confiance en soi, confiance en son coach, confiance envers ses coéquipiers en étant positif. Dire plutôt « on joue en avançant plutôt que « ne reculez pas ». Evitez les termes « j’essaye », « je peux ». G. Houllier ne parlait pas des adversaires dans des termes critiques ou revanchard. Il orientait toujours ses causeries « pour » son équipe plutôt que « contre » les adversaires.